L’Avocat et la Prisonnière | The Lawyer and the Prisoner (2008)

14.800 signes – 14 minutes #insolite #sciencefiction #fantastique


Tout a commencé quand…
J’imagine que c’est ainsi que débute une histoire.
Il y a le quotidien.
Les personnages suivent leur petite vie ordinaire.
Brusquement, un évènement particulier et tout bascule.
Plus rien ne sera jamais comme avant…
Tout commence donc quand Vincent Vasseur tombe en panne sur le chemin qui passe devant la tour. Enfin, à proprement parler, il ne tombe pas en panne, c’est sa voiture, forcément. À ce moment précis, je ne sais pas encore qu’il s’appelle Vincent Vasseur, qu’il est avocat au barreau de Nice, qu’il va avoir trente-deux ans dans une semaine, qu’il est célibataire.
À ce moment précis, je suis en train de ranger les surgelés dans le congélateur qui se trouve dans l’appentis. Le congélateur ne fonctionne pas et je pourrais tout aussi bien mettre les surgelés dans un placard quelconque, mais, je ne sais pourquoi, j’aime assez l’idée que les surgelés soient rangés dans le congélateur.
De l’appentis, j’entends donc un bruit de voiture sur le chemin, ce qui me surprend puisque le facteur vient de repartir en me laissant la livraison de surgelés et d’autres petites choses, comme des revues, du savon…
Le bruit de voiture meurt doucement : une belle automobile, toute brillante et chromée, est tombée en panne près de chez nous.
Je m’avance, curieuse. En plus du courrier, le facteur nous sert de lien avec le reste du monde que mes recherches sur le net m’ont appris à nommer la Terre. Hormis donc le facteur et ses livraisons hebdomadaires, personne ne vient jamais ici.
Personne.
La voiture est arrêtée et un jeune homme en sort. Il a l’air tout embarrassé et, dépité, il contemple ses pieds : ses beaux souliers vont s’écraser dans la boue. Il m’aperçoit, marque un léger temps d’arrêt, comme si quelque chose dans mon apparence le troublait, mais se reprend aussitôt et s’avance :
— Madame, je vous prie de m’excuser, je m’appelle Vasseur, Vincent Vasseur. Ma voiture vient de tomber en panne et mon portable n’a pas de réseau. Si vous permettez, je peux peut-être appeler un garagiste depuis chez vous ?
Je n’ai pas vraiment écouté ce qu’il disait, mais il a une voix posée et douce, quoiqu’un peu trop aiguë.
— Le téléphone est dans l’entrée, allez-y, je réponds sans plus de formalités.

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Filter | 滤镜 (2025)

Une sympathie comédie romantique et de science-fiction

32 épisodes de 40/45 minutes
Disponible sur Viki sous-titré en français

Scénariste : Tong Hua (autrice de Lost You Forever)

Ils se sont connus au lycée. Il était le meilleur élève et beaucoup de filles, dont Elle (Landy Li), craquaient sur Lui (Tan Jian Ci). Elle est super forte et, plein d’a priori, il avait peur d’elle.
Aujourd’hui, il a fondé sa boite de cosmétiques avec deux de ses amis. Il est le scientifique introverti. Elle cherche un travail dans ce secteur d’activité, dans le marketing, mais sans succès car « pas assez jolie ».
Un soir où elle touche le fond, une vieille dame lui donne un bracelet « magique » : elle peut changer d’apparence à volonté, mais le bracelet bugue de temps en temps (donc, forcément, aux mauvais moments).
Sans surprise, le bracelet va créer des situations rocambolesques, Elle va être embauchée dans la boite de Lui où elle pourra faire ses preuves…

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My Holo Love | 너와 나 혼자 야 (2020)

Une fois n’est pas coutume, je peux m’imaginer que je suis l’actualité puisque My Holo Love est sortie vendredi dernier sur Netflix, Netflix qui la présente comme une « mini-série ».
Alors je ne veux pas être trop psychorigide (si, si, je le suis et j’assume !), mais en quoi 12 épisodes au lieu des 16 en moyenne peut justifier le qualificatif de « mini » ?

Lui est un informaticien de génie, hacker, qui souffre d’un handicap qui l’empêche de se lier aux autres (enfant, il ne parlait pas — il est persuadé que sa mère s’est suicidée car il était un fardeau). Son meilleur ami est donc Holo, une IA-hologramme qu’il développe et qu’il va bientôt commercialiser.
Elle souffre de prosopagnosie. Pour ne pas être moquée, elle cache sa maladie, mais, du coup, elle passe pour une égoïste pimbêche.
« Par hasard », elle se retrouve bêta-testeuse d’Holo, implantée dans des lunettes, et cela lui change littéralement la vie (puisque l’IA lui indique qui est qui). Puis elle finit par s’en éprendre car Holo est attentionnée et se comporte comme un véritable ami.
Le Grand Méchant, forcément, veut voler cette technologie.

Et on obtient une sympathique série de SF parce que le tout est agréablement équilibré :
la SF, le rapport à la technologie : comment elle peut nous épauler, mais également comment elle peut nous accaparer (Holo, lancée sur le marché, se révèle très addictive pour les utilisateurs) ;
l’amitié et l’amour, IA et humains : Elle est-elle amoureuse d’Holo ou de son créateur qui l’a conçue à son image ? Les sentiments de l’IA sont-ils réels ?
le mystère : pourquoi la mère de Lui est-elle morte ? qui veut voler l’IA ?

Bref, rien à dire de plus sinon : faites vous plaisir, regardez 😉