Je ne sais pas si j’ai déjà eu l’occasion d’en parler sur ce blog et, si je ne l’ai pas fait, c’est l’occasion pour moi de rattraper ce manque : LA FICTION N’EST PAS VRAIE.
— T’es bête ! Pourquoi tu dis ça ? C’est évident !
Ça peut sembler une évidence énoncé de cette façon, mais c’est un point que l’on oublie beaucoup et qui n’est pas si intuitif que ça.
Pour ne pas perdre lae lecteurice, la fiction doit être réaliste (même la fantasy et le fantastique) et le réalisme n’est pas du tout équivalent à la réalité.
Dans la réalité, il peut survenir des hasards, des coïncidences… qui sembleraient si improbables dans une fiction que vous ne les mettrez pas, au risque que votre lecteur décroche en mode « mais ça n’arrive jamais, ça ! »
Ce réalisme n’est pas du tout évident car, comme il n’est pas « vrai » ou « naturel », vous ne pouvez pas le déduire de la simple observation de la vie de tous les jours autour de vous.
Vous le bâtissez au fur et à mesure que vous lisez / regardez des fictions et il est donc culturel ET géolocalisé puisque chaque pays, chaque région… peut adopter des cadres spécifiques.
De mon observation1, il me semble que beaucoup de cdramas sont des adaptations de romans.
A la fin de la chronique de The Prisoner of Beauty, je parle notamment de la différence entre roman et série et de pourquoi, pour cette série-là, je ne lirai pas le roman.
En finissant Speed and Love l’autre jour, je suis allé jeter un œil au roman : 双轨 de Shi Jiu Yuan 时玖远. Je n’en ai pas encore fini la lecture (j’en ai lu 61/78e).
Ma lecture (inachevée donc pour l’instant) m’a mis en lumière la sensualité de la série, que je n’avais pas forcément notée avec tant d’attention avant de lire la version roman.
Disons que, pendant la lecture, où nous avons principalement le point de vue de Mu, j’ai noté un manque (alors que plein d’autres détails sont mieux expliqués) et j’ai réalisé que ce manque était le désir de Zhao, que He Yu incarne tout le long. La série est vraiment sexy, avec talent, et je ne retrouve pas cette magie dans le roman (alors que l’histoire est fidèle).
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