Du dos des livres

Ce matin, en scrollant sur Insta, je tombe sur cette publi :

Commencer la journée en apprenant quelque chose de nouveau dans le domaine de l’un de mes intérêts spécifiques, c’est plutôt une sensation agréable.
En résumé, le gars explique que, quand on écrit le titre / nom de l’auteurice sur le dos d’un livre, on peut le faire dans deux sens (forcément1). On a un sens français en opposition à un sens anglophone / international et, de fait, le sens international semble plus « logique » puisqu’il permet de lire les infos lorsque le livre est posé à plat.

Est-ce que je connaissais déjà cette info ?
Je n’en sais rien. Si je l’ai su, je ne l’ai pas retenue car je n’en avais pas un usage courant.
— Mais t’es éditeurice, tu produis des livres, t’en as un usage courant !

Au sein des Vagabonds, aujourd’hui, nous avons deux personnes en charge des designs (disons).
#AurelioJdR2 réalise les livres et Jérôme3 est plus sur les sites web et la PLV. Par exemple, quand nous réalisions le festival Nice Fictions, c’est lui qui allait faire imprimer les affiches ou les écocups.

On a avec le PDF un usage courant d’envoi de documents divers, mais, en édition, le PDF peut être un livre numérique (à télécharger) ou le fichier destiné à l’imprimeur.
Je ne réalise jamais de PDF pour ces usages professionnels (avec traits de coupe et étalonnage des couleurs).
Au fil des années, j’ai travaillé avec d’autres maquettistes/graphistes, mais, aujourd’hui, il y a des questions que je ne me pose pas, dans le sens qu’Aurelio et Jérôme sont des spécialistes.

Lorsque nous éditons un livre, nous sommes trois à pouvoir nous pencher sur la question de l’orthographe et de la typographie : Aurelio, Mère Dragon et moi. Aussi, lorsque nous apprenons de nouvelles règles, nous nous devons de nous les partager et de nous en souvenir chacune.
Parfois, on peut même débattre de l’usage qu’on souhaite promouvoir, genre nouvelle orthographe ou pas.
Quand on arrive à l’étape « livre fini », Aurelio est aux commandes des PDF et je suis en charge des ePub.

La première fois qu’elle et moi avons travaillé ensemble, elle maquettiste, moi éditeurice, c’était pour le 1er numéro de la Tribune des Vagabonds du Rêve. On est en 1990, j’avais 17 ans. Ladite maquette avait été réalisée avec des ciseaux et de la colle.
Pour vous dire que c’est une relation, basée sur le même amour des livres, qui est profonde et ancienne : elle choisit les polices, les espacements, est-ce qu’elle saute une page pour commencer la lecture sur une page impaire…

Donc, ce matin, lorsque je vois cette publi qui parle du sens de l’écriture sur le dos, j’ai un avis.
Cet avis, c’est que je trouve pertinent l’argument de pouvoir lire le titre quand le livre est posé à plat et, comme c’est une norme internationale, ça me semble legit.
Sauf que, comme je l’ai écrit plus haut, je ne m’estime pas décisionnaire sur l’apparence que prennent nos livres papier.

Mon premier réflexe est donc de partager la publi à Aurelio. C’est la 1ère personne (et sans doute l’une des rares) avec laquelle je peux discuter de l’apparence des livres, de pourquoi on pourrait faire ceci plutôt que cela…
Elle me répond aussitôt que ce sens anglophone est le sens qu’elle valide… et donc qu’elle utilise.

Je me lève, je vais checker ma bibliothèque et… non. Sur nos livres (aux Vagabonds), le sens est français. Ça n’est pas une « faute » puisque nous sommes un éditeur français, mais ça n’est donc pas ce que nous préférerions.

— Mais ! Ton histoire n’a pas de sens ! Comment l’éditeurice et la maquettiste peuvent ne pas savoir quel sens vous avez adopté ?
— Aurelio et moi n’habitons pas dans la même ville.

Depuis des années, elle produit nos PDF qui partent à l’impression.
Je vérifie les exemplaires papier en tenant compte de ce que je pense devoir vérifier. Souvent, Mère Dragon va relire les dernières fautes sur l’exemplaire imprimé « en condition », mais, dernièrement, on s’est fait la réflexion qu’Aurelio tenait rarement les produits finis en main : format, poids, couleurs…
Elle le fait pour ses propres jeux, car elle a besoin de la version physique quand elle va en conventions de jeux (par exemple), mais on ne s’était pas posé la question sur les autres livres.

