Sainte Emmerderesse (2026)

Autrice : Audrey Alwett

Un récit « léger » bourré de choses très sérieuses et finalement assez satisfaisant puisqu’il laisse imaginer une sainte châtiant les méchants

Je n’avais encore rien lu d’Audrey Alwett que je suis néanmoins sur les réseaux, disons depuis au moins 2016 puisque je la cite dans l’un de mes billets : Avez-vous peur des quotas ?
Ce qui signifie que j’ai un a priori favorable la concernant.
J’ai acheté Sainte Emmerderesse pour le titre, clairement, sans forcément savoir ce dont il retournait et il est présenté comme de la littérature générale (blanche ?).

Lorsque Suzanne gagne au Loto, elle décide de fuir sa famille abusive et achète, près du village de Rançon-sur-Seine, le manoir qui appartenait à Lucie de Saint-Ange, baronne qui vécut au temps de Louis XIV.
Le manoir est vide de tout meuble et, pour son entretien, elle doit se décider à prendre 3 colocataires qui vont la rejoindre de différentes façons : Jean-Machin, le médecin du village, juif, divorcé, qui la drague ; Diane, la narratrice algérienne-allemande-française, lesbienne, écrivaine, qui la drague ; Ludwig, pompier, drag queen, chassé par ses parents.
Cet étrange petit groupe, étonnamment safe et gentil, découvre que la baronne était en réalité sainte Emmerderesse qui vient au secours des malmenés par les autres.

Les (més)aventures de ce petit groupe sont l’occasion d’une satire sociale (je pense que c’est le terme exact ?) qui met le doigt sur tout un tas de choses bien réelles : le sexisme, le racisme, les violences sexistes et sexuelles, les violences sur les enfants…
Aussi, certains passages sont particulièrement touchants et on sent qu’ils s’inspirent d’histoires vraies.

J’ai beaucoup aimé : ça se lit très facilement, comme si une copine te racontait tout un tas d’anecdotes qui font sens entre elles, c’est bourré de dénonciations tout à fait justes (et à faire rager les haters et autres mascus), de mots étrangers qui n’ont pas leur équivalent en français, c’est satisfaisant / réconfortant…

Mon seul tout petit regret est sur la fin.
Personnellement, je pense que j’aurais préféré une fin ouverte, mais je sais que l’injonction d’une fin « comme il faut » est très pesante et j’ai un peu décroché sur les dernières pages qui semblent obéir à un « bon, il faut conclure ».


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Auteur/autrice : Songe au bord du fleuve

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