Qu’est-ce qui cloche chez la secrétaire Kim ? (2018)

Alors… avant toute chose, que ce soit clair : je fais partie de ces gens qui regardent les comédies romantiques de Noël. Parce que, oui, c’est bébête, oui, c’est téléphoné… mais ça fait du bien de regarder de temps en temps des trucs 100 % gentils, 100 % innocents… et, clairement, cette série allie le feel good des comédies sentimentales de Noël avec la qualité pro (acteurs, lumières…) de pas mal de dramas coréens.
L’histoire et les persos sont totalement irréalistes, il n’y a pas l’ombre d’un soupçon du moindre méchant ou antagoniste… mais j’ai souvent ri et j’ai vraiment adoré.
Lui (Park Seo-joon), 33 ans, est juste… parfait ? Beau, riche, précoce… il est en fait totalement narcissique. Il admire son reflet dans le miroir, ne sort avec des filles que comme faire-valoir aux réceptions.
Elle (Park Min-young), 29 ans, est sa secrétaire. Elle a commencé à travailler dès sa sortie du lycée pour payer les études de ses sœurs et rembourser les dettes de son père. Si Lui est parfait, Elle est réellement parfaite puisqu’elle n’est même pas narcissique.
Et donc, à 29 ans, en travaillant comme une malade sans jamais prendre de jours de repos, elle a remboursé toutes les dettes familiales et elle décide donc de démissionner pour découvrir ce qu’elle aime réellement faire et avoir le temps d’aller à des rendez-vous galants si elle ne veut pas rester éternellement célibataire.
Sa démission est forcément le déclencheur : jusqu’à présent, Elle lui appartenait totalement puisqu’il l’appelait le soir et le week-end. Si elle démissionne, elle en épousera un autre.
Lui, dont on comprend qu’il a toujours été amoureux d’elle, la demande immédiatement en mariage, mais ça ne passe pas, forcément…
Le héros est affreusement narcissique, mais n’a pas une once de méchanceté ou de perversité (le côté irréaliste des persos qui font de l’ensemble un conte rigolo).
J’ai ri bêtement aux mésaventures de son meilleur ami qui doit subir ses confidences et une secrétaire si maladroite qu’on est à la limite de la tarte à la crème.
Tous les persos sont ridicules et touchants.
Bref, étrangement, je trouve l’ensemble particulièrement réussi.

W: Two World Apart (2016)

Le résumé disait : « Après avoir été aspirée dans le monde du webtoon de son père, une interne en chirurgie se retrouve prise dans une mystérieuse histoire de meurtre impliquant le héros. »
Je l’avais repéré, mais sans plus et puis, y’a pas longtemps, Mère Dragon me dit qu’elle a adoré, que c’est vraiment bien… alors j’ai commencé à regarder… jeudi soir ? et j’ai fini hier soir.
Et c’est juste un très gros coup de cœur.
Pour refaire un peu le résumé, un auteur tente de tuer son héros après l’avoir mené en bateau depuis des années (i.e. l’auteur ne sait absolument pas qui est le tueur sur lequel le héros enquête), mais le héros s’accroche à la vie… et à la fille, médecin, de l’auteur qui passait près de la tablette graphique de son père.
Et c’est juste absolument… super bon.
Y’a les mondes parallèles, le héros, doté de tonnes de qualités, qui émet des hypothèses sur les liens entre les mondes pour s’en sortir, la problématique de l’auteur-dieu, du suspens, des méchants très méchants…
Le truc, en fait, pour vous donner un ordre de grandeur sur l’échelle de mes goûts, c’est que j’ai regardé les deux premières saisons de Stranger Things quand elles sont sorties… parce que, en fantastique, perso, je pense qu’il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent.
Genre je les ai regardées faute de mieux, avec les mondes parallèles, toussa. Parce que, au fond, moi, ce que j’aime, c’est le fantastique. Je n’ai toujours pas regardé la saison 3.
Elle est dans ma liste, hein… mais, quand je vois une série comme W: Two World Apart, ben… Stranger Things m’ennuie, tout simplement.
Après, clairement, j’apprécie pas mal de choses dans les séries coréennes, les méthodes narratives, le découpage assez fréquent en 16 épisodes de 60+ min. et puis on boucle, etc.
Bref, je ne vois pas comme un écrivain pourrait ne pas aimer ce truc 😉

Ce billet est également paru dans la Tribune des Vagabonds du Rêve.

