Level Up | 레벨업 / 신작 (2019)

Une comédie ni mauvaise ni marquante
12 épisodes de 60 minutes

Lui (Sung Hoon) est un super gestionnaire qui va passer quelques semaines / mois dans les entreprises au bord de la faillite pour les sauver1. Elle (Han Bo-reum) travaille dans une entreprise de jeux vidéo qui risque de fermer. Ils se croisent par hasard (avec malentendus à la clé) avant que Lui ne vienne sauver l’entreprise d’Elle (forcément).

Je suis ennuyé car je n’ai pas grand chose à en dire.
C’est une comédie romantique qui se laisse regarder. Lui est un personnage rigide, probablement neuroatypique, qui a des difficultés dans les interactions sociales. Il est poursuivi par une femme un peu mesquine et puis finalement ça va.
Elle n’est pas… marquante ? Elle n’est pas sotte, ne se laisse pas faire… mais, en vrai, elle n’a pas un charme particulier rien qu’à elle. Elle est poursuivi par un gentil garçon, mignon, mais pas ouf.
Il y a les Méchants sous les traits de la grosse entreprise qui veut dominer le marché.

Le « charme » que je retiens, c’est que Lui déménage les locaux de l’entreprise au milieu du calme / à la campagne (mais qui a quand même des transports faciles jusqu’à Séoul).

A noter qu’elle est tagué Romance ou Comédie romantique, mais qu’il n’y a pas vraiment de romance…

  1. Est-ce que ça existe vraiment ??? ↩︎

Love O2O (série) | 微微一笑很倾城 (2016)

C’est l’histoire de la princesse Grenouille, plongée dans l’eau tiède, qui passe à la casserole…
30 épisodes de 40+ minutes
Réalisateurices : Lin Yu Fen 林玉芬, Guo Hu 郭虎

Yang Yang as Xiao Nai, rusé et lubrique

Dimanche, je vous racontais pourquoi je m’étais lancé dans la série Love O2O que j’ai finie hier soir. Et j’ai plein de choses qui me viennent en tête !
(Je dois dire que c’est sans doute une des séries où je suis particulièrement en désaccord avec les avis que je lis ici ou là et qui me semblent passer à côté de l’histoire…)

Tandis que je regardais la série, je me disais qu’elle ne collait pas avec le film que j’avais vu, même s’il y avait un fort déjà-vu sur pas mal de scènes, et par acquis de conscience, avant de rédiger ce billet, j’ai donc revisionné le film ce soir.
C’est donc la même histoire avec quasi les mêmes persos et des répliques communes… et pas du tout la même histoire.

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Toi aussi, tu as des plaisirs coupables ?

Il y a quelques temps, j’ai regardé le film Love O2O.
J’ai bien aimé… en partie parce que les MMORPG me manquent.
— Ben, pourquoi tu n’y joues pas ?
— A chaque fois que j’ai rejoint un MMORPG, c’était parce que des copines, de la famille… y jouaient.
Ne me jugez pas, je suis dans la team qui a du mal à aller seul au resto ou au ciné. Rejoindre un MMORPG sans y rejoindre quelqu’un, ben… je ne franchis pas le pas.
Bref, le film était court et comblait un petit manque, mais, quand j’ai vu qu’il y avait une version série de 30 épisodes, j’ai eu une petite moue circonspecte…

En finissant Fireworks of My Heart sur Viki, j’ai regardé la fiche des deux acteurices principaux pour voir dans quoi ils avaient joué sinon (et qui était dispo sur la plateforme).
Côté Wang Chu Ran, j’ai déjà vu l’excellent Are You the One et je me souviens avoir vu également Have a Crush On You (pas chroniqué).
Et, là, je vois que Yang Yang joue le personnage principal de la série Love O2O. (Et je ne le reconnaissais pas dans l’image d’entête !)

Alors, après une longue hésitation, j’ai cliqué hier soir et vu le premier épisode.
Qui est… hum… terrible1. Les images, les doublages, le manque de réalisme de l’environnement…
— Et ensuite ?
— J’ai eu une migraine ophtalmique2 au début du 2e épisode donc je n’avais d’autre choix que d’aller me coucher !

