Une petite comédie romantique fantastique qui se laisse regarder sans souci 80 épisodes de 1 à 2 min. Réalisateur : You Hengha
Employée de bureau, Elle (Sun Qianxun) s’effondre au travail et se retrouve dans la peau d’Elle1, personnage secondaire d’un mini-drama, qui est éprise de Lui2, un homme riche qui sort avec elle car elle ressemble à son véritable amour, Elle2. Évidemment absolument pas en phase avec le personnage dont elle a pris la place, elle accepte néanmoins de rester la doublure de cet « amour » moyennant une très forte somme d’argent qu’elle touchera au bout d’un an / à la fin du contrat.
Une comédie romantique pas extraordinaire, mais dont les motifs me parlent trop 36 épisodes de 40+ minutes Réalisateur : Elson Chang Scénaristes : Zhu Qi et Qiu Ting
Cela fait 3 ans qu’ils ont une relation en ligne, mais ils ne se sont jamais rencontrés irl. Après avoir fini ses études (de finances, suivant le souhait de ses parents, mais pas les siens), Elle (Esther Yu) débarque à Shanghai, bien décidée à devenir éditrice dans une maison qu’elle admire beaucoup. Lui (Ding Yu Xi) est un auteur de Fantasy, qui a eu beaucoup de succès avec son premier roman, mais qui est en froid avec son père, écrivain célèbre aussi, parce que ce dernier estime qu’il n’écrit pas des choses sérieuses / historiques / à visée pédagogique. Ils se rencontrent quand Elle veut lui faire signer un contrat : parce qu’elle se confie à Lui-en ligne, le considérant comme son meilleur ami, il la reconnaît et, comme il tenait déjà beaucoup à elle, il en est immédiatement amoureux. Il va bien sûr lui cacher qu’il est le gars en ligne et, quand elle se retrouve sans logement, il lui propose d’emménager chez lui puisqu’il a une chambre libre.
LA série fantasy reine de ce début d’année 40 épisodes de 40+ minutes Réalisateur : Zeng Qing Jie 曾庆杰 Scénariste : Zou Yue 邹越
Fan Chang Yu (Tian Xi Wei) se retrouve orpheline, avec sa petite sœur à charge. Abandonnée par son fiancé, mais heureusement soutenue par les gentils voisins, M. et Mme Zhao, elle reprend le commerce de ses parents : une boucherie spécialisée dans l’abattage des porcs. Parce que la jeune femme cache un secret : elle a une force surnaturelle et le métier de bouchère ne représente aucune difficultés pour elle. Elle tombe par hasard sur un jeune homme presque mort, enfoui sous la neige, et n’a pas le cœur à l’abandonner. Elle le ramène chez elle et le soigne, persuadée qu’il s’agit d’un pauvre gars dépouillé par les bandits. Sauf que, forcément, ce n’est pas un pauvre gars. Xie Zheng (Zhang Linghe1) est un noble, puissant dirigeant d’une armée, et il profite de la situation pour se cacher de ses ennemis et reprendre des forces.
Mais Chang Yu, en tant que femme célibataire, ne peut pas hériter de ses parents / de leur maison et, lorsque son oncle paternel menace de tout lui reprendre, elle se trouve contrainte de prendre un mari matrilocal. Zheng, qui s’est rapidement épris d’elle, accepte sans difficulté le mariage nécessaire. Elle, de son côté, pense qu’il est bien trop beau (un jade précieux) pour qu’elle le mérite et qu’il finira par partir / retourner à sa vie dont elle ne connaît rien. Ils font prospérer leur commerce et Chang Yu rencontre et devient amie avec Yu Qian Qian (Snow Kong), une mère célibataire, propriétaire du grand restaurant de la ville.
Une histoire de transmigration avec une couche N+1, 3 transmigrant·es qui ne viennent pas forcément du même niveau, du drôle et du tendre 32 épisodes de 40 minutes Adaptée du roman 成何体统 de Qi Ying Jun 七英俊
C’est un Roman2 où une jeune femme du monde moderne, Elle2, transmigre dans un Roman1 qu’elle était en train de lire, dans le rôle de Xie Yong’er, concubine de l’Empereur (Wang Chu Ran) et personnage secondaire qui meurt facilement. Dans le Roman1, Yu Wanyin (Wang Chu Ran), la démoniaque concubine de l’Empereur, et son amant le Prince Duan, le frère de l’Empereur, prenaient le pouvoir. Dans le Roman2, Elle2, parce qu’elle a donc transmigré et connaît toute l’intrigue, séduit le Prince Duan qui est le héros, devient l’héroïne et Yu Wanyin perd donc son statut de FL pour celui d’une méchante qui meurt avant la fin.