Conclure 2 : le retour

Parce que Mère Dragon m’en a dit le plus grand bien, hier, j’ai commencé à regarder la série coréenne W: Two Worlds Apart.
N’en étant qu’aux premiers épisodes, je ne risque pas de vous spoiler. L’Héroïne, médecin, est la fille d’un Auteur, rendu célèbre avec une BD « W » qui raconte l’histoire d’un jeune Héros dont la famille a été brutalement assassinée et qui devient riche et célèbre pour retrouver le coupable. Mais, en réalité, Auteur n’a aucun idée du coupable et, ne s’en sortant pas de son intrigue, décide de tuer brutalement son Héros… qui va être sauvé par Héroïne, happée dans l’histoire via la tablette graphique de son père.
Si l’Héroïne a été happée par l’histoire elle-même, j’avoue que j’ai été happée très vite par l’intrigue. Parce que j’adore le côté méta : Héros a conscience que ce qui lui arrive manque de contexte (Auteur le fait poignarder, empoisonné par une infirmière qui n’a aucun mobile, lance un énorme camion sur lui) et qu’il ne peut pas retrouver les coupables car il n’y a jamais de mobile. Auteur est pris à la gorge car, au fond, il le sait, son histoire n’a aucun sens.
Et, quand Auteur et Héros se confrontent (oui, oui, assez tôt dans la série puisque je n’en suis qu’au début), Auteur avoue que la famille du Héros n’est morte que pour le côté dramatique, sans aucune vraie raison.

Mais pourquoi je vous parle de tout ça, moi, ce matin ?
Dans un précédent billet, je m’interrogeais déjà sur les fins et je pense toujours que la fin d’une histoire d’amour ne peut pas être la même, par exemple, que la fin d’un polar.
Mais, en fait, surtout, je pense qu’il devrait exister un Enfer pour les auteurs qui commencent une histoire sans en connaître la conclusion (à côté de l’Enfer de ceux qui font « répondre à tous » et de l’Enfer de ceux qui mettent des tableaux inclus dans leurs méls et non en PJ exploitable). Et ils sont nombreux.
Parce qu’ils ont un contexte et des personnages, ils pensent que ça suffit, que la fin viendra bien toute seule, qu’ils verront quand ils y seront. Et, toi, au final, lecteur/spectatrice, tu te retrouves, après des heures de lecture/visionnage, à hurler toute seule dans ton salon : « WTF ??? »
Parce que, non, ça ne donne jamais rien de bon si tu ne connais pas la fin. Je ne dis pas que tu n’as pas le droit de te laisser un peu de temps pour la trouver, mais je dis que tu ne peux pas présenter ton travail tant que ce n’est pas fait.

J’écris peu. Parfois, honnêtement, j’en souffre parce que je suis conditionnée comme les autres à mesurer mon taf à la taille. Et on sait bien que c’est la taille qui compte.
Mais, en réalité, je sais que, quelques soient les personnages qui viennent me visiter le soir avant que je ne m’endorme, quelques soient les contextes, les bouts de dialogue… qui s’imposent à moi… je ne vais pas au bout tant que je n’ai pas une fin qui me satisfasse.
Je peux avoir des goûts de m…, mes fins peuvent être nazes et tout ce qu’on veut, mais, pour moi, je veux connaître la fin.

En y repensant, quand j’étais petite, je lisais toujours les dernières pages des romans policiers, à la grande incompréhension de Mère Dragon. Et je n’ai pas fondamentalement changé. Il y a quelques jours, j’ai vu la moitié de Cheese in the Trap que j’ai abandonné là sans remords car, en jetant des coups d’œil sur la fin, j’ai réalisé que c’était l’histoire d’une relation toxique et que le héros s’en repentait bien trop tardivement.

Vous pouvez retourner à vos achats de Noël.

Love Story

J’aime les histoires d’amour. Vraiment. Ça fait partie des ressorts d’intrigue qui peuvent bien fonctionner et te prendre à parti. J’ai même aimé des comédies sentimentales (je les aime toujours) et lu Orgueil et Préjugés sans y être obligée.
D’ailleurs, je suis assez contente des histoires d’amour que j’ai moi même écrites 😛
J’imagine que cette déclaration peut sembler manquer de modestie, mais, à vrai dire, quand vous mettez vos textes à disposition du public, pour qu’il les lise, c’est bien que vous en êtes content ?

