A Business Proposal | 사내 맞선 (2022)

Une excellente comédie romantique, mais également une parodie réussie qui assume pleinement son jeu autour des clichés
12 épisodes de 60 minutes

Elle1 (Kim Se-jung) travaille dans une grosse entreprise qui produit des plats tout prêts où elle recherche en permanence de nouvelles saveurs et elle aime vraiment son travail. Quand Elle2, sa riche meilleure amie, est contrainte d’aller à un nième rendez-vous arrangé, Elle1 ayant besoin d’argent à ce moment-là, elle accepte de la remplacer en se faisant passer pour bizarre / excentrique.
Sauf que celui qui se présente au RdV est Lui1 (Ahn Hyo-seop), son patron. Elle1 va espérer ne pas le recroiser dans la vie de tous les jours, mais, bien évidemment (sinon il n’y aurait pas d’histoire), ce ne sera pas le cas.
Pendant ce temps-là, Elle2 croise par hasard (dans une supérette) Lui2, l’assistant et ami de Lui1, et elle a un coup de foudre immédiat.
Autour de ces deux couples, on va avoir pas mal d’autres personnages, dont l’ancien crush d’Elle1 qui est dans une relation qui ne fonctionne pas, les collègues allumés, les familles…

Avant de me lancer dans la rédaction de ce billet, j’ai fait une (très) rapide recherche et je suis tombé sur une conversation disant que cette série n’était pas à conseiller à un public qui découvrait les kdramas.
C’est vrai.

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Love the Way You Are | 爱情应该有的样子 (2022)

Une romance à message avec des imperfections, mais avec laquelle je me suis senti… simplement et efficacement bien
30 épisodes de 40 minutes

Réalisateur : Yu Zhong Zhong
Scénariste : Li Jing Ling, Shinning Wu

Elle4, divorcée d’un mari volage et mère d’un fils (Lui – Lai Kuan Lin), s’est remariée avec Lui4, veuf et père d’une fille (Elle – Angelababy) et d’un garçon (Lui2). Ils ont élevé leurs 3 enfants ensemble puis Lui est parti faire ses études à l’étranger. Quand il revient à Shanghai, à 25 ans, et qu’il revoie Elle (32 ans), il en (re)tombe aussitôt amoureux, mais elle est en couple avec Lui3, avocat ambitieux, qui a bien l’intention de l’épouser.

Lui est directeur artistique dans une boite de films d’animation tandis qu’Elle, dans le même immeuble de bureaux, est responsable au service marketing d’une entreprise qui produit et vend des parfums.

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Why Her? | 왜 오수재인가 (2022)

Un polar un peu sombre, mais qui fonctionne bien

16 épisodes de 60+ minutes
Disponible sur Viki sous-titré en français

Il y a 10 ans, Lui1 (incarné par Hwang In-yeop dans la version adulte), 18 ans, est accusé du meurtre de sa demi-sœur. Elle1 (Seo Hyun-jin), son avocate commise d’office, semble croire à son innocence, mais elle échoue à le faire acquitter. Il est libéré de prison un an plus tard, quand un autre « coupable » est désigné à son tour.

Elle1 est devenue une avocate réputée et redoutable dans un grand cabinet dirigé par Lui2. Forcément, elle s’est pas mal assise sur sa conscience et va devenir enfin associée. Elle est chargée de la défense d’un homme politique accusé de viol par une hôtesse de bar et, après qu’elle se soit montrée rude avec la victime, celle-ci se suicide.

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Mr. Bad | 我的反派男友官微 (2022)

En ce jour de Noël, une comédie romantique et fantastique délicieuse, c’est clairement l’idéal 😉

24 épisodes de 40 minutes
Disponible sur Viki sous-titré en français

Elle1 (Shen Yue), jeune athlète récemment diplômée, écrit des fanfictions et souhaite essayer d’autres choses (que le sport), notamment travailler dans l’entreprise dirigée par son idole, Lui2, écrivain à succès. Et ça fonctionne : repérée par Elle2, l’associée de Lui2, lors de l’entretien d’embauche, elle devient l’assistante personnelle de Lui2… beaucoup moins « magnifique » irl qu’en tant qu’idole.

En parallèle, alors qu’elle passe devant la fontaine aux fées de son quartier, elle se retrouve à souhaiter de vivre un « amour inoubliable » car elle souffre d’être célibataire quand il lui semble que tous les jeunes de son âge trouve l’amour. « Inoubliable », c’est pas forcément l’idéal comme souhait. Et il semblerait qu’elle ait invoqué sans le faire exprès Lui1 (Chen Zheyuan), le « méchant » de sa dernière fanfiction.

