Imaginales et Geekopolis : deux festivals, un seul week-end

Ce week-end (ou, plus exactement, de jeudi à dimanche), se tenait la 12ème édition des Imaginales, à Epinal (dans les Vosges, pas loin de la Sibérie 😛 ). Aux mêmes dates (samedi et dimanche), Geekopolis se lançait pour la première fois, à Paris (‘fin, à Montreuil, mais sur une ligne de métro).
Si les Imaginales sont surtout un festival littéraire (quoiqu’il y ait des jeux et des films), Geekopolis avait une ambition plus large (jeux, costumes, séries…) et moins littéraire (malgré la présence de quelques auteurs). Pour l’amateur d’imaginaire, le télescopage voulu par les Geekopolis n’en reste pas moins surprenant. Surprenant également de placer l’évènement à un mois de la Japan Expo alors qu’il semblerait que ce soit une Japan Expo en plus petit (à ce qu’on m’a dit, j’ai prévu d’aller vérifier de mes propres yeux).
Bref, l’agenda était chargé et, une fois n’est pas coutume, j’étais bien décidée à en être : deux jours aux Imaginales, un jour à Geekopolis.

Si les domaines parcourus étaient différents, les conditions également :
– les Imaginales se déroulent au bord de la Moselle, sous des chapiteaux : l’entrée est libre, le cadre propice aux piques-niques de mai (quand il ne pleut pas) ; entre tables rondes, dédicaces et flânerie, l’ambiance est celle d’un dimanche à la campagne ;
– Geekopolis se tenait dans un Palais des Congrès, idéal finalement avec ce temps gris, mais le billet d’entrée était affreusement cher : en prévente, 19 € une journée, 35 pour les deux jours et 20 pour la nuit du samedi dont le programme était alléchant.

N’ayant pas la vocation du reporter, mon billet sera loin d’être exhaustif, j’avoue que je m’attarde surtout sur les avantages/inconvénients comparés.

La vraie qualité des Imaginales, c’est d’être le rendez-vous annuel de la littérature de l’imaginaire : auteurs, éditeurs… Professionnellement, j’ai dû retrouver trois-quarts de mon carnet d’adresses et, même si les moyens modernes de communication ont changé la donne, la rencontre physique est toujours agréable et fructueuse.
Le lecteur a donc de bonnes chances de parler aux auteurs qu’il apprécie et de repartir avec une belle pile de dédicaces.
Le vrai inconvénient, c’est le lieu : Epinal n’est pas l’endroit le plus accessible depuis toutes les autres villes de la métropole. Si l’entrée est donc libre, contrairement au prix assez décourageant de Geekopolis, objectivement, si l’on compte les frais de transports, la balade n’en reste pas moins un peu chère.

Côté Geekopolis maintenant, il y avait beaucoup de choses à voir et à faire : jeux à tester, stands de costumes, de dédicaces, décors…
L’endroit était découpé par thèmes, le guide était épais avec nombre de rencontres et activités.
Pour ma part, je me suis beaucoup intéressée à la table ronde sur les webséries et j’ai même pris des notes maladroites dans la salle plongée dans le noir.

Au final, si j’avais commencé mon périple en me demandant laquelle de ces deux manifestations me convaincraient de revenir à une édition suivante, j’en suis surtout ressortie avec cette impression qu’elles ne sont tout simplement pas comparables.
Pour les Geekopolis, mon avis final va surtout dépendre de la Japan Expo : l’évènement était très bien en lui-même, mais s’il y a plus grand pour moins cher dans la même ville, à un mois d’écart…
Pour les Imaginales, cela ressemble quand même bien à la manifestation littéraire annuelle de nos genres favoris et j’avoue que, à ce titre, je regrette pour ma part le choix des invités, qui n’est pas toujours très judicieux : certains auteurs manquent à l’appel d’une manifestation avec cette ambition.

A propos Cenlivane

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