Sauf que…
Le principe d’un ressort d’intrigue, c’est qu’on doit y croire. On doit sursauter, s’exclamer « Oh, ben, merde alors ! », aller vérifier sur Wikipédia se qui se passe ensuite parce que, là, clairement, il est minuit et on n’a pas le temps pour regarder un nouvel épisode…

Je suis une grande fan de Buffy contre les vampires. J’ai adoré son histoire avec Angel, pleuré quand il la quitte à la fin de la saison 3 et… adoré son histoire avec Spike. Whedon a su me convaincre d’adorer un nouveau couple alors que je n’avais pas accroché à Buffy/Riley puisque, dans mon cœur de midinette, aucun partenaire ne pouvait valoir le ténébreux vampire.
Typiquement l’intrigue que je salue et qui me donne envie à mon tour de raconter des histoires.

Par contre, j’ai été plutôt agacée par Bones. Globalement, c’est une série que j’aime bien. Parce que c’est du policier. Parce que Boreanaz est un très bel homme. Parce que j’adore le Dr Brennan et sa façon abrupte de parler à laquelle je m’identifie sans souci (mes amis ne me remercient pas 😛 ).
Il est admis que, dans ce genre de séries, on te plante une intrigue sentimentale entre les deux personnages principaux. Ça me semble toujours un peu trop artificiel : Machin décide de sortir en quelques jours seulement avec l’inconnu de service, mais attend trois/quatre ans pour sortir avec une personne qu’il apprécie vraiment ? Je veux dire : dans la vie, y’a les gens qui prennent leur temps et ceux qui se précipitent d’une histoire à l’autre, mais peut-on être les deux en même temps ?
Malgré tout, je reste bon public. Mais y’a des limites et Bones les franchit allègrement : Booth revient en début de sixième saison en couple, mais le couple vole en éclats aussi facilement qu’il s’est formé et, paf, Brennan et Booth couchent ensemble et elle est enceinte et…
Je continue de regarder parce que c’est une série qu’on aime regarder en famille, mais… tous les fils amoureux ont décroché mon attention.

Et puis… On m’a conseillé et passé Arrow. C’est une série tout à fait pour me plaire : super-héros, action, méchants criminels qu’il faut arrêter…
Et parce que notre héros est avant tout un homme, on case une belle petite idéaliste, toute mimi. OK, c’est le jeu, no soucy.
Sauf que la belle petite n’est pas un cœur à prendre, mais… l’ex ? Hum, ça ne démarre pas fort. Je sais bien qu’il est admis, en fiction, qu’un ex peut être un futur, contrairement à la vie réelle où le mot « ex » garde tout son sens, mais quand même… Passons. C’est son ex parce qu’ils se sont grave disputés ou… ? Non, ce serait trop « facile » : monsieur était fiancé à madame et il l’a trompée avec… sa sœur ? Et pas juste un soir par erreur, parce qu’il avait trop bu, parce qu’ils s’étaient disputés avant ou… Non, il a emmené la sœur en croisière et elle y est restée, morte noyée.
Sérieux, les gars ? Vous voulez vraiment nous bâtir une romance sur de telles fondations ?
Alors, perso, spectatrice lambda, je me dis que madame doit haïr monsieur ou, au moins, le mépriser profondément. Ben, non… Dès les premiers épisodes, ils partagent une glace ensemble, confortablement calés dans le canapé et, au 5e épisode, elle l’embrasse en reconnaissant qu’il reste une attirance entre eux. WTF ? Il lui faut quoi, à madame, pour être dégoûtée d’un mec ???
Ne le prenez pas mal, les gars, mais je vais avoir vraiment beaucoup de mal à m’attacher aux rebondissements sentimentaux d’Oliver Queen…

De toute façon, autant que je me débarrasse de mon cœur de midinette avant que ne sorte Veronica Mars, le film. J’ai aimé la série, ses trois saisons et adoré le couple Veronica/Logan. Pas le genre d’histoires dont on a envie de connaître les « dix ans plus tard »1
Les histoires d’amour ne durent pas et notre travail est de le raconter sans que le lecteur nous en veuille.