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The Law Cafe | 법대로 사랑하라 (2022)

16 épisodes de 60+ minutes

Elle (Lee Se-young) est avocate. Des causes perdues. Des injustices. Elle décide de quitter la fondation où elle exerce pour ouvrir un café où les gens pourront venir la consulter pour le prix d’une consommation.
Pour s’installer, elle loue le bas de la maison de Lui (Lee Seung-gi) qui, amoureux d’elle depuis qu’ils se sont rencontrés au lycée, la fuit depuis quelques années, rongé par la culpabilité. Car, forcément, Lui est membre de la famille qui a causé du tort à la famille d’Elle.

Au fond, rien de très original : une romance avec de l’action et de la politique, des méchants très méchants, des gentils qui se sentent vite responsables de tout…
Charmant. Et, même si je l’ai dévorébingewatché, au fond, cela ne suffirait pas à en faire un billet.

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Extraordinary Attorney Woo | 이상한 변호사 우영우 (2022)

16 épisodes d’environ 70 minutes
Les 15 et 16 sont disponibles en français depuis mercredi.

Une rapide recherche me dit que la série rencontre un beau succès et qu’elle a été renouvelée pour une 2e saison (pas disponible avant 2024).

Elle est autiste. Abandonnée par sa mère à la naissance, son père l’a élevé seul et elle a réussi brillamment ses études d’avocat, mais elle peine à trouver un travail quand elle est embauchée par un grand cabinet.

L’histoire repose sur trois axes :
– le parcours d’Elle en tant qu’avocate : son autisme l’a rend étrange pour ses collègues, mais, en même temps, ils reconnaissent son « génie ».
J’éprouve un sentiment un peu ambigu par rapport à ce point : dans les fictions mettant en scène des personnages autistes, l’angle « c’est un génie » est souvent pris, très probablement pour « séduire » le public, mais en invisibilisant le parcours des autistes plus « ordinaires ». Néanmoins, dans une fiction, il est normal que les personnages principaux soient brillants/exceptionnels…
– le mystère autour de sa mère et l’intrigue politique qui en découle ;
– la romance avec Lui, le « plus beau collègue ». (Pareillement, si Elle est un génie, il est logique que Lui ait un « plus ».)

Chaque épisode repose sur une affaire juridique et ça fonctionne bien.
La romance n’est pas tout à fait à la hauteur. Leur difficulté principale repose a priori sur le regard que la société porte sur le choix de Lui (il est beau, il peut avoir une fille « valide »), mais il manque un petit je-ne-sais-quoi. ‘fin, ça reste mignon et tout.
L’intrigue en fil rouge, par contre… est assez poussive, en fait. Ou, plutôt, elle est ratée.

Alors… j’ai vraiment été touchée par Elle et je me suis identifiée à certains moments (ou sentie représentée). Et, rien que pour ça, j’ai aimé.
Elle n’est pas isolée : son père, une meilleure amie déjantée, un chef compréhensif, une collègue au top… C’est une série pour se faire du bien, pas se désespérer.
Les histoires de chaque épisode compensent honnêtement le fil rouge global, mais il reste quelques faiblesses et on sent que, au lieu de tout synthétiser sur les 16 épisodes, les scénaristes envisageaient déjà une suite.

Je ne sais pas si ça ressort de ce billet, mais mes sentiments sont mitigés parce que j’ai aimé le personnage principal, qu’elle soit autiste, avocate… Plein de détails m’ont touchée personnellement, mais il y a quand même une faiblesse sur l’ensemble.

A voir de toute façon pour se laisser séduire par Elle 😉

The Sound of Magic | 안나라수마나라 (2022)

6 épisodes de 60/70+ minutes

C’est assez curieux car, ces jours-ci, avec les derniers préparatifs pour #NiceFictions22 qui se tient le week-end prochain, je n’avais certainement pas prévu de bloguer, à quelque sujet que ce soit.

Je n’ai pas la moindre idée de pourquoi j’ai cliqué sur cette série, probablement parce qu’il y avait « Magic » dans le titre… mais impossible de ne pas dire un mot sur cette excellente surprise.

Attention, l’histoire est parfois cruelle (meurtre, agressions sexuelles…).

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Drôle (2022) (mais pas que)

Je commence ce billet en ayant pas mal de choses à vous dire en préambule.

Tout d’abord, je ne suis pas familière de la production audiovisuelle française, non plus que des humoristes de ce pays.
Aussi, ne me demandez pas de citer un·e acteurice qui me plait, j’en serais incapable.
Bref, je ne pourrais pas vraiment contextualiser Drôle dont je vais vous parler un peu après mon introduction à rallonge.