Dans notre réalité, Elle est chargée de préparer en urgence l’adaptation de Roman2, qu’elle juge mauvais, et qu’elle lit en diagonale… quand elle transmigre dans le personnage de Yu Wanyin. Elle sait donc qu’Elle2 peut être une transmigrante qui détient l’aura de l’héroïne1. Il y a également un risque, se dit-Elle, qu’Elle pense venir à tort de la réalité alors qu’elle ne serait que le personnage d’un Roman3 que d’autres transmigrateurs auraient pu lire.
Une bonne histoire de vengeance au milieu des intrigues de famille et de cour avec une héroïne qui reboucle sa 1ère vie 38 épisodes de 40+ minutes et un bonus de 6 minutes
Jiang Xuening (Bai Lu) est devenue impératrice comme elle le souhaitait, après avoir utilisé les uns et trahi les autres, mais tout finit en bain de sang : Xie Wei (Zhang Linghe) et l’armée des Yan entrent dans la capitale et mettent fin à son règne. Avant de mourir, elle ne demande qu’une seule chose à Xie Wei : qu’il épargne le très honnête fonctionnaire Zhang Zhe qu’elle a pu manipuler car il était très épris d’elle. Xie Wei a une dette envers Xuening : lorsqu’elle avait 14 ans (et qu’il était jeune adulte), ils ont voyagé ensemble et elle lui a sauvé la vie pendant ce périple.
L’Écrivaine en train de rédiger ça n’est pas satisfaite. Au téléphone avec son éditeur, elle lui explique que les choix qu’il lui a imposés, d’ajouter de la cruauté pour satisfaire le marché, ont dénaturé ce qu’elle voulait faire, d’autant qu’elle s’identifie à son personnage principal qui devait porter ses propres valeurs.
Xuening se réveille donc à 18 ans, avec les souvenirs de sa vie passée, avant que tout n’ait commencé et que la famille Yan, la famille de son meilleur ami, Yan Lin, n’ait été accusée à tort et condamnée à l’exil.
Une romance qui revisite plutôt bien le PDG calculateur et le naufrage d’un mariage, mais dont la 2e partie n’est pas à la hauteur de la 1ère, vraiment prenante 32 épisodes de 40-50 minutes
Love’s Ambition était amplement citée dans LES séries romantiques de 2025 et, du coup, j’étais forcément curieux. Elle est disponible sur Viki, où je l’ai regardée, et il y a une accroche : « Issue d’une petite ville, une présentatrice télé connue divorce de son mari, un homme d’affaires. Pourra-t-il la reconquérir ? » suivi d’un court résumé : « Xu Yan (Zhao Lu Si) a passé dix ans à se bâtir une carrière de présentatrice télé, troquant sa vie de fille de province pour celle d’une jeune femme citadine, grâce à une fausse personnalité qu’elle s’est forgée avec soin. Pour compléter sa vie « parfaite », elle épouse l’homme d’affaires Shen Hao Ming (William Chan). Alors que tout le monde admire ce couple en apparence idéal, en privé, leurs différences de milieu et d’opinions les déchirent. Après une dispute, Xu Yan en a assez de la manie qu’a son mari de tout vouloir contrôler et demande le divorce. Sous le choc, Hao Ming se rend compte d’à quel point il tenait à elle et tente de la reconquérir. S’autoriseront-ils à se montrer vulnérables pour nouer de véritables liens ? Ce drama est adapté du roman en ligne 大乔小乔 de Zhang Yue Ran. »
Un Papa longues-jambes lâché dans une romance à harem inversé avec quelques méchants comploteurs, pas sérieux pour deux sous 82 épisodes de 1 à 3 minutes