— C’est un aveu de manque de sérieux, non, ça ?
— Si on a envie de le voir sous cet angle et de nous taper dessus, oui. Mère Dragon et moi sommes des amoureuses et des connaisseuses du livre. Nous les avons soigneusement vérifié, juste avec un petit degré de moins de compétence qu’Aurelio. En ayant pas forcément tout à fait les mêmes idées sur le format idéal et ce genre de choses.

Pour les prochains ouvrages, nous souhaitons développer les formes numériques et, de fait, nous produirons donc moins de livres papier4. Mais, pour les formes physiques à venir, nous allons augmenter notre niveau de vigilance et veiller à ce qu’Aurelio tienne désormais tout en main, littéralement.

— Pour conclure, tu n’as pas vraiment expliqué pourquoi tu n’avais pas vu cette question des dos ?
— Aurelio, sur le PDF des couvertures, n’avait pas noté le détail car, de fait, toutes ses maquettes étaient dans le même sens, i.e. rien ne pouvait attirer son attention. Et, de mon côté, quand je posais le livre dans la bibliothèque, il était dans le même sens que les autres, puisque j’ai une majorité de livres français.
— Mais vos livres seront à l’envers désormais !
— Oui.

Cet article est aussi publié dans la #TribuneVdR.

  1. 3 en réalité, mais ce n’est pas trop la question… ↩︎
  2. l’autrice de Terres Suspendues ↩︎
  3. à qui l’on doit notamment le logo de Nice Fictions ↩︎
  4. C’est un a priori. Aussi bien, demain, je reçois un roman génial et, pris d’un coup de folie, je décide d’inonder les librairies. ↩︎

De la légende urbaine du tiret cadratin (et où je parle aussi de SP)

Ces derniers temps, je vois sur les réseaux sociaux traîner une légende urbaine : leur usage aurait disparu1 et il réapparaîtrait avec les IAgen ChatGPT-like, si bien que certains lecteurs accuseraient les auteurices d’avoir fait écrire leurs textes par l’IA.

Les tirets cadratins sont utilisés pour baliser les dialogues et les incises.
Ils n’ont jamais disparu car les romans récents ont toujours des dialogues.
Ils sont parfois remplacés par des semi-cadratins pour des raisons esthétiques, genre pages étroites.
Donc absolument toutes les écrivain·es en ont l’usage. C’est même pas une question.

Donc, là, on a des gens qui sont en train de justifier qu’ils existent depuis longtemps, comme si c’était un sujet, et qu’ils avaient… simplement disparu récemment, avec le développement de l’informatique.
Hein ???

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Zhang Linghe est-il trop beau ?

Bon, j’avoue que je ne pensais pas rédiger un jour un billet avec pareil titre pour parler des normes de genres et dénoncer le patriarcat…

En introduction de mon billet du 28 mars concernant le cdrama Pursuit of Jade, j’évoquais deux sujets : ses records d’audience et de fausses polémiques, genre « pourquoi le ML reste superbe ? »
Je n’ai pas fait plus attention que ça auxdites polémiques car je sais qu’elles sont une conséquence du succès : plus il y a de vues, plus il y a de haters. C’est une mécanique assez basique.

Les vues ont continué de croître, battant des records, notamment sur Netflix, et Zhang Linghe, qui incarne le personnage principal masculin, a vu le nombre de ses abonné·es exploser sur les divers réseaux sociaux où il est présent1.

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L’intime et le privé sont politiques

Ça n’est pas moi qui fais les règles.

Il y a deux jours, MT, une personnalité politique, a annoncé sa grossesse. Je le sais parce que, hier matin, alors que j’étais assis dans le tram, en scrollant sur Insta, sa publi m’est apparue et je l’ai lue.
Elle y explique que c’est notamment pour elle une occasion de porter dans le débat public le sujet de la PMA, de la FIV… particulièrement dans un contexte où on nous parle de « réarmement démographique »1.
J’ai pensé : « Ah, oui, c’est cool ! » et j’ai oublié.
Puis, le soir, je lis le post d’un pote qui dit que, au départ, on se fout que quiconque soit enceinte, que c’est un évènement privé, mais qu’il a été choqué par les commentaires haineux sous un article qui l’annonçait.

