A Century of Swords ou une nième occurrence de l’IA, c’est caca

Mardi, sur FB et sur son blog, l’autrice Mireille Calmel a annoncé un gros projet : une anthologie A Century of Swords, faisant l’objet d’un financement participatif sur Kickstater, avec 35 auteurices de 4 pays, nous dit-on, dont des français : elle-même, Jean-Luc Bizien, David S. Khara…
Je ne partagerai pas ici de liens vers le projet ou les visuels, mais l’annonce est accompagnée d’images réalisées par IA et absolument… laides.

L’IA pose des questions éthiques et écologiques et des tas de gens en parlent très bien.
A un moment donné, il va aussi falloir évoquer sa laideur.
Certains l’utilisent dans des projets non-artistiques, genre menu de resto ou affiche de kermesse, en arguant du manque de moyens, comme si, avant ça, on n’avait jamais eu d’affiches ou de cartes.
On se retrouve submergé de visuels pisseux, laids, vus et revus… mais la discussion peut tourner dans le vide.

Sur un projet artistique, commercial, le registre change.
Non seulement c’est une faute éthique, mais cela en devient également une faute de goût.
Car, quand une illustration est surchargée de détails incohérents / impossibles, on peut parler de laideur objective.

En tant qu’auteurices pro, utiliser des illustrations générées par IA témoigne d’un manque de solidarité vis-à-vis des collègues illustrateurices, mais… si tu utilises l’IA pour produire des images, à quel moment peut-on penser que tu ne l’utilises par pour produire du texte ?

A noter que les illustrations que je dénonce ici sont utilisées par l’autrice française, mais je n’en trouve aucune trace sur la page du projet, ce qui ne rend pas clair lae responsable de ce choix.

Maintenant, en tant que consommateurice, que voulez-vous ?


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Auteur/autrice : Songe au bord du fleuve

Ecrivain·e, Poète·sse, Blogueur·se