Ce matin, j’ai regardé le 2e épisode parce que ça m’agaçait de m’être arrêté au début… et j’ai réalisé que j’aimais bien les voir jouer aux MMORPG.
Voilà, je ne sais pas si je vais tout regarder3 et, pour l’instant, c’est vraiment le même scénario que le film, mais j’avoue que c’est agréable de voir des gens juste faire ce qu’on aime bien !
(Oui, c’est pour ça que je craque toujours quand un personnage principal est écrivain-like !)

  1. Version négative de l’adjectif, s’il y a un doute… ↩︎
  2. Je déteste tellement ça : t’as pas mal, mais tu n’y vois plus rien !!! ↩︎
  3. Réponse dans quelques jours, si vous voyez une chronique dédiée apparaitre. ↩︎

You Are My Glory | 你是我的荣耀 (2021)

Une fluffy romance autour des métiers-passions, avec un héros qui évolue pour son plus grand bien, pleine de respect
32 épisodes de 30+ minutes

Ils étaient dans la même classe au lycée où Lui (Yang Yang) était un très brillant élève. Elle (Dilraba Dilmurat) lui a déclaré sa flamme, mais il l’a rejetée car il l’a estimée « pas assez intelligente » (i.e. pas assez bien classée).
Comme il en rêvait, il travaille désormais dans l’aérospatiale, mais il traverse une période de doute car le salaire est faible et les horaires fous. Pensant à démissionner pour aller travailler dans la finance, où réussissent ses camarades d’université, son chef lui accorde un congé d’un mois pour qu’il réfléchisse.

Elle, devenue une actrice reconnue, est l’ambassadrice d’un jeu vidéo (un MOBA), mais la rumeur circule qu’elle ne sait pas jouer et l’entreprise organise un tournoi dans un mois, où elle sera la joueuse vedette. Et, effectivement, si elle aime jouer, ses performances sont mauvaises donc, avec le sérieux qui la caractérise, elle décide de s’entrainer dur pour ne pas se ridiculiser.

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Falling Into Your Smile | 你微笑时很美 (2021)

L’histoire d’une joueuse d’e-sport qui débarque dans un milieu 100 % masculin, sympa si on aime les séries-hobby

31 épisodes de 40+ minutes
Disponible sur Viki sous-titré en français

Elle (Cheng Xiao) vient de finir ses études et est diplômée, mais elle est également joueuse d’un MOBA (Onmyoji Arena) au sein duquel est la meilleure sur un personnage en particulier. C’est comme ça qu’elle est repérée et recrutée par une équipe de joueurs professionnels.
Le fil de l’intrigue est tout simple : on va suivre une équipe pendant le championnat national.
5 titulaires et 1 remplaçant vivent et s’entrainent dans une immense maison, au milieu d’un équipement de pointe.
Dans une maison voisine s’entraine l’équipe du petit ami d’Elle2, la meilleure amie d’Elle, et d’un joueur coréen venu en Chine pour affronter son rival, Lui (Xu Kai), le beau capitaine de l’équipe d’Elle.

Les difficultés vont venir du fait qu’Elle est la première professionnelle du milieu : on va scruter ses performances, des fans de Lui vont l’accuser d’être venue pour séduire les joueurs, Elle va attirer plusieurs hommes, dont des sympas, mais aussi des relous.
De façon plus large, la série va également aborder l’idée que le public peut avoir une image négative de l’e-sport.

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Love O2O (film) | 微微一笑很倾城 (2016)

Une fluffy romance pour déclarer son amour aux MMORPG

Disponible sur Viki sous-titré en français
103 minutes

Deux étudiants en informatique aiment jouer, notamment à un MMORPG où Lui (Jing Bo Ran) est 1er du classement PvP de son serveur tandis qu’Elle (Angelababy) est 7e. Lorsque le mari d’Elle (en jeu) l’abandonne sans état d’âme, Lui lui propose le mariage avant une compétition « couple » en lui expliquant qu’elle est la seule fille aussi haut classée du serveur. En réalité, il l’a repérée au cyber café et elle est pleine de qualités.

On est dans de la fluffy romance.
Il y a bien quelques aspérités :
l’ex-mari d’Elle en jeu n’est pas un maitre de guilde correct
et Lui, qui a fondé sa propre entreprise de conception de jeu vidéo avec ses amis, tombe sur un client malhonnête,
mais ces aspects négatifs prennent peu de place et sont aisément résolus.

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World of Warcraft vs FarmVille ?

