Our Sticky Love 이런 엿같은 사랑 (2026)

Un curieux mélange des genres, mais j’ai bien aimé
12 épisodes de 42 à 67 minutes
Réalisateur : Kim Jang-han

Ils se sont croisés deux fois :
au lycée, quand il (Jung Hae-in) a remporté une médaille d’or de boxe ;
au Japon, quand elle (Ha Young) était étudiante et lui un gangster. Elle lui a sauvé la vie.
Aujourd’hui, Elle est procureure et, alors qu’elle rassemble des preuves contre le terrible Lui2, celui-ci la capture et va la tuer, mais il charge Lui, qui veut raccrocher, de cette dernière tâche.
Lui reconnaît celle qui a ravi son cœur (et lui a sauvé la vie) et il décide de tout faire pour la protéger, mais elle se réveille amnésique. Alors il lui raconte qu’il est son petit ami et ils partent s’installer dans le petit village de Lui, loin de Séoul.

L’histoire est relativement courte (12 épisodes) et c’est malin.
L’ensemble est… curieux. Ça débute de façon très drôle quand elle se réveille amnésique. C’est une femme riche qui aime les belles toilettes et le luxe et elle refuse de croire que Lui peut être son petit ami ou qu’ils vivent modestement à la campagne.
On a une Romance très fluffy entre Elle qui est assez extravertie et Lui qui est timide et retenu.
On a de très belles amitiés, du drame et la partie Enquêtes / Polar est assez violente (ce sont des gangsters), mais ne prend pas toute la place.

Pour moi qui aime bien la comédie, la romance fluffy, le polar… on va dire que tous les ingrédients me vont, mais
une personne qui voudrait de l’action et pas trop de romance serait déçue : la romance et la comédie sont majoritaires ;
une personne qui n’aime pas trop la violence sera probablement gênée…

La série a conscience de ce qu’elle est (un mélange de plusieurs genres) et elle se conclut sur cette phrase que la vie est un ensemble de scènes qui n’appartiennent pas toutes au même registre.

Love Next Door 엄마 친구 아들 (2024)

De bons moyens, mais un scénario qui peine
16 épisodes de 70+ minutes

Elle2 et Elle3 sont amies depuis l’adolescence donc, quand Elle2 part au bout du monde pour sa carrière d’ambassadrice, c’est naturellement qu’elle confie son fils, Lui1 (Jung Hae-in), aux bons soins d’Elle3.
Elle3, elle, a une fille, du même âge que Lui1, mais beaucoup plus affirmée et dégourdie, alors, toute leur enfance, Elle1 (Jung So-min) « s’occupe » de Lui1 : elle le cajole et le maltraite, on ne sait jamais trop ce qui l’emporte.
Le temps a passé, Elle1 est partie travailler aux USA où elle s’est fiancée, alors, quand elle revient brusquement, ayant perdu emploi et fiancé, Lui1, qui devrait la plaindre, est ravi… parce qu’il l’a toujours aimée.

On a donc un couple principal qui se bagarre beaucoup, avec une Elle1 qui a forcément subi de sacrés trucs pour revenir ainsi des USA où elle a tout abandonné,
Elle4, l’amie d’enfance d’Elle1 et Lui1, avec ses propres aventures et qui rencontre un charmant journaliste, père solo,
les maris d’Elle2 et d’Elle3, leurs amies,
les ex d’Elle1 et Lui1…

Bref, on a toute une batterie de personnages, assez bien développés, joués par des acteurices expérimenté·es,
on a une chouette réalisation, c’est beau, c’est propre,
on a des dynamiques qui devraient bien tourner, notamment autour des disputes chien-chat de Elle1/Lui1 et Elle2/Elle3…

Mais, en réalité, l’ensemble est poussif avec des couacs dans le scénario.
Alors ce n’est pas mauvais parce que c’est bien joué, y’a plein de bons sentiments, y’a des trouvailles sympas… mais, par rapport aux moyens déployés, le scénario n’est clairement pas à la hauteur.

Ça se regarde, mais ce ne sera pas une de mes séries préférées de l’année…

Something in the rain 밥 잘 사주는 예쁜 누나 (2018)

Alors j’étais dans un trip « je me fais un deuxième visionnage de One Spring Night et Something in the rain » et je les chronique dans la foulée. Parce que ce sont deux œuvres que j’aime/dont j’ai envie de vous parler et qu’il parait étrange d’aborder l’une sans l’autre.
Leurs liens ?
Le même réalisateur : An Pan-seok
Un casting très très proche, notamment pour le héros : Jung Hae-in
Si Something est de 2018, One Spring est de 2019.
Même format (16 épisodes de plus d’une heure chacun), même réalisation impeccable, même partis pris esthétiques, même narration lente… et, si vous n’aimez pas cette forme de narration, les deux vous déplairont.
Et même thème : la difficulté d’être une femme dans une société oppressante.

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One Spring Night 봄밤 (2019)

Alors il y a les romances, avec des triangles amoureux qui sont des prétextes à ce qu’on rit de la jalousie des un·es ou des autres, dont on ressort boostée de feel good… et puis il y a One Spring Night.
Autrement dit, si vous avez envie de vous remonter le moral en cette période assez… morose, on va dire poliment, ce n’est pas la bonne pioche. Préférez par exemple Qu’est-ce qui cloche chez la secrétaire Kim ? 😉

Il y a bien deux amoureux, il y a bien un « triangle », mais ça n’est pas drôle du tout. Pourtant, j’ai beaucoup aimé puisque ce billet vient à la suite d’un deuxième visionnage.

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While You Were Sleeping 당신이 잠든 사이에 (2017)

Réalisateur : Oh Choong-hwan

On ne réussit pas forcément une recette avec tous les bons ingrédients, mais, quand on réussit, on ne peut que dévorer le résultat. Je viens donc de dévorer les 16+ heures de While You Were Sleeping.
Les ingrédients ?
Du fantastique (des rêves qui permettent de voir le futur entre des gens dont le destin est lié), le temps (les rêves sont un reflet exact du futur), de la romance (en bonne dose), du suspens et du polar (en bonne dose), des vrais bons sentiments avec le questionnement sur les choix, le pardon, la mémoire…

Lee Jong-suk (W, Pinocchio, Romance is a bonus book…) est Lui1, le Procureur.
Jung Hae-in (Something in the rain, One Spring Night, Tune in for love…) est Lui2, le Policier.
Qui pourrait choisir entre les deux ? D’ailleurs, il n’y a pas là de véritable triangle amoureux : les deux sont aussi bons et honnêtes l’un que l’autre et ne se disputeraient pas pour une femme.
Elle (Bae Suzy) est la Journaliste. Elle fait des rêves prémonitoires, mais, adolescente, ne parvient pas à sauver son père de la mort. Quoiqu’elle s’en veuille et parce qu’elle a pu le prévenir, en mourant, son père sauvera plusieurs vies…
Je ne m’étendrais pas sur l’intrigue, juste, pour compléter le trio des gentil·les (Procureur, Policier et Journaliste), le méchant sera bien sûr l’Avocat, qui a défendu de vilains criminels.

Alors… c’est clairement bourré de bons sentiments. Mais je n’en ai pas fait une overdose. Est-ce que parce que notre époque n’est pas assez enjouée pour qu’on s’en prive ou est-ce que parce que l’intrigue fonctionne ? Je penche pour la deuxième réponse. L’intrigue marche. La morale est bonne. Les persos sont attachants.
Donc un gros coup de cœur dans le genre simple et efficace.