Où je parle de #vdrama et de *The Bone in My Bones* | 他的掌心娇宠 (2025)

Au moment où je rédige ce billet, l’outil de stats du blog me dit que, sur cette année 2025, j’ai posté 99 articles.
Je ne suis pas forcément accro aux chiffres ronds (si, bien sûr) et nous ne sommes que le 18 décembre, j’aurais peut-être l’occasion de vous raconter des trucs d’ici le 31… mais, avec cette idée de ne pas louper le 100e, j’y ai trouvé la motivation de parler d’un sujet que je n’ai pas encore traité : les dramas verticaux aka vdramas.

Wikipédia m’apprend que ce format, né en Chine, a un nom spécifique : duanju 短剧.
Ce sont des séries qui se caractérisent par des épisodes très courts (d’1 ou 2/3 minutes) et un format correspondant aux écrans de smartphones / TikTok / réels Instagram.
L’enjeu est de capter rapidement ton attention puisque le 1er épisode peut n’être que de 60 secondes, du coup.
Pour moi qui aime étudier les différents formats de narration et particulièrement les formes courtes, vous vous doutez que c’est obligé de m’intéresser.

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*Stealing Heart* | 窃心 (2025) et quelques mots sur le *ère républicaine spicy*

Et le titre de la pire série que j’ai jamais vue est attribué à…
24 épisodes de 20+ minutes

Je ne sais pas si ce genre a un nom à lui, mais il existe un genre avec les caractéristiques suivantes :
ça se passe (au début de ?) l’ère républicaine chinoise : au contraire d’un temps ancien où tu as un empereur ou d’un temps moderne avec un gouvernement, tu as des pouvoirs locaux, de belles voitures, des revolvers, des téléphones (mais qui servent peu), des grands magasins bling-bling… bref, un environnement déjà assez prometteur un peu équivalent à notre Belle Époque, je dirais ;
il y a une histoire de vengeance, généralement entre Elle et Lui (et, bien sûr, lae coupable n’est pas cellui qu’iel croit), ce qui nous donne une relation enemies to lovers ;
le tout plutôt spicy, mais version soft et morale1.

Je n’en ai fini aucune.
— Hein ?
— J’ai vu passer pas mal de titres, regardé des extraits, lu des avis… et je n’en avais pas encore vu une en entier car j’ai l’impression2 qu’il y a souvent des fins tragiques ou pas heureuses.
Comme je l’avais expliqué, je n’aime pas les fins inutilement tragiques et c’est par exemple pour ça que je ne me suis pas lancé dans Bound By Sin qui me faisait pourtant de l’œil avec une Elle dominatrice, mais, à la fin, Elle et Lui sont séparés sans vraiment de raisons.

Bref, comme à mon habitude, je regarde les quelques minutes de la fin avant de me lancer et, là, les feux sont au vert : Elle et Lui se marient dans les dernières scènes.

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2025, pas le meilleur cru côté kdramas…

La série Dynamite Kiss est actuellement en cours de diffusion, à raison de deux épisodes par semaine les mercredi et jeudi. Hier soir, c’était donc le 8e sur les 14 au total.

Le 26/11, après la diffusion du 5e, j’avais écrit sur FB :
14 épisodes de 60+ minutes dont le dernier pour Noël.
Elle (Ahn Eun-jin) est une pauvresse en galère. Malgré son courage et ses efforts, elle ne parvient pas à trouver un emploi. Lui (Jang Ki-yong) est un riche héritier, mais sa famille n’est pas jojo.
Ils se croisent par hasard sur l’île de Jeju et c’est le coup de foudre, mais elle disparaît brutalement.
La sœur de Lui (la Méchante de l’histoire ? on dirait), pour lui nuire, lui constitue volontairement une équipe d’employées a priori bras-cassés : des mères de famille sans expérience. Pour Elle qui échoue aux entretiens d’embauche, c’est une opportunité en or, pourvu qu’elle mente sur le fait qu’elle est mariée et a un enfant.

Les voilà chef et employée avec ses mensonges à Elle et Lui qui est accro depuis le début.
Pour l’instant, ça fonctionne vraiment bien, en mode /yolo
Elle est poursuivie par des usuriers, l’ami qui se fait passer pour son mari tape dans l’œil d’Elle2, la fiancée de Lui (mariage arrangé, of course), les collègues sont amusant·es…
On croise les doigts que ça tienne dans la durée, mais c’est bien parti !

