Suite au débat qu’a suscité votre choix d’illustration pour votre affiche 2026, j’ai écrit un précédent billet, mais, en parallèle, j’ai relayé pas mal d’infos sur mon mur FB, notamment les prises de parole d’artistes ou le fait que, dans un premier temps1, sur votre Insta, vous avez choisi de supprimer les commentaires qui vous étaient défavorables.
Note :
Je supprime aussi des commentaires sous mes publis. Je supprime les provocs qui n’ont pour but que de mener à la bagarre, pas les interpellations et questions.
Des trolls sont venus me harceler sur FB.
Je ne parle pas d’une discussion un peu énervée, mais bien de pur harcèlement : par exemple, mettre une réaction « en colère » sur TOUTES mes publis (même celles qui n’ont aucun rapport avec le sujet de leur fureur), puis, quand je bloque (parce qu’il n’y a rien d’autre à faire), revenir avec un autre compte et recommencer.
J’ai souvent pris la parole sur plusieurs affaires, certaines plus « graves », et je n’ai jamais eu à faire à ce type de comportements auparavant.
Forcément, ça pose des questions.
Je ne pense pas qu’une orga bénévole soit responsable de ses soutiens / fans, surtout ceux qui ont un tel comportement.
Par contre, je pense que vous êtes responsables de votre com (forcément).
La façon dont vous avez annoncé ne pas accepter le harcèlement, couplée à votre suppression des commentaires qui vous étaient défavorables, a laissé entendre que vous considériez que celleux qui n’étaient pas d’accord avec vous étaient les harceleurs.
Je détaille au cas où.
Pour celleux qui ne l’auraient pas vu, votre communiqué est en ligne ici.
Il y a cette phrase par exemple :
« Une affiche est une œuvre; le débat est légitime, mais nous n’acceptons pas qu’il se transforme en campagne de pression, d’insultes ou de harcèlement visant l’organisation, ses bénévoles ou toute personne. »
Vous mettez sur le même plan la « pression » et « les insultes et le harcèlement ».
La pression est un mot un peu vague qui peut très bien désigner des campagnes de girlcott comme celle qui a touché le festival BD d’Angoulême. C’est un refus de la critique et du débat.
De plus, vous définissez uniquement le harcèlement que vous estimez contre vous, sans indiquer qu’il serait tout aussi illégitime contre les artistes et personnes qui ne sont pas d’accord avec vos choix.
Un débat, même un peu emporté, est une expression nécessaire pour faire avancer une réflexion.
Le harcèlement a pour objectif d’intimider ses contradicteurs en espérant les faire taire.
Bref, si vous n’êtes pas responsables des harceleurs, vous pouvez choisir une communication moins ambiguë et, surtout, je veux supposer que votre désapprobation aura plus d’impact sur des gens qui se veulent vos soutiens, surtout s’ils comprennent que, en agissant ainsi, ils nuisent directement à votre image et donc à votre travail.
Si jamais ce message a un petit côté « donneur de leçons », ma foi, je suis OK avec ça.
- Ça semble ne plus être le cas, tant mieux. ↩︎