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Elle a réglé le radio-réveil sur cinq heures. C’est certes un peu tôt, mais ce n’est pas non plus une journée comme les autres. La première chose, c’est la douche. Elle y reste un long moment, comme si c’était la dernière avant longtemps. Elle se shampouine, sent avec une pointe de regret les divers gels douche parmi lesquels, chaque matin, elle s’amusait à choisir.
Ensuite, c’est le cappuccino, élaboré avec cette machine qui a coûté bien trop cher, et un assortiment qu’elle a acheté hier soir avant de rentrer, pour l’occasion : des scones qu’elle va copieusement tartiner de beurre et confiture, deux jolis muffins (un au chocolat et l’autre aux myrtilles), un minuscule brownie, terriblement fondant, deux croissants.
Elle prend son temps, le jour n’est pas encore levé, et, par habitude, elle débarrasse ensuite la table et met tout au lave-vaisselle, même si elle sait bien qu’elle ne le lancera pas. Puis elle s’habille : un jeans parce qu’il n’y a décidément pas vêtement plus pratique, un T-shirt qu’elle a toujours adoré et sur lequel un ours en peluche rebelle brandit un énorme fusil. Elle chausse ses DocMartens.
Elle ouvre les volets sur une nuit claire. Il n’y a pas un nuage et, sur la façade du bâtiment qui lui fait face, des pièces commencent à s’éclairer. Le travailleur prend son petit déjeuner avant d’attaquer sa longue journée.



