Si Jin | 似锦 (2025)

Un gros coup de cœur pour cette première moitié 2025 : du fantastique, de l’action et une héroïne bien décidée à changer son destin

40 épisodes de 40+ minutes
Disponible sur Viki sous-titré en français

Alors qu’Elle (Si by Jing Tian) tue son ennemie, la Princesse royale, sœur de l’Empereur, qui a déclenché le chaos dans le Royaume, Elle est abattue par Lui (Jin by Zhang Wan Yi), son second mari et grand amour de sa vie.
Elle se réveille des années plus tôt, avant qu’elle n’épouse son premier mari, que son Père et son Frère ne soient tués, que sa Sœur se suicide… et elle est bien décidée à ne pas gâcher cette deuxième chance, à ne plus vivre conciliante et soumise en espérant que tout ira bien.
Elle surprend son fiancé infidèle, mais celui-ci la jette à l’eau pour s’en débarrasser et elle est sauvée par Lui. Qui remarque sur sa nuque la marque de la Sainte du Royaume ennemi et décide d’enquêter sur Elle.
Alors qu’il ne devait pas rester à la Capitale, Lui s’y installe, devient le collègue du Juge parfait (impartial, intelligent, gentil, incorruptible…) et on comprend rapidement qu’il est le 7e Prince, exilé à sa naissance car déclaré porte-malheur par le Conseil des Astrologues.

C’est donc l’histoire de Si, bien décidée à changer sa vie et à sauver tous celleux qu’elle aime.
Mais son attitude globale face à la vie entraine qu’elle va aussi changer la vie des autres, sa façon entière de considérer le monde.
Évidemment, Lui va s’éprendre très vite d’Elle et, quoiqu’elle connaisse leur destin funeste, elle ne contrôle pas ses sentiments.

L’histoire a un très bon rythme et commence fort : Elle doit réussir à annuler son mariage puis elle est confrontée au mari d’une de ses cousines, violeur et tueur en série. Aidée de Lui et du Juge.

J’ai vraiment beaucoup aimé l’ensemble.
L’histoire est riche, mais l’intrigue est simple : il n’y a pas whatmille factions. Il y a les dominants harceleurs (avec la Princesse royale en Big Bully) qui pensent que les autres leur appartiennent et les autres, qui s’en sortent plus ou moins bien, ce qui rend les motivations crédibles.
Elle fait clairement la distinction entre lae Méchant pur et lae Méchant par circonstance et leur réserve des sorts différents.

Alors, au début, j’ai forcément pensé à Blossom : Elle revient dans le passé et doit se sauver du malheur qui lui collait, mais, ici, Elle et Lui sont lumineux. C’est vraiment joyeux de les voir réagir aux différentes pressions et harcèlements : ils ne se laissent jamais menacés, ils se s’avouent jamais vaincus. Et ce sont de vrais amoureux, tendres, proches.
Et Elle apporte une alternative / un modèle à toutes les femmes autour d’elle.
Parce que les femmes sont clairement le centre de l’histoire, victimes ou Big Boss de fin de niveau, et les hommes sont des ennemis ou des soutiens.

Mon seul regret vient avec le 40e épisode : tout est résolu, mais dans un condensé qui tranche avec le reste de l’histoire et qui laisse un peu sur la faim. Puis… comment dire… Toute la narration tourne autour de la reprise en main de leur vie par les femmes, mais le discours final de Si vante surtout les bienfaits du commerce et du capitalisme et… heu… bof, quoi !
Ce drama est une adaptation du web roman / comic The Brocaded Tale of The Girl Si de l’autrice Willow Leaves In Winter 冬天的柳叶.

Sur cette fin de billet, je vais faire deux petites digressions :

1/ C’est ici le 5e drama que je regarde avec Zhang Wan Yi dans le rôle du personnage principal et je dois avouer que c’est un de mes acteurs chouchous. Ici encore, c’est un noble, mais, cette fois, il n’est pas un érudit doué en calligraphie, juste un guerrier et c’est clairement Elle le cerveau / stratège du couple.
J’aime beaucoup la façon dont il est un héros aux côtés d’une héroïne qui brille plus que lui, sans qu’il apparaisse comme faible.

2/ Je peux dire que j’ai regardé un certain nombre de dramas coréens ou chinois et, si j’apprécie les séries coréennes en général pour la qualité de leur réalisation, je me retrouve beaucoup plus dans les personnages féminins chinois qui n’entendent pas se laisser faire / se laisser intimider.
Bien sûr que c’est un avis très général et que je privilégie des intrigues qui me tentent a priori, mais je pense que c’est assez marqué pour que je le signale.

Ce billet a également été publié sur la Tribune des Vagabonds du Rêve.


A propos Cenlivane

Ecrivain·e, Poète·sse, Blogueur·se
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