Elle (Ma Le Jie), très riche PDG, vient de divorcer de Lui2 parce qu’il l’a trompée avec sa secrétaire. Tandis que les riches femmes oisives veulent se moquer d’elle car elle aurait été abandonnée par un homme alors qu’elles-mêmes acceptent pire de leurs époux, elle se rend dans une maison de plaisir pour trouver une relation tarifée. Mais, évidemment, ladite relation sera le très riche et très puissant Lui1 (Jin Jia Yu) qui se fait passer pour l’un des prostitués. Et, plus tard, alors qu’elle veut le retrouver, elle tombe sur Lui3 qui est un jeune homme vierge décidé à vendre son corps pour payer les soins de son père, mais qui, forcément, est aussi super diplômé et… En réalité, Lui1 est le bienfaiteur anonyme d’Elle, façon Papa longues-jambes, qui l’a encouragée à se défendre contre les Méchants et…
C’est un drama vertical complètement WTF1 avec notamment une pilule pour guérir la cécité, mais… c’est vraiment amusant2. Nos trois personnages masculins rivalisent pour séduire la belle, chacun à sa façon. Le début est plus sexy et la fin plus drôle, je dirais. On aura une scène où, sous l’effet d’un aphrodisiaque, Elle assume ses fantasmes de domination et on finit sur le fait qu’elle n’a pas réellement besoin de choisir entre plusieurs hommes qui ont des qualités différentes (mais Lui1 aura l’exclusivité de toutes les actions un peu hot, of course, ça reste le héros).
Après #MeToo il y a 9 ans et le procès des 96 violeurs l’année passée, c’était pas forcément la news qu’on espérait pour débuter 2026, mais on ne peut pas faire d’angélisme. On sait que les courants comme le masculinisme sont actuellement poussés par des lobbies qui y ont des intérêts, qu’on ne peut sans doute pas défaire à l’échelle individuelle (raison pour laquelle le travail du HCE est important sur le sujet). Néanmoins, l’éducation à l’échelle individuelle ne peut pas faire de mal et l’un des leviers de cette éducation est le sujet plus spécifique de l’éducation à la sexualité.
Une fluffy romance, idéale pour cocooner, mais qui aborde le sujet du bien-être mental 28 épisodes de 40+ minutes Réalisateur : Randy Che Scénaristes : Shen Fei Xian et Ou Si Jia
Elle (Xu Ruohan) est responsable de la réception dans un des meilleurs hôtels de la ville où travaillent également ses deux meilleurs amis. Elle est également dans une relation de 7 ans avec un sale gars, le genre qui ne fait pas attention à elle, mais lui reproche tout, qui lui dit que personne d’autre ne voudrait d’elle et qu’elle est égoïste d’envisager de faire une année d’études à l’étranger… Alors, Elle, dont c’est la première relation amoureuse et qui pense que tout est de sa faute, somatise : elle ne dort plus.
Lui (Zhang Linghe) est médecin au service oncologie d’un hôpital tourné vers la recherche en médecine traditionnelle chinoise (MTC) et, le samedi, il donne des consultations dans la clinique MTC près de chez lui. Et près de chez elle puisqu’il habite le même complexe résidentiel qu’Elle.
Une petite histoire fantastique bien mimi si vous voulez jeter un œil aux dramas verticaux 60 épisodes de moins de 2 minutes
Cela fait 3 fois qu’Elle (余茵), riche orpheline, meurt (et renait magiquement, sinon y’a pas d’histoire), tuée par son méchant oncle qui veut capter son héritage. Et 3 fois qu’un Renard à neuf queues (申浩男), qu’elle ne connait pas, apparait pour la tuer également. Lasse, alors que son oncle (+ sa tante et sa cousine, qui a fait de la chirurgie pour lui ressembler) vont la précipiter dans le vide, au bord d’une falaise, elle décide de couper le sifflet au Renard en l’embrassant sur la bouche. Effet non prévu, mais utile : le baiser transfère en elle une partie des pouvoirs de la puissante créature qui ne peut donc plus la tuer.
Bien sûr, on découvrira que le Renard n’est pas un Méchant et Elle va devoir jongler entre attraper les Méchants (et sauver sa position dans l’entreprise qu’elle dirige) et convaincre le Renard de prendre soin d’elle (ce qui n’est pas très compliqué).