Si le début était donc prometteur, l’épisode d’hier soir a été une douche froide : on tourne en rond, le maintien du mensonge devient clairement gênant, aussi gênant que les choix de Lui… et on se demande ce qu’Elle2, qui est bien gentille, vient faire dans cette galère.

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Dark Romance ou mode d’emploi de l’hétérosexualité ?

Ami m’a un jour expliqué qu’il pensait que les gens avaient une opinion sur tous les sujets. Comme il y a forcément plus de sujets qu’on ne connaît pas qu’on connaît, il pense que ces avis sont donc des a priori et qu’ils sont nombreux.
Je ne pense pas que ce soit vrai car je ne pense pas que ce soit mon cas1.
Il y a des tas de sujets sur lesquels je n’ai aucune pensée. Comme les sports ou les activités de plage, mais pas que.
Qu’est-ce qu’un bon vin ? Aucun n’est bon à mes yeux, mais je ne pense pas pour autant que ce soit mauvais, je me dis juste que ce n’est pas pour moi. C’est une pensée très neutre, pas négative du tout. Je veux dire : quand je vois des personnages boire du vin dans un film, par exemple, je ne me dis pas « beurk, c’est dégueu », je puise dans ma connaissance de la fiction ce que c’est supposé traduire (moment de détente, dîner romantique…) et j’accepte que ce code narratif est pertinent et que je le comprends.
Comme je peux me définir comme aromantique et/ou asexuel et agenré : pas par dépit ou déception, non, juste un « je ne comprends pas quel est le sujet ».

Du coup, je n’ai aucune idée d’à quoi servent les histoires.
J’ai forcément lu des explications et théories sur le sujet, mais je n’en ai retenues aucune car aucune ne m’a semblé évidente et/ou s’appliquer à moi.
Depuis que je suis tout petit, quand mon esprit n’est pas occupé à la résolution d’un problème / souci / tâche à accomplir, je me raconte des histoires. Je m’en racontais avant de m’endormir le soir et je n’ai pas cessé. Soit le sommeil vient vite et je plonge dans des rêves fournis, soit j’imagine des scènes, des dialogues…
Certaines de ces histoires deviennent des textes, certaines ne sont que des fanfictions que je n’écrirais jamais.

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Fated Hearts | 一笑随歌 (2025)

Un récit bourré de rebondissements, mais qui accumule les méchant·es et que j’ai trouvé trop exagéré à mon goût
38 épisodes de 40+ minutes

Feng Suige (Chen Zheyuan) est le Grand Prince de Susha et également son grand général, Dieu de la Mort. Alors qu’il mène une bataille décisive contre Jinxiu, le pays ennemi de Susha, il est abattu d’une flèche par Fu Yixiao (Li Qin), générale ennemie et meilleure archère au monde.
Ces deux-là se recroisent assez vite dans une grotte magique qui soigne tout (disons ?) : Feng Suige fait face à sa terrible blessure, mais Fu Yixiao est amnésique. Juste après sa victoire, elle a été victime d’un accident ou d’une tentative d’assassinat.
Ce début évoque le début d’Are you the one : Lui fait croire à Elle qu’ils se connaissent et sont amis… mais la similitude s’arrête là.

Feng Suige convainc Fu Yixiao que, si on a tenté de l’assassiner, il y a des histoires louches entre leurs deux pays et qu’ils peuvent s’entraider à les résoudre… et à se venger.
D’ailleurs, la vengeance est la grande héroïne de ce récit : tout le monde veut se venger de tout le monde et, au final, ça finit en bain de sang…

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Les gens ne suivent pas les blogs

Je viens d’inventer cette affirmation, mais elle peut être vraie.

Je crois que j’ai toujours aimé bloguer car c’est un exercice qui me correspond bien, mais je n’ai aucune idée de quand j’ai commencé. Je sais juste que j’en ai eu plusieurs (blogs), que j’ai conservé certains billets que j’ai recopiés ici, mais que j’en ai perdu (des billets) beaucoup plus… et je sais que ce n’est qu’en 2021 que j’ai commencé à ne plus tout supprimer parce que j’y ai consacré un post

Nos articles sont rangés par catégories, avec des étiquettes / tags qui vont bien.
On peut les éditer autant que de besoin, les illustrer, y ajouter des liens, des notes de bas de page…
Bref, c’est un exercice très satisfaisant.
Perso, je n’hésite pas à rechercher un ancien billet en tapant quelques mots clés, pour le relire et me rappeler mon propos, m’y référer au besoin (comme ci-dessus, quand je parle de billets perdus).