Je comprends sa réaction (« on s’en fout ») car lui et moi n’étions pas dans le même contexte.
Pour lui, c’était une news quelconque « sur une célébrité » alors que j’avais vu la déclaration d’intentions de la concernée derrière cette annonce.
Malgré lui, sa phrase m’a ramené à ceux qui, quand on parle… par exemple d’un couple homosexuel, ont tendance à dire que cela ne regarde personne, que c’est privé, etc.

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Pursuit of Jade, la scène coupée de l’épisode 38

J’ai déjà mentionné la série Pursuit of Jade dans mon précédent billet. Si vous vous intéressez aux cdramas, je pense qu’il est impossible de passer à côté. Elle bat des records, accompagnée de fausses polémiques en ligne, genre « pourquoi le héros reste magnifique sur le champ de bataille ? » ou « pourquoi le jeune acteur (20 ans) qui incarne un des méchants joue-t-il si bien que son personnage est dérangeant ? »

iQIYI diffuse un épisode par jour et c’est une torture pour moi qui ai l’habitude de bingewatcher la plupart du temps.
Aujourd’hui, à 11h, c’était donc la sortie du 38e épisode (sur 40), mais celui-ci a une petite particularité : ses premières scènes ont été très largement partagées sur les réseaux depuis plusieurs jours (semaines ?).

Je ferai un billet complet quand la diffusion sera finie / que je l’aurai vue en entier, mais, en grossier résumé, l’histoire met en scène une fille d’origine modeste, bouchère et plus spécifiquement tueuse de cochons, et un marquis, genre général ultime du pays.
Elle le sauve sans connaître son identité et les circonstances veulent qu’elle a besoin d’un mari (pour sauver son héritage). Reconnaissant (et déjà amoureux ?), Lui accepte le mariage sous la fausse identité qu’il a en début de récit.

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Et si on s’inquiétait que l’Historique n’avale pas la Fantasy ?

Le « drama du moment » est très probablement Pursuit of Jade qui bat des records d’audience. Cela ne me surprend pas puisque je compte au nombre des personnes qui l’avaient réservé et je regarde l’épisode du jour à la pause déj’.
On en est au 27e (sur 40) et, jusqu’à présent, je me régale.

Vendredi dernier, K-sélection a partagé un article qui m’a interpellé : « Pursuit of Jade » : fiction historique ou inspiration vraie ? On fait le point du C-drama à succès.
La journaliste y écrit que l’histoire se passe dans un monde imaginaire. Ce qui en fait une œuvre de… Fantasy, mais elle la qualifie d’Historique en concluant :
« Sur les forums et les réseaux sociaux, beaucoup expliquent que ce cadre imaginaire offre plus de liberté aux scénaristes, qui peuvent créer des personnages plus profonds sans être limités par les faits historiques. »

J’ai bugué.
On est en 2026 et l’article découvre l’intérêt de la fiction de Fantasy.
Ni plus ni moins.
Elle ajoute même :
« Pour le public, l’absence de base historique réelle n’a pas diminué l’intérêt pour l’histoire. »
… comme si la Fantasy aurait pu être disqualifiante a priori.

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Et si vous preniez la parole ?

Il y a une semaine, Kinayla a posté un billet sur D1000 et D100 : Pourquoi on a bien failli disparaître en tant que site rôliste.
J’imagine ici une petite musique d’attente pendant que je vous laisse la lire et je vous livre ce que j’en ai retenu : elle évoque tout à la fois la fragilité des contenus éditoriaux, qui peuvent disparaitre à tout moment, et la fragilité du travail bénévole / associatif.

Son article m’a touché parce qu’il a résonné en moi et je n’ai pas écrit dessus tout de suite, j’ai laissé passer les jours1.

Il y a deux points que je voudrais scinder : le contenu éditorial en général et son archivage / documentation et le travail bénévole et ses aléas.