L’ensemble est vraiment mignon et assume sa légèreté. Le Renard est servi par un Lapin peureux, mais aussi mignon que lui. Mention spéciale au cousin, fils des Méchants, mais pas méchant pour deux sous. Des morceaux d’OST coréens poppent de façon incongrue1 et notre héroïne n’hésitera pas à caresser les oreilles (de renard) de l’amoureux pour faire monter la tension.
A éviter si vous recherchez quelque chose de sérieux 😉
Note au 31/1/26 : Après avoir vu pas mal de vdramas, c’est hélas l’habitude… Les fonds musicaux sont WTF… ↩︎
— J’ai la première scène ! Ils se pelotent dans une cabine de toilettes quand ils entendent des nanas qui médisent sur Elle (Yang Fan). Lui (Wei Ruo Chen) sort, puis c’est son tour à elle et, alors qu’elle devrait être embarrassée, elle confronte les deux médisantes. Ça a du style, non ? — Heu… oui… Et ensuite ? — On pourrait faire de la dark romance pour qu’il y ait plein de scènes osées. Il veut la soumettre et tout… — Mais, heu, du coup, ce serait du viol, non ? — Non non ! On va imaginer des dialogues pour qu’elle consente tout en le détestant ! — Comment on fait ça ??? — Tu verras, c’est facile, on mélange des mots pour que ça ne veuille rien dire et… Puis on a qu’à dire qu’elle a essayé de le tuer déjà deux fois, comme ça on voit bien qu’elle est indépendante ! — OK… OK… Et ensuite ? Elle finit par le quitter, non ? — Ben, oui, elle ne va pas rester avec un gars comme ça… — Du coup, on termine avec le fait qu’elle s’échappe et qu’elle vit sa meilleure vie ? — Non, c’est une romance, les deux persos principaux doivent finir ensemble ! — Comment on fait ça ??? — Je sais ! Je sais ! Elle est enlevée par des Méchants et il prend des risques pour la sauver ! — C’est pas suffisant pour les remettre ensemble… — Non, mais, Lui est blessé et il devient amnésique ! — Ben, c’est pire, Elle va s’enfuir d’autant plus qu’il l’a oubliée… — Non, mais, tu vois, il l’aura oubliée, mais il sentira qu’il est très amoureux d’elle et, comme il ne se souviendra de rien, il sera super gentil et obéissant et… — Ça reste léger… Même s’il devient obéissant et tout, tu crois qu’elle va lui pardonner ? — On a qu’à dire qu’ils ont eu un enfant ensemble et, du coup, comme c’est le père du môme, elle va se dire que c’est plus pratique pour elle…
Autrice : Shi Jiu Yuan 时玖远 Titre courant : Shuang Gui
Dans mon précédent billet, je vous racontais que, après avoir vu la série Speed and Love, je me suis plongée dans la lecture du roman dont il est adapté : 双轨. Ce n’est pas quelque chose que je fais souvent (aller lire le roman), mais de temps en temps : par exemple, lorsqu’il a fallu attendre un an entre les deux saisons de Lost You Forever, dès que j’ai eu fini la saison 1, j’ai englouti le roman pour savoir comment tout se terminait. Là, j’avais passé un vraiment bon moment avec cette romance et c’était une occasion de voir si l’expérience pouvait être prolongée. Puis vous connaissez mon intérêt pour le décorticage de la narration : comparer deux œuvres (un roman et son adaptation visuelle) est toujours amusant / instructif et permet de plonger dans les différences entre écrire et tourner un film.
Cette lecture m’a donné envie de revenir sur le traitement de la sexualité. Déjà, donc, autour de la question des « vierges effarouchées », évoquée l’autre jour, mais également pour comparer deux œuvres a priori équivalentes pour voir comment ça peut déraper…
Premier point : La série adapte vraiment le roman, au sens littéral : on retrouve les scènes (mais leur ordre peut être modifié) et les répliques. Avant de poursuivre, je vous invite vraiment à lire ma chronique de la série puisque ce nouvel article est dans sa suite. A priori, on pourrait se dire qu’il n’y a pas tant de changements que ça entre les deux versions : – dans le roman, la Mère part en Australie au lieu du Canada (mais il se passe peu de choses là-bas dans tous les cas) ; – le Père ne s’est pas installé en Thaïlande, mais dans le Nord de la Chine ; – Mu n’a pas eu son bac (équivalent ?), mais redouble sa Terminale.
