Week-end à la Japan Expo

Ainsi que je l’annonçais fin mai, j’avais prévu d’aller à la Japan Expo pour la première fois, Japan Expo qui a absorbé la Comic Con.
En introduction, je vais laisser la parole à Stéphane Gallay (et un lien vers ses photos) qui, contrairement à moi, est familier de l’évènement et en parle sur son blog.
Je reprendrais facilement son propos à mon compte : le côté « Japan Expo », j’avoue que je n’aurais pas traversé la France juste pour ça ; la Comic Con, par contre, yep, ça me parle beaucoup plus 😉
Alors : du jeu vidéo, du jeu de rôle, du manga, des costumes… Clairement, l’endroit avait toutes les raisons d’attirer la geek que je suis 😉

En me rendant à Geekopolis, un mois plus tôt, je m’étais dit que je comparerais les deux manifestations : venir à Paris pour un moment geek, OK, mais lequel ?
Clairement, si Geekopolis avait pour lui le soin apporté aux décors, à la présentation… la Japan Expo l’emporte sur
– les dates : au début des vacances scolaires, ça peut convenir à pas mal de monde ;
– le prix de l’entrée : plus grand et moins cher, ça n’est pas anodin ;
– la situation géographique.
N’étant pas du coin, je ne connaissais pas le parc des expositions de Villepinte, mais j’ai été conquise par la praticité du lieu : atterrissage à Roissy, deux stations de RER et on y est. Clairement, quand on vient de Nice (au hasard 😛 ), on peut faire ça dans la journée sans une organisation monstre et ça n’est pas rien.

Bon, je commence donc par le décor, qui est ici le gros point faible : juste un hangar démesuré et des tas et des tas de stands. Geekopolis affichait plus d’ambitions, d’envie d’immersion…

La foule, la foule, la foule…

Bref, hormis cette absence de décor…
Alors qu’il y avait une foule vraiment très impressionnante, nous n’avons pas fait la queue pour entrer et, s’il y avait de l’attente à certaines animations et des passages difficiles dans une foule pressée, pour le monde présent, ça restait quand même très convenable : la clim’ était là (heureusement, je n’ose imaginer la même situation sans) et il y avait de nombreux espaces pour se poser par terre et manger son sandwich.

La foule, donc.
J’ai été impressionnée. Ça fait sans doute petite provinciale, mais je n’avais jamais vu autant de monde. Du monde venu pour de « mauvais genres ».
Beaucoup de personnes costumées et les plus réussies étaient arrêtées par les autres qui prenaient des photos.
Plein de panneaux « free hugs »… Le geek est-il en manque d’affection ?
Et des stands à ne pas avoir le temps d’en faire le tour.

Qui n’aime pas les Lego ?

Il y avait des costumes de toute sorte (mangas, médiévaux…), des T-shirts sympas, des goodies à la pelle, des créateurs de bijoux, de costumes…
Un espace amateur avec des fanzines, beaucoup de fanzines… de mangas.
Des Youtubers, des web-séries…
Un espace jeu de rôle, un espace grandeur-nature, un espace figurines…
Des expositions.
Une convention Buffy beaucoup trop chère.

Et seulement deux éditeurs de littérature : Bragelonne et l’Homme Sans Nom.
Et je dois avouer que cette absence de la littérature m’a laissée un peu sur le c… : au milieu de cet espace gigantesque complètement dédié à l’imaginaire, où le jeu, la BD, la vidéo… pouvaient trouver leur place, la littérature n’a pas fait son nid.
On m’a dit que les stands étaient trop chers, pas assez rentables, que les visiteurs de la Japan Expo ne seraient pas intéressés… mais j’avoue que ça me laisse perplexe : si le public des littératures SFFF est quelque part, il est forcément là, au milieu de ces milliers de personnes amatrices d’imaginaire, venues sans doute d’un peu partout, avec un budget confortable.
Bref, j’imagine qu’il n’est pas évident de rivaliser avec un tel évènement et je ne peux donc que vous conseillez d’y faire un tour une année prochaine si vous ne connaissez pas (en prévoyant un petit budget costume/bijoux/goodies pour ne pas repartir les mains vides).

Notre envoyée spéciale avant d’embarquer à bord du Tardis !

Quant à la littérature, si elle ne se fait pas un nid au milieu d’autant de geeks, c’est qu’on a loupé quelque chose. Vraiment.
On se réjouit quand on capte quelques centaines de lecteurs alors qu’ils sont des milliers à rêver d’autres mondes.

(Hop, j’ajoute un lien vers l’album photo de Samantha Bailly, une autrice en dédicace 😉

A propos Cenlivane

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