Sur la question de contenus éditoriaux… tout peut disparaitre à tout moment.
Un site de références, un travail comme celui du Thiase parce qu’il repose sur une seule personne. Concernant ce travail, d’ailleurs, il a pu être repris par la FFJdR, mais elle n’est pas moins fragile, elle ne repose pas sur énormément de personnes…
Ce souci n’est pas spécifique au bénévolat. Il y a des maisons d’édition qui apparaissent régulièrement, mais d’autres également qui ferment. La fin d’une maison, c’est la fin de ses ouvrages sur le marché.

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Où je reparle de JdR, du FIJ, mais également de Dark Romance

Il y a un peu plus d’une semaine, j’ai posté deux articles sur la situation du JdR (jeu de rôle) au FIJ.
Le lendemain de mon 2e billet, plongé dans mes réflexions, j’ai écrit une publication sur FB que je n’ai pas reproduite ici. Les jours ont passé, j’ai fermé mon compte FB et, hier, j’ai évoqué cette affaire d’une autrice qui a vendu un roman, contenant a priori des passages pédocriminels, sous l’étiquette Dark Romance (DR).

Je copie/colle donc d’abord ma publication du 17 février :

Ce matin, sur le chemin du taf, je songeais au terme jeux de simulation.
— Tu as de drôles de pensées…

Hier, j’ai blogué sur le divorce JdR / FIJ et, en fait, ce matin, je repensais à cette couleur rose sur le plan du festival avec « Figurines, JdR, Wargames ».

En tant que personne féministe, queer et neuroatypique, on va dire que j’ai une conscience particulière de la nécessité de maîtriser les narratifs / définitions et de l’auto-détermination ou, plutôt, de l’auto-définition.

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Où je décide de ma définition de la Romance

Cette aprem, j’ai lu une publi Insta de l’autrice Flora Peony :

Je regrette le choix de la police / fond qui m’en ont rendu la lecture difficile, mais ça n’est pas le sujet ici.

Je vous résume ce que j’en ai compris :
1/ Si l’on défend l’usage des TW, une fin triste doit faire l’objet d’un TW parce que cela peut tout autant choquer que d’autres sujets ;
2/ Les codes de la romance incluent une fin heureuse donc, si la fin est triste, l’histoire doit être indiquée comme « drame sentimental » et non comme « romance ».
La dernière vignette indique que Roméo et Juliette est une tragédie et non une romance.

Alors… j’ai beaucoup de choses à dire et je vais essayer de garder le fil.

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Où je partage une vidéo et reparle de Dark Romance

Hier, je suis tombé (par le hasard de l’algorithme, qui n’est donc pas du tout un hasard) sur une vidéo YT :

Elle est récente (12 février 2026) et je l’ai trouvée vraiment intéressante.

J’ai eu l’occasion de parler de la Romance et de la Dark Romance dans deux précédents billets.

Dans cette vidéo, la youtubeuse Marouchka aborde le sujet par le biais de ses a priori. C’est très intéressant car ce sont des préjugés que j’ai longtemps partagés et qui représentent probablement assez bien le mépris dont souffre le genre. Elle défait un peu tout ça, en s’appuyant sur des travaux de recherche, et elle évoque notamment le rôle de la Dark Romance.

Je mets juste un tout petit tout léger bémol : elle reprend la définition de la Romance comme un récit avec une fin positive / heureuse
et, comme je l’avais évoqué, je ne pense pas que ce soit le cas dans la définition moderne qui inclut un récit comme Roméo et Juliette.
Mais, voilà, c’est un détail et, sur la Dark Romance elle-même, elle parle d’un « laboratoire » pour expérimenter en toute sécurité et je pense qu’on est raccord (je disais « mode d’emploi de l’hétérosexualité »).

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JdR et FIJ, c’est fini ?

Est-ce de bon goût d’annoncer la fin d’une idylle un jour de Saint-Valentin ?

Ça fait plusieurs semaines (années ?) que je savais que j’allais écrire ce billet et j’ai déjà teasé quand j’ai livré mon retour d’Octogônes. Donc, en octobre, j’écrivais que le Festival International des Jeux (FIJ) de Cannes n’était hélas plus un des évènements importants du jeu de rôle (JdR) en France et je savais que je reviendrai sur ce point à l’occasion de son édition 2026.