Sauf que personne ne suit les blogs.
J’affirme ça avec aplomb sans avoir aucune étude sur le sujet, ce qui est carrément gonflé.

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Qu’est-ce que je raconte ?

Je sais qu’il y a des romancièr·es qui ont une « écriture libre » : iels ne savent pas forcément où iels vont d’entrée de jeu et iels se laissent porter. Iels suivent leurs personnages, iels s’arrêtent pour contempler un décor.
Si ça se fait pour un roman, assez long par définition, ça doit être encore plus envisageable quand on écrit une nouvelle.

Pourtant, perso, si j’avais un conseil, ce serait de ne pas le faire.
Je ne dis pas qu’on doit forcément avoir un plan structuré et tout, hyper précis… mais, quand tu écris, j’aimerais que tu te poses une question : qu’est-ce que tu me racontes ? Où vas-tu ?
Je suis bien sûr que je ne suis pas le seul à tomber sur des fins décevantes.
Alors on pourrait se dire que c’est « obligé » : statistiquement, il y aura forcément des fins qui nous déçoivent.

Je n’ai pas vu la fin de la série Lost.
J’ai entendu dire que, finalement, les personnages étaient morts / au Paradis.
Du coup, je suis content de ne pas avoir perdu mon temps à tout regarder et, quelque part, je ne suis pas super surpris car je pense que ça se sentait dès le début : ça n’allait nulle part.

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« Comme » est ton pire ennemi

Je n’ai pas parlé ici des évènements autour du Festival International de la BD d’Angoulême, dont l’édition 2026 ne devrait a priori pas se tenir suite à un boycott réussi. Je n’en ai pas parlé parce que, comme je l’écrivais déjà fin octobre, je n’ai a priori pas vocation à parler de BD en général ici… mais, si vous vous posez la question, oui, je soutiens le girlcott lancé par les artistes et j’ai plutôt partagé les infos que je voyais passer sur les RS.
Donc le sujet m’intéresse et je tombe sur une publi Facebook du Monde.
Y’a plein de choses qui ne vont pas dans cette publi, qui suinte les red flags, mais je n’ai pas vocation à commenter la presse et je veux juste m’attarder sur cette vignette :

"Le Festival International de la bande dessinée d'Angoulême est au bord du précipice, au point qu'au moment où on écrit ces lignes l'édition 2026, prévue fin janvier, est peut-être déjà morte. Et si elle survit, ce sera en version réduite, comme un blessé portant sur le corps des tigmates de rudes combats."

Quand je relis / corrige une nouvelle (ou n’importe quel texte, même un texte de présentation dans le cadre de mon boulot alimentaire), l’un des conseils que je donne le plus souvent, c’est de faire la chasse aux « comme ».
J’en suis arrivé à les surligner systématiquement, par réflexe.

Je trouve que cet exemple illustre particulièrement bien pourquoi c’est mauvais.
Normalement, quand tu racontes quelque chose, ton propos doit se suffire. Comme un grand1.
A la rigueur, exceptionnellement, tu peux t’aider d’une image ou d’une métaphore. EXCEPTIONNELLEMENT.

Le propos doit se suffire. Comme ici.
Quand tu lis cet exemple, tu ne peux plus jamais avoir envie de faire ce genre de phrases.
— Qu’est-ce qui cloche dans cette phrase ?
— « un blessé portant sur le corps blabla » ? Vraiment ?
(Non, je n’ai pas envie de commenter aussi l’usage de « morte » au lieu de « annulée »…)

  1. J’ai honte… ↩︎

Wikipédia… et nous ? et nous ?

Je me disais que j’avais sans doute déjà abordé le sujet ici, mais une recherche ne fait ressortir aucun billet donc… je suppose que non.
Si je devais donner un statut à ma relation avec Wikipédia, je dirais… c’est compliqué.

Par où commencer ?

Tout d’abord, je vais poser un avertissement.
Aussi imparfaite que puisse être Wikipédia, comme toute entreprise humaine (la perfection n’existe pas), je pense qu’elle est importante et, dans tous les cas, des critiques légitimes envers elle, pour la faire progresser ou créer des alternatives plus ceci ou cela… ne signifieront jamais que j’accorde la moindre valeur / crédit à des imitations comme l’initiative d’Elon Musk, bourrée d’IA et d’extrême-droite.
Une critique saine doit avoir sa place dans le débat public, mais ne cautionne pas des imitations problématiques.

