J’ai un intérêt spécifique : la cohérence narrative.
Même si je ne peux pas mentir et que je n’aime pas la malhonnêteté, je peux comprendre la filouterie, dans le sens que son auteurice peut l’estimer nécessaire en mettant en place des mensonges qui sont au service de son propos narratif.
Imaginons que j’ai un pote que je sais marié et dont je connais le visage de sa femme1. Un jour, comme dans une série télé, j’ouvre la porte d’une chambre et je le trouve au lit avec une autre personne (que l’épouse identifiée).
S’il m’explique que, pour lui, l’amour (qu’il porte à sa femme) est disjoint du sexe (qu’il partage avec des tas de gens), étant donné que la vie privée des autres ne me regarde pas, je vais dire : OK, bien.
Par contre, s’il commence à me baratiner que ce n’est pas ce que je crois, que je n’ai pas vu ce que j’ai vu… je vais péter un câble. Parce que sa vie privée ne me regarde pas, mais ça me regarde si tu me racontes des histoires contraires aux faits que j’ai observés.