Quand j’étais petite, ma mère me disait qu’il était plus facile de faire pleurer que de faire rire.
C’est vrai.
Pour émouvoir, il y a des ficelles relativement classiques auxquelles vous vous laisserez prendre même en vous prétendant blasé·e.
L’humour est vraiment segmenté, personnel.
Faire rire, c’est savoir que l’on ne s’adresse qu’à un public limité (même si moins limité pour certains grands noms, peut-être) et que des tas d’autres gens vous regarderont avec un petit air surpris, gêné ou désappointé.
Enfante, le soir au diner, je lisais à mes parents des bouts de textes, des essais… pour les faire rire et, en classe de Seconde, j’ai choisi l’humour comme thème d’un devoir (j’en parle ici) et je me suis régalée. J’ai compris que ça me plaisait.

Certaines de mes nouvelles me font rire, mais personne ne m’a jamais mailé que j’étais hilarante.
A une époque où je manquais un peu de temps, j’avais pris l’habitude de poster sur Facebook des petits statuts autofictionnels pour décaler la réalité et, si j’avais parfois des réactions positives, j’en ai reçu aussi de négatives, certains me reprochant d’étaler ma vie privée en public (hein ?).

J’ai perdu la flamme.
Faire rire était compliqué, je manquais de temps, des tas d’autres choses m’absorbaient…

Il y a quelques semaines, quelqu’un m’a dit (sans ironie) : « Mais, en fait, tu es drôle ! »
Les déclics ne sont pas toujours extraordinaires.

J’ai songé au stand-up, cet exercice auto-fictionnel où tu ris de toi-même, j’ai fait des essais (écrire, m’enregistrer…), les premiers retours sont positifs (sur les textes et ma voix, mais ça n’est pas du stand-up du tout).
J’ai commencé à regarder des humoristes français·es, à écouter, décortiquer…

A cette minute où je vous écris, j’en ai tiré deux enseignements pour l’instant :
– je ne crois pas que le stand-up sera le genre qui me convienne car il a ses codes (c’est normal) et ce n’est pas tout à fait ce que je recherche ;
– je ne doute pas que je veux continuer à travailler sur l’humour, sous des formes à définir/en devenir.

Quand tu es focalisé·e sur une idée, l’univers la nourrit : hier, en passant sur Instagram, je vois que Netflix annonce la sortie de Drôle, une série qui parle de l’histoire de quatre stand-upeur·ses.
Donc, forcément, je regarde.

6 épisodes de 40+ minutes
La durée est vraiment bonne, l’histoire est copieuse, sans être délayée.

Lui1 (Younes Boucif), le pivot central, est un gars un peu « idéal » : posé, travailleur, il est intelligent. Musulman, il ne boit pas, vit seul avec son père handicapé. Il est bienveillant, aidant. Mais ça passe crème, il n’est pas « beau gosse » ou trop confiant.
Sa meilleure amie, Elle1 (Mariama Gueye), noire, perce brusquement grâce à un sketch sur le plaisir prostatique, au grand dam de son mari qui se sent « ridiculisé » puisqu’elle parle de leurs ébats.
Elle2 (Elsa Guedj) est étudiante, blanche, issue d’une famille très aisée. Contrainte par sa mère à des études spécifiques, elle rêve de faire rire. Elle croise Lui1, ils se plaisent…
Lui2 (Jean Siuen), d’une famille vietnamienne bosseuse dont il est le vilain petit canard, est sur la pente descendante : après avoir eu du succès, il n’arrive plus à faire rire, enchaine les comportements désastreux, fâche son entourage…

Avec l’arrivée du succès, l’amitié entre Lui1 et Elle1 se tend, le mariage d’Elle1 semble fragile. Elle2 se perd dans les mensonges pour ne pas décevoir sa mère. Lui2 va s’accrocher à Lui1 pour remonter en selle.

Et la sauce prend, le tout est vraiment réussi.
Pas mal de sujets vont être abordés, sans être parachutés, juste parce qu’ils font partie de la vie, comme l’IVG ou la vulnérabilité mentale. Ou même la répartition des tâches au sein du couple hétéro.
On est touché, les personnages sont des « gens ordinaires » et le message est bienveillant : chacun·e est rattrapé·e même s’iel chute, chacun·e a sa chance/place, chacun·e est aimé·e (avec plus ou moins de maladresse).
Il n’y a pas de personnages toxiques, hormis un seul qui sera puni sans cruauté.

Du bon travail, à regarder sans hésiter.

PS : Par contre, je lis qu’une saison 2 est prévue et… je ne l’attends pas forcément. Ce besoin de continuer une œuvre qui se suffit ne me semble pas évident, mais on verra bien…