Bref…
Wikipédia est un objet précieux, en tant qu’encyclopédie collaborative.
Ça peut sembler une évidence, mais je préfère la poser avant d’aller plus loin, pour encadrer cette discussion.

Pour garantir la fiabilité des informations, il est demandé des articles de presse dans des médias généralistes / nationaux.
Ce qui n’est pas possible dans certains domaines / milieux.
Comme le milieu de l’imaginaire français.
D’après ce que j’ai lu, cette règle de « grand média » est spécifique à la France et elle pose souci.

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Est-ce qu’Un Jour Sans Fin…

… n’est pas une histoire rassurante pour se dire qu’on n’est pas Dory ? Oui oui, le poisson qui n’a pas de mémoire.
— Hein ? Mais les deux histoires n’ont rien en commun ! D’où tu sors ça ?

— Je ne pense pas être le seul à avoir ce sentiment d’être dans une boucle.
Le réveil sonne, tu te diriges, les yeux encore à moitié clos, vers les toilettes. Un chat tente de te faire trébucher, tu te rattrapes de justesse, tu espères que le reste de la journée sera moins dangereux. Tu remplis les gamelles et tu te fais couler un café.
Tu pars au travail, tu reviens, tu te dis que ce serait bien que tu répondes à tes messages, mais, demain, allez, ce sera aussi bien. Tu te cales devant une série.
C’est l’heure d’aller dormir.
Le réveil sonne, tu te diriges, les yeux encore à moitié clos, vers les toilettes. Un chat tente…

— OK, je te suis, t’es dans Un Jour Sans Fin. Quel rapport avec Dory ?
— Et si je n’étais pas dans Un Jour Sans Fin, mais, juste, j’oublie tout ?
— Pourquoi tu dis ça ???

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Mon tout premier conseil d’écriture, ce serait : « Tu t’adresses à un·e pote »

Tu lui écris. Est-ce que tu lui dirais ceci ou cela ? Que penses-tu qu’iel doit savoir pour comprendre où tu veux en venir ?
Si tu ne le dirais pas à un·e pote car c’est « ridicule » ou que « c’est trop long et ça lae saoulerait »… ne le dis pas à la lecteurice.

L’erreur la plus fréquente que je rencontre chez les auteurices débutant·es, c’est la… tentative de lyrisme ?
Et ma question est donc : « est-ce que tu écris ça quand tu racontes à un·e pote ce qui t’est arrivé dans la journée ? »

Je ne dis pas qu’on n’a pas le droit de poser un romantique au bord du fleuve pour qu’il s’émerveille sur les feuilles fanées et les canards trop nourris qui viennent lui piquer son sandwich.
Je dis juste que le gars, là, au bord de l’eau, il ne peut pas se retrouver partout, tout le temps, même au milieu de ta scène de poursuite en voiture1.

J’ai le sentiment que, trop souvent, notre débutant·e oublie qu’iel parle à quelqu’un, en fait2.

  1. C’est tellement dans ce genre de moments où je regrette de ne pas savoir dessiner… ↩︎
  2. Oui, je sais, pas que les débutant·es, mais les autres, iels s’en foutent un peu de mon avis… ↩︎

A nous de vous faire préférer le train…

… si tu as de l’argent en trop !

Pour une amie et moi, j’ai réservé un trajet Nice – Lyon1.
Je l’ai réservé depuis SNCF Connect.
Cette précision est importante : je ne suis pas allé chez divers transporteurs pour divers segments du trajet, j’ai pris un voyage sur une plateforme qui s’occupait de tout, notamment de choisir les correspondances.

Il y avait un arrêt / une correspondance à Marseille.
Nice – Marseille était un TER assuré par ZOU Région Sud.
Le train a été supprimé.
Étant donné qu’il était supprimé, je n’ai pas douté un seul instant qu’il me / nous serait remboursé : quand une prestation n’a pas lieu, tu es remboursé, ça n’est même pas une question.
J’ai donc pris le train suivant, un INOUI.
Fun fact : le TER est à 40,80 € et le suivant, le INOUI, est à… 34 € !!!

Pause
40 € pour un aller simple Nice – Marseille ?
En vrai, le prix est juste honteux et,
pour donner une échelle, l’avion pour Barcelone est à 46 €
et, pour aller à Paris, c’est 36 € (avion, toujours).