Une romance qui fonctionne malgré les clichés, en sachant les utiliser, et qui offre de l’action et de la douceur 29 épisodes de 40+ minutes Réalisateur : Yu Zhong Zhong Réalisatrice et scénariste : Zhao Xiao Lei Adaptée du roman 双轨 de Shi Jiu Yuan 时玖远
Vacances de fin d’année, dernier binge-watching pour dire au revoir à 2025. Il y a plein de séries que je n’ai pas encore vues et, en réalité, c’est une impression assez satisfaisante de se dire que je n’ai que l’embarras du choix dans les mois à venir.
Chine, le Père décide de recueillir Zhao (He Yu), l’enfant de ses amis décédés, mais la Mère, enceinte de Mu (Esther Yu), n’approuve pas car ils ont peu de moyens. Ils grandissent comme sœur et frère, mais Zhao n’est pas choyé par leur Mère. Quand le divorce survient, la Mère garde la fille et le Père et le fils partent pour la Thaïlande, où ils vont connaître une période de pauvreté assez dure avant que le Père ne se remarie et ait une nouvelle fille. Quand Mu a 20 ans, la Mère épouse un Canadien et vend leur maison en Chine pour partir dans le pays de son nouveau mari, que la jeune femme n’accepte pas. Elle décide de retrouver son frère aîné qui, malgré sa promesse, n’est jamais revenu la voir ni ne l’a contactée. Quand elle arrive en Thaïlande, le frère qui vient la chercher à l’aéroport n’est plus le premier de la classe dont elle avait le souvenir, mais un « bad boy » : il est garagiste, mais il est également boxeur et coureur automobile pour des combats et courses illégales.
Au moment où je rédige ce billet, l’outil de stats du blog me dit que, sur cette année 2025, j’ai posté 99 articles. Je ne suis pas forcément accro aux chiffres ronds (si, bien sûr) et nous ne sommes que le 18 décembre, j’aurais peut-être l’occasion de vous raconter des trucs d’ici le 31… mais, avec cette idée de ne pas louper le 100e, j’y ai trouvé la motivation de parler d’un sujet que je n’ai pas encore traité : les dramas verticaux aka vdramas.
Wikipédia m’apprend que ce format, né en Chine, a un nom spécifique : duanju 短剧. Ce sont des séries qui se caractérisent par des épisodes très courts (d’1 ou 2/3 minutes) et un format correspondant aux écrans de smartphones / TikTok / réels Instagram. L’enjeu est de capter rapidement ton attention puisque le 1er épisode peut n’être que de 60 secondes, du coup. Pour moi qui aime étudier les différents formats de narration et particulièrement les formes courtes, vous vous doutez que c’est obligé de m’intéresser.
Et le titre de la pire série que j’ai jamais vue est attribué à… 24 épisodes de 20+ minutes
Je ne sais pas si ce genre a un nom à lui, mais il existe un genre avec les caractéristiques suivantes : ça se passe (au début de ?) l’ère républicaine chinoise : au contraire d’un temps ancien où tu as un empereur ou d’un temps moderne avec un gouvernement, tu as des pouvoirs locaux, de belles voitures, des revolvers, des téléphones (mais qui servent peu), des grands magasins bling-bling… bref, un environnement déjà assez prometteur un peu équivalent à notre Belle Époque, je dirais ; il y a une histoire de vengeance, généralement entre Elle et Lui (et, bien sûr, lae coupable n’est pas cellui qu’iel croit), ce qui nous donne une relation enemies to lovers ; le tout plutôt spicy, mais version soft et morale1.
Je n’en ai fini aucune. — Hein ? — J’ai vu passer pas mal de titres, regardé des extraits, lu des avis… et je n’en avais pas encore vu une en entier car j’ai l’impression2 qu’il y a souvent des fins tragiques ou pas heureuses. Comme je l’avais expliqué, je n’aime pas les fins inutilement tragiques et c’est par exemple pour ça que je ne me suis pas lancé dans Bound By Sin qui me faisait pourtant de l’œil avec une Elle dominatrice, mais, à la fin, Elle et Lui sont séparés sans vraiment de raisons.
Bref, comme à mon habitude, je regarde les quelques minutes de la fin avant de me lancer et, là, les feux sont au vert : Elle et Lui se marient dans les dernières scènes.