Où je partage une vidéo et reparle de Dark Romance

Hier, je suis tombé (par le hasard de l’algorithme, qui n’est donc pas du tout un hasard) sur une vidéo YT :

Elle est récente (12 février 2026) et je l’ai trouvée vraiment intéressante.

J’ai eu l’occasion de parler de la Romance et de la Dark Romance dans deux précédents billets.

Dans cette vidéo, la youtubeuse Marouchka aborde le sujet par le biais de ses a priori. C’est très intéressant car ce sont des préjugés que j’ai longtemps partagés et qui représentent probablement assez bien le mépris dont souffre le genre. Elle défait un peu tout ça, en s’appuyant sur des travaux de recherche, et elle évoque notamment le rôle de la Dark Romance.

Je mets juste un tout petit tout léger bémol : elle reprend la définition de la Romance comme un récit avec une fin positive / heureuse
et, comme je l’avais évoqué, je ne pense pas que ce soit le cas dans la définition moderne qui inclut un récit comme Roméo et Juliette.
Mais, voilà, c’est un détail et, sur la Dark Romance elle-même, elle parle d’un « laboratoire » pour expérimenter en toute sécurité et je pense qu’on est raccord (je disais « mode d’emploi de l’hétérosexualité »).

Le timing est un peu étrange car, au moment où je découvre cette vidéo et que j’éprouve donc le besoin de vous la partager pour continuer et nourrir mes réflexions sur le genre, un buzz a éclaté.

Je ne vais pas donner le titre ou le nom de l’autrice pour ne pas augmenter la visibilité et les ventes de l’ouvrage.

La situation
Sur Amazon, une autrice française auto-éditée vend un roman tagué dark romance. Il n’est pas récent, mais il faut du temps pour que l’info circule et il semblerait qu’il ne s’agisse pas d’une romance, mais d’une fiction complaisante avec la pédocriminalité.

Le buzz entraine que, malgré la très mauvaise note sur la plateforme de vente, le roman y est affiché en top des ventes car la curiosité…
Beaucoup d’extraits circulent et je ne les lirai pas pour ne pas me faire du mal inutilement.

Il y a la question morale : si la pédocriminalité y est romantisé comme cela est largement dénoncé, je pense que c’est assez vite résolu.
Il y a la question légale : un député a saisi la Justice donc je pense que nous en saurons plus au fur et à mesure.

Évidemment, je suis révolté si la pédocriminalité est romantisée, mais j’ai vu aussi pointer des dérives dans les commentaires.
Il y a le harcèlement contre l’autrice et, en vrai, c’est extrêmement perturbant : il y a des gens qui se sont saisis de cette affaire avec bonne volonté / de bonne foi et qui ont fait des signalements
et il y a des harceleurs qui se glissent dans leur démarche et qui, du coup, perturbent le signal car des menaces et de la psychophobie se mêlent à une indignation légitime.

L’autre dérive à laquelle il convient de rester vigilant, à mon sens, c’est celleux qui en profitent pour attaquer la Dark Romance.
C’est du même niveau que de dire que les jeux vidéos rendent violents et ça n’est pas anodin.
La dénonciation d’une autrice problématique ne doit pas servir de cheval de Troie pour attaquer l’art et la culture et ça peut être délicat car cette autrice, comme Vivès qui, si j’en crois ce que je lis, est dans le même sac, peut utiliser cet angle pour se défendre.

Documenter, définir, nourrir la recherche… tout ça est fondamental, en vrai.

Auteur/autrice : Cenlivane

Ecrivain·e, Poète·sse, Blogueur·se