The American Society of Magical Negroes (2024)

Une comédie romantique fantastique satirique plutôt pas mal… mais, quand je vois le seum qu’elle a provoqué, je la trouve encore plus intéressante
1h44

Lui, homme noir, échoue à percer comme artiste plasticien quand il est abordé par Lui2, un mystérieux… magicien ? qui le recrute un peu malgré lui dans la société secrète des noirs magiques (Magical Negro) et, sur ce point, je vous renvoie directement à la fiche Wikipédia de ce trope.
L’objet de cette société secrète : on sait que des personnes noires sont tuées de façon injuste et, pour empêcher ça, cette société déploie des efforts pour envoyer auprès de mecs blancs qui ont le seum un ami noir avec des pouvoirs magiques.
Évidemment, on est donc dans la Satire, mais une satire qui fait froid dans le dos1 puisque c’est une réalité, particulièrement aux USA, mais pas que, que des personnes noires sont tuées sans raison.
Bref, Lui est envoyé auprès d’un gars qui est… un gros con.

Alors… on a une esthétique magique assez sympa, steampunk, et une romance toute simple, mais qui s’insère bien dans l’histoire.
Je ne suis pas concerné·e (puisque je ne suis pas noir·e et que c’est le sujet du film), mais j’ai vu plein de parallèles avec la question du féminisme et, de mon point de vue de non-concerné·e, j’ai trouvé que ça fonctionnait.
J’y ai retrouvé l’opposition de l’ancienne génération qui souhaite éviter les vagues pour s’intégrer avec une génération plus jeune qui revendique le droit de vivre comme tout le monde2.

Bref, j’ai trouvé ça plutôt pas mal, avec ce bémol de tous les films, en fait : en tant qu’habitué·e des séries qui traitent un sujet sur plusieurs heures, un film semble toujours plus rapide ou moins profond, mais c’est normal.

Maintenant… je n’avais pas entendu parler de ce film et, avant de rédiger ce billet, j’ai donc fait une petite recherche : les notes sur les différentes plateformes apparaissent comme extrêmement mauvaises.
Ce qui me pose question3.

J’explique :
il y a des films vraiment très mauvais qui vont être notés moins de 5/10, disons, et je comprends ;
je comprends aussi que ce film-ci semble superficiel sur le sujet (c’est possible, je ne suis pas sociologue) ou qu’on n’aime juste pas : même si on ne l’aime pas, il est « correct ». Il est filmé proprement, monté convenablement, joué très honnêtement.
Donc je comprendrais une note moyenne à 5/6, style plein de gens l’ont trouvé ennuyeux, mais, là, les notes… elles ressemblent quand même très très fort à des larmes de fragiles.

  1. mais, bon, c’est le propre du genre ↩︎
  2. normalement, quoi ↩︎
  3. mais je pense que j’ai une petite réponse… ↩︎

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Auteur/autrice : Songe au bord du fleuve

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