  1. Bon… La Cenlivane du futur doit avouer qu’elle a adoré le film malgré tous ces doutes… ↩︎

Quand je serai grande, je serai Rick Castle

J’aime les séries télé1.
Je ne sais pas si cela tient au format ou… mais c’est plus que probable : une histoire courte, mais les personnages vont évoluer dans le temps et il va y avoir plein d’histoires, au final.
Probablement pour les mêmes raisons que je n’écris que des nouvelles, j’apprécie plus les 40 minutes de la série, finalement, presque, qu’un film.
Evidemment, il y aurait des tonnes de nuances à apporter, mais ce n’est pas vraiment mon propos ce soir…

Si vous avez lu la petite NdBdP juste avant, vous avez vu que, dans les séries que je suis actuellement, se trouve Castle.
Il parait que, quand on regarde/lit une histoire, l’identification au héros ou à l’un des personnages est un truc important. Je ne sais pas bien si c’est vrai. En écrivaine ou en rôliste (allez savoir !), j’aime me glisser dans la peau et les intentions de plein de persos, pas juste d’un seul parce que, mettons, ce serait une fille qui me ressemble vaguement. Sauf que, malgré mon amour pour la diversité, parfois, l’un des persos est plus attractif que les autres.
C’est le cas de Rick Castle. Même si c’est un mec de2… même si c’est un mec, disais-je, il incarne forcément le personnage dans lequel j’aimerais m’identifier sans doute possible :
– c’est un écrivain connu, mais pas un qui tire à la ligne pour faire du pognon : il écrit ses histoires avec son coeur, en faisant de longues recherches, en essayant d’être vrai…
– il est pété de thunes et uniquement comme écrivain ;
– il a une relation merveilleuse avec son parent et son enfant3 ;
– il habite un bel appart ;
– il a une vie palpitante, mais il a pourtant le temps d’enquêter et d’écrire en même temps4 tout en vivant pleinement sa relation avec ses proches, ses amis…
Ce que je trouve amusant dans tout cela5, c’est que je ne crois pas au perso : il est too much, beaucoup trop de l’ordre du fantasme6 sans que je puisse croire un seul instant qu’une telle vie, aussi merveilleuse, puisse être possible… et, pourtant, je l’aime bien. Je m’attache à lui, j’ai envie de savoir ce qui lui arrive. Alors que, souvent, quand c’est too much, je m’agace et rejette.
J’imagine que cela tient au fait que la série ne se prend pas au sérieux. L’une de ses caractéristiques est que l’on sait, finalement, qu’on est dans le rêve, qu’on est là pour s’amuser, que les personnages n’existent pas vraiment… et cette absence de « réalité »7 fait qu’on accepte donc les extravagances qui ne passeraient pas dans d’autres histoires.

Comme quoi, quand on dit que, pour faire une bonne histoire, il n’y a aucune règle…

  1. Là, je suis censée énumérer quelques exemples de celles que j’aime, histoire que le lecteur cerne un peu mieux ce qui se cache derrière cette déclaration. Du coup, je me fends d’une petite liste ici, loin d’être exhaustive, mais pour compléter un peu ma phrase qui s’est ‘achement allongée du coup : Buffy contre les vampires (et Angel, forcément, je suis une grande fan), Dr House et Dr Who (oui, ça m’amuse de les mettre ensemble), Supernatural, Bones, Castle… ↩︎
  2. OMG, nous n’avons que deux ans de différence alors que je le voyais BEAUCOUP plus vieux que moi o_O C’est le début de la fin, la débandade, tous aux abris !!! ↩︎
  3. Parfaite, d’ailleurs : mature, responsable, gentille… ↩︎
  4. Du coup, quand Beckett lui reproche de ne pas rédiger de rapports, ben… déjà qu’il enquête bénévolement… ↩︎
  5. Ben, oui, je ne me fends pas d’un billet juste pour m’écouter parler… quoique… ↩︎
  6. Pour moi. J’ignore s’il fait fantasmer des non-écrivains ou même d’autres écrivains… ↩︎
  7. Désolée, je ne trouve pas d’autres mots. ↩︎

Pourquoi Buffy n’est pas de la bit-lit…

… ou comment Cenlivane se lança dans un billet à 23h passées pour répondre à une copine sur une question inutile donc indispensable.

Parfois, d’un simple échange de deux lignes, on en vient à se poser de drôles de questions…
Bref… hier soir, France 2 diffuse Castle. Objectivement, ce n’est pas une « bonne » série, mais elle a le mérite d’être gentille (comme on l’entend ici, dans le midi ?). Gentille, on va dire, au sens de reposante, pleine de bons sentiments.
Et, ce qui ne gâche rien pour les yeux, le personnage principal est interprété par Nathan Fillion. Bien sûr que vous voyez qui c’est, il joue le méchant dans la dernière saison de Buffy contre les vampires et le héros de Firefly/Serenity !

