Ta bouche, source de poésie et de baisers

d’où pointent les piques taquines
qui m’assassinent.
Ta bouche, ta langue pimentée
que cherche ma langue énamourée.
Tes yeux rieurs
frondeurs
douce insolence
qui m’élance.
Je devrais fuir
me protéger
ne pas subir
ne pas t’aimer.
Mais ton fouet me caresse
et aiguillonne ma tendresse.
Le regard de mes amis
posé sur ma folie
picote mon esprit.
Leur dirais-je que tu m’enchaînes
que tu m’affrontes, que tu me peines ?
Leur dirais-je que je t’entraîne
que je te prends, que je t’emmène ?
Voudraient-ils me comprendre ?
Accepterais-je de les entendre ?
Sous tes piques assassines
où se redresse mon épine
ton corps m’entraîne et me domine.
Détournez le regard
pour moi, il est trop tard,
sous le flot, je me soumets,
le prix de te baiser.

A propos Cenlivane

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