De sa période juillettiste loin du net, ma Grande a ramené de vrais magazines, avec du papier et des pages qu’on doit tourner. Du coup, je me suis installée pour feuilleter le numéro du 20 juillet de Canard PC, une revue consacrée aux jeux vidéo PC.
Comme vous le savez peut-être (ou pas), je suis ce qu’on qualifie de joueuse casual (i.e. joueuse à petite consommation).
Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis rarement fan de quelque chose : si j’ai des amis qui dévorent des tonnes de livres ou d’autres qui jouent de longues heures ou… pour ma part, j’aime jouer un peu, lire un peu, regarder la télé un peu… Puis, tout simplement, je n’ai plus 20 ans, âge auquel, je l’avoue, je m’éclatais sur un vieil Amiga 500.
Bref, je joue un peu dans une maison contenant sa bonne dose de titres pour une Grande qui, elle, est une vraie gameuse 😉
Hormis World of Warcraft, dont j’apprécie l’univers arcanepunk et dans lequel j’ai trouvé une guilde qui ne me regarde pas de travers malgré mes faibles performances, je peux aussi m’amuser de jeux comme les Sims 3 ou… Le seul genre auquel je sois hermétique, je crois, c’est quand il faut tirer sur des bonshommes à coup de mitraillette. Transpercer l’ennemi de mon épée pour sauver une relique, ça me va. Mais faire la guerre, non.
Mais, à côté de ces jeux vidéo traditionnels, je joue aussi à… FarmVille, Treasure Isle…
Tout ça pour en revenir au numéro de Canard PC que je parcourais tantôt. Un article y est consacré aux jeux sociaux via FaceBook qui, d’une certaine façon, nuisent aux vrais jeux. D’une manière toute bête : si un jeu social, torché en quelques mois, rapporte plus qu’un jeu complexe, quel est l’avenir des jeux complexes et, surtout, les sociétés commerciales continueront-elles à investir dedans ?
Perso, je pense surtout que le problème est mal posé…
Quand on regarde le monde du livre ou du film, il y a bien, cohabitant sur le marché, des oeuvres perfectionnées destinées aux connaisseurs et des oeuvres grand public, souvent plus « accessibles » (on va dire).
Petit retour dans le passé…
Quand j’étais enfant, c’était l’époque des albums Panini. Pour des raisons que j’ai oubliées (je n’avais peut-être pas demandé ou c’était trop cher pour ce que c’était), je n’en avais pas et cela me manquait car, dans la cour de récré, je n’avais rien à échanger avec mes petits camarades.
Aujourd’hui, au boulot (dans la cour de récré ?)… je ne peux pas raconter que, hier soir, dans WoW, j’ai eu une nouvelle hache magnifique. Par contre, je peux dire que j’ai trouvé un nouveau cochon rose dans FarmVille. Parce que le « social » de « jeu social » n’est pas seulement à prendre dans le sens que nos voisins de ferme sont aussi nos amis réels. C’est un jeu qui passe bien dans la société, auprès des… non-joueurs.
S’il n’y a pas de stratégie ni rien qui donne un peu de peps, on y fait des collections (comme avec les albums). Un nouvel animal apparaît et tout le monde se précipite pour l’avoir.
Tout ça pour dire que les jeux vidéo complexes ne sont pas comparables aux jeux sociaux, parce que ce n’est ni le même public ni les mêmes besoins. Quand je rentre du travail, crevée, non, je n’ai pas la force d’aller mener à bien une quête ou quoique ce soit de complexe. Mais je peux me détendre en faisant mes récoltes et en envoyant des cadeaux.
Même si vendre des pommes rapporte plus que de vendre des kiwis, on continue à pouvoir acheter des kiwis. De la même manière, si les bénéfices générés par FarmVille peuvent faire pleurer d’autres sociétés conceptrices de jeux, il y a toujours le marché des vrais gamers.
Au fond, cet article (de Canard PC, oui oui, c’est le fil conducteur de ce billet) me fait un peu penser à un nouvelliste de SF qui se plaindrait que Musso ou Levy génèrent plus de profits. FarmVille s’adresse à plus de gens. Point. C’est un fait. Pas parce que c’est plus moche ou moins complexe, mais parce que tout le monde n’est pas gamer (bon, yep, je pourrais écrire « joueur », mais joueur est trop générique).
Alors… il en faut pour tous les goûts. Si les concepteurs de jeux sont trop accros au fric et que ça les démoralise, attendons une nouvelle génération qui retrouvera le plaisir de créer des jeux complexes et passionnants.