Pendant de nombreuses années, j’ai vécu dans un cercle (celui de l’imaginaire — j’en fais toujours partie, hein) où l’auto-édition était mal considérée. J’ai toujours trouvé ça… stupide ? mais, quand t’es pas nombreux dans un camp, parfois… tu gardes ton opinion pour toi1.
On ne devait pas s’auto-éditer et, si on était éditeur (ce qui est mon cas), on ne devait pas s’éditer soi-même.
Surtout si on était une femme peut-être en fait… parce que, finalement, je me demande si ce ne sont pas que des nanas qui se sont prises une sauce2.
C’est en partie pour ça que, lorsque j’ai sorti Femme & Imaginaire en 2000, j’ai signé ma propre nouvelle Un Rêve étrange du nom de Michelle Cendré.
C’est un petit peu inexact : j’adore utiliser des noms différents, en permanence, donc j’aurais forcément choisi l’un d’entre eux, mais, pour celui-ci, spécifiquement, je m’étais gardé de dire que c’était moi3.
Cette époque est révolue. Et c’est tant mieux.
Alors… ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : je ne pense pas que l’auto-édition ne produise que des merveilles. Comme l’édition, en fait, y’a souvent des publis catastrophiques.
Bref, maintenant, on a des jeunes femmes qui vendent des milliers d’exemplaires, en contrôlant la chaîne de bout en bout pour produire de gros bouquins jaspés.
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