Où en étais-je ?
Oui, hier soir, donc, je vais m’affaler devant Castle et, dans les secondes qui précèdent, sur FaceBook, je conseille à une copine d’en faire autant, pour se changer les idées, se détendre, toussa. Jusque là tout va bien.
Sauf qu’elle me répond qu’elle préfère se mater True Blood.
Bon, en fait, c’est son droit le plus strict, je ne le conteste pas, sauf que, perso, les couvertures des livres de cette série ont un peu un effet répulsif sur moi. Je lui réponds donc que la bit-lit ne me tente pas (ce qui résume en fait assez bien l’idée que je m’en suis forgée au fil du temps) et que, quand même Castle, Fillion, beau mâle… (Oui, je sais, l’argumentaire est pauvre, mais vaut ce qu’il faut !)
Elle, forcément, elle tilte : Fillion = Firefly !
Un peu monomaniaque, je la reprends : Fillion est avant tout le méchant dans le final de Buffy…
Sauf que, à la mention de Buffy, ma copine me répond qu’elle n’a jamais vu/lu de bit-lit, hormis True Blood.
Sa réponse me laisse sans voix : Buffy, de la bit-lit ? Comment a-t-elle pu se méprendre ? C’est de la fantasy urbaine, voyons !

Ben, justement, voyons…
Hier encore, cette copine ignorait l’existence du terme « bit-lit » et a donc googlisé. Et a appris que Buffy était de la bit-lit…
Du coup, ce soir, tout en regardant des rediffusions de Bones (ouaips, décidément, je suis bien beaucoup télé en ce moment), j’ai tourné la question dans ma tête.
L’idée derrière la bit-lit, grosso modo, c’est de vendre de la chick-lit avec des vrais morceaux de vampires dedans. Donc les aventures pseudo sentimentales, plus ou moins fortement teintées sexe, d’une trentenaire célibataire ou un truc du genre. Avec des aventures pour que l’eau de rose passe mieux ou que le sexe fasse moins « je lis un livre parce qu’il y a des scènes de cul dedans ». (Oui, je sais, je caricature, y’a forcément des trucs de qualité, comme de partout, mais je me fais l’avocat de la partie adverse ce soir.)
Ce qui n’a rien à voir avec Buffy, série qui démarre sur la base des séries avec des vrais morceaux de lycéens dedans pour dériver sur de la fantasy urbaine de qualité, avec une belle construction mythologique et tout. C’est encore plus flagrant dans le spin-off Angel où la romance est quasi absente.

Du coup, suis retournée voir mon ami Google pour voir si d’autres personnes avaient billeté sur le sujet.
Suis tombée sur Pourquoi Twilight n’est pas de la bit-lit ?
Même si je n’apprécie pas Twilight et n’aurais donc pas choisi ce titre pour attaquer le sujet, suis assez d’accord dans l’ensemble. Pas plus que Buffy, Twilight n’appartient à la bit-lit.

Alors, à la question « pourquoi avoir voulu fourguer de la bonne fantasy urbaine (i.e. Buffy) dans un genre très marketé comme la bit-lit ? », j’imagine que la réponse est tout simplement pour donner des « lettres de noblesse ». Je suppose que c’est de bonne guerre, au sens où ça fait de la pub et tout… au risque de décevoir quand même. Comme le souligne l’article linké un peu plus haut, la bit-lit a une forte composante sexuelle qui n’en fait pas particulièrement un genre pour ados (même si, comme entendu hier dans Castle – on a les références qu’on peut – l’ado de 15 ans d’aujourd’hui a l’éducation sexuelle de l’adulte de 25 ans d’il n’y a pas si longtemps).

Ce qui m’ennuie dans tout ça et la raison, au fond, de ce billet, c’est que ma copine a la malchance de me connaître. Elle a donc une chieuse à disposition, toute prête à lui expliquer pourquoi Buffy est de la fantasy urbaine et même pas du fantastique, pourquoi la bit-lit est plus de la romance que de la fantasy, pourquoi…
Mais, pour tous les autres pas-ma-copine, Google les conduira tout droit vers cette idée. Et si, comme moi, ils n’apprécient pas trop le genre bit-lit, ils risquent de ne jamais découvrir Buffy s’ils ont oublié de la regarder quand elle passait à la télé, il y a si longtemps…