Quelques éléments :

Le FIJ 2026 se tiendra dans deux semaines (du 27 février au 1er mars).
On savait déjà que plusieurs éditeurs de JdR ne viendraient pas, mais ils ne souhaitaient pas communiquer dessus et il fallait donc attendre que les plans soient connus pour constater l’ampleur de la désertion.

Le FIJ est organisé par une structure liée à la mairie / qui a une délégation de service public.
Et on peut dire que la mairie de Cannes a les moyens de faire de gros festivals, dans un palais dédié au bord de la mer, à quelques minutes de la gare.

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Mon nano-bilan 2025

En tant que blogueur et/ou personne qui veut sembler présente sur les réseaux, entre Noël et le Jour de l’An, ça semble le moment idéal pour dresser un bilan de l’année civile, en disant « au revoir » à ce qui nous a soucié et en mettant en avant nos succès, et peut-être quelques titres ou projets à promouvoir…
Pour faire ce bilan, le premier outil est… la mémoire. Et je n’en ai pas.
Donc je vais essayer de retrouver les quelques faits que je peux retracer facilement.

2025 a surtout été la première année sans une édition du festival Nice Fictions, après 10 années où c’était un fil rouge important dans ma veille et mes cogitations, dans mes échanges avec les autres…
Il a fallu que je redéfinisse ce à quoi je laissais mon cerveau penser (oui, il a sa vie propre, comme mes cheveux ou, en fait, l’ensemble des différentes parties de mon corps).
Ça m’a ramené à l’activité de nano-éditeurice qui, même si elle a toujours été là, semblait passer toujours un peu après le festival.

Ma sœur a finalisé 3 jeux de rôle qui attendaient depuis un moment, voire un gros moment.
Terres Suspendues lite est une version alternative de Terres Suspendues, mais Six et le Quai de l’Horloge sont deux nouveaux jeux.
— Qu’est-ce que ça vient faire dans ton bilan annuel ???
— Ben, je suis son éditeurice et sa correcteurice…

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Vers une définition de la Romance… ou pas

Je suis tombé sur un bout d’interview où un éditeur expliquait que tel roman qu’il avait publié n’était pas de la romantasy
non pas parce que cette étiquette n’a pas vraiment de sens en soi (ce qui est la position que je défends)
mais parce que la romance serait un genre extrêmement codifié où les deux héros finissaient ensemble à la fin.
J’ai tilté parce que, quand je pense Romance, le premier titre classique qui me vient à l’esprit est Roméo et Juliette et on ne peut pas dire que ça colle à sa définition.

J’ai plusieurs fois blogué sur la question des genres parce que c’est une question qui m’intéresse tout court,
je me suis même interrogé sur le large spectre que constituait la Romance selon la définition que je m’en étais faite
et je me retrouve dans une situation où l’étiquette Romance est la première étiquette ici avec 95 billets (sur 379).
Si je me trompe sur la définition, il est urgent que j’en change. Si mon idée colle à peu près à l’usage, ça ne peut pas faire de mal d’en redonner la définition ici.

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Où je parle de #vdrama et de The Bone in My Bones 他的掌心娇宠 (2025)

Au moment où je rédige ce billet, l’outil de stats du blog me dit que, sur cette année 2025, j’ai posté 99 articles.
Je ne suis pas forcément accro aux chiffres ronds (si, bien sûr) et nous ne sommes que le 18 décembre, j’aurais peut-être l’occasion de vous raconter des trucs d’ici le 31… mais, avec cette idée de ne pas louper le 100e, j’y ai trouvé la motivation de parler d’un sujet que je n’ai pas encore traité : les dramas verticaux aka vdramas.

Wikipédia m’apprend que ce format, né en Chine, a un nom spécifique : duanju 短剧.
Ce sont des séries qui se caractérisent par des épisodes très courts (d’1 ou 2/3 minutes) et un format correspondant aux écrans de smartphones / TikTok / réels Instagram. (Format portrait au lieu de paysage, disons.)
L’enjeu est de capter rapidement ton attention puisque le 1er épisode peut n’être que de 60 secondes, du coup.
Pour moi qui aime étudier les différents formats de narration et particulièrement les formes courtes, vous vous doutez que c’est obligé de m’intéresser.

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