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Level Up | 레벨업 / 신작 (2019)

Une comédie ni mauvaise ni marquante
12 épisodes de 60 minutes

Lui (Sung Hoon) est un super gestionnaire qui va passer quelques semaines / mois dans les entreprises au bord de la faillite pour les sauver1. Elle (Han Bo-reum) travaille dans une entreprise de jeux vidéo qui risque de fermer. Ils se croisent par hasard (avec malentendus à la clé) avant que Lui ne vienne sauver l’entreprise d’Elle (forcément).

Je suis ennuyé car je n’ai pas grand chose à en dire.
C’est une comédie romantique qui se laisse regarder. Lui est un personnage rigide, probablement neuroatypique, qui a des difficultés dans les interactions sociales. Il est poursuivi par une femme un peu mesquine et puis finalement ça va.
Elle n’est pas… marquante ? Elle n’est pas sotte, ne se laisse pas faire… mais, en vrai, elle n’a pas un charme particulier rien qu’à elle. Elle est poursuivi par un gentil garçon, mignon, mais pas ouf.
Il y a les Méchants sous les traits de la grosse entreprise qui veut dominer le marché.

Le « charme » que je retiens, c’est que Lui déménage les locaux de l’entreprise au milieu du calme / à la campagne (mais qui a quand même des transports faciles jusqu’à Séoul).

A noter qu’elle est tagué Romance ou Comédie romantique, mais qu’il n’y a pas vraiment de romance…

  1. Est-ce que ça existe vraiment ??? ↩︎

Est-ce qu’il y aurait une bonne vs une mauvaise indignation ?

Je ne lis pas de bandes dessinées. Je ne dis pas que je n’en lis jamais ou que je n’en lis aucune, mais j’en lis très peu. A cause de 2 handicaps : la prosopamnésie et la malvoyance1. Bien sûr, je vois parfois (souvent ?) passer des titres qui ont l’air bien tentant et, si j’étais sur une île déserte avec seulement accès à des BD, j’en lirais pour passer le temps… mais j’ai déjà énormément de romans à lire, de séries à voir… qui me demandent moins d’efforts (physiques).
Bref, je ne parle pas ici de BD car je n’en lis pas et ne suis donc pas curieux / instruit sur le sujet.

Je n’ai donc pas parlé de l’affaire Bastien Vivès. Bien sûr que ça m’indigne qu’une certaine catégorie de la population, privilégiée, puisse agir ainsi en toute impunité, mais d’autres personnes en parlent bien mieux que moi, vu que c’est leur secteur.
Aussi, Laurier The Fox (un artiste que je suis) a parlé sur FB de la présence de Vivès à Saint-Malo, le week-end passé, à l’occasion du festival Quai des Bulles, et j’ai naturellement relayé sa publication sur le même réseau.

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L’Amour en laisse | 모럴센스 (2022)

Une romance sur le thème du BDSM, pour parler avant tout de l’acceptation des différences
1h54

Lui (Lee Joon-young) aime être soumis, mais, quand il a avoué son secret à sa petite amie, pour ne rien lui cacher, elle l’a quitté en le traitant de pervers. Alors il vit dans la peur d’être découvert.
Elle (Seohyun), sa collègue de boulot, découvre par hasard son secret… et ne le juge pas. Parce qu’il l’admire et se sent en confiance, il lui demande d’être sa dominatrice, mais sans sexe.
Elle, qui souffre plutôt d’être perçue comme froide et dominante au travail, accepte par curiosité, mais il est mignon et elle espère peut-être plus…

Le sujet principal est… les relations entre les gens, comme souvent.
J’ai vu que ce film était tagué comme Comédie, mais ça n’en est pas. Ça reste léger, hein, mais ça n’a pas l’objectif de nous faire rire.

A la vérité, je ne l’ai pas vu l’année de sa sortie car le thème principal (le BDSM) me faisait pas mal hésiter, même s’il poppait dans mes recommandations. Parce qu’on sait que ça a été traité n’importe comment dans des œuvres comme 50 nuances de Grey.
La curiosité a fini par prendre le dessus : dans un film, au pire, la perte de temps est restreinte.

Ben… c’est pas mal du tout.
On retrouve un thème très présent dans la fiction coréenne : les mauvais chefs en entreprise.
Et l’idée, au final, que les « pervers », ce sont plutôt ceux qui maltraitent les autres sans leur consentement.
La relation entre Elle et Lui est clairement contractualisée et consentante, les limites sont posées et il n’y a aucune scène gratuitement dérangeante.
Bref, ça parle de l’acceptation des différences dans le respect, sur un ton léger, avec de l’émotion.
Que demander de plus ?