Fated Hearts | 一笑随歌 (2025)

Un récit bourré de rebondissements, mais qui accumule les méchant·es et que j’ai trouvé trop exagéré à mon goût
38 épisodes de 40+ minutes

Feng Suige (Chen Zheyuan) est le Grand Prince de Susha et également son grand général, Dieu de la Mort. Alors qu’il mène une bataille décisive contre Jinxiu, le pays ennemi de Susha, il est abattu d’une flèche par Fu Yixiao (Li Qin), générale ennemie et meilleure archère au monde.
Ces deux-là se recroisent assez vite dans une grotte magique qui soigne tout (disons ?) : Feng Suige fait face à sa terrible blessure, mais Fu Yixiao est amnésique. Juste après sa victoire, elle a été victime d’un accident ou d’une tentative d’assassinat.
Ce début évoque le début d’Are you the one : Lui fait croire à Elle qu’ils se connaissent et sont amis… mais la similitude s’arrête là.

Feng Suige convainc Fu Yixiao que, si on a tenté de l’assassiner, il y a des histoires louches entre leurs deux pays et qu’ils peuvent s’entraider à les résoudre… et à se venger.
D’ailleurs, la vengeance est la grande héroïne de ce récit : tout le monde veut se venger de tout le monde et, au final, ça finit en bain de sang…

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A Dream Within a Dream | 书卷一梦 (2025)

Gros gros coup de cœur pour cette histoire fantastique / isekai / méta qui nous parle notamment d’écriture de scénario
40 épisodes de 40+ minutes
Réalisateur : Guo Hu 郭虎

Song Xiao Yu (Li Yi Tong) est une actrice dont la carrière est en peine quand elle est castée comme rôle principal aux côtés du très célèbre Nan Feng (Liu Yu Ning). C’est donc la chance qu’elle attendait, mais, à la lecture du scénario (qui se déroule dans un monde ancien), il s’avère que son personnage, Song Yi Meng, ne fait que subir un ensemble d’humiliations et de tortures de la part du personnage principal masculin, Nan Heng, qui s’avère est un terrible méchant.
Frustrée de la situation, elle se réveille dans le monde du script, en tant que SYM du coup, et veut tout tenter pour échapper à l’horrible destin de son personnage, mais, très vite, elle est rattrapée par les « règles » du monde : les « scènes emblématiques » (et terribles) ne peuvent être évitées + NH apparait toujours pour la sauver où qu’il se trouve auparavant.
Bien sûr, NH n’est pas le méchant de cette histoire et il va tomber très vite très amoureux de SYM car elle détonne complètement, mais elle ne peut répondre à ses sentiments puisqu’elle sait qu’il va la tromper, la torturer, etc.

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Le Roi fantasque | The Fanciful King (2010)

16.000 signes – 14 minutes #fantasy


Le couloir n’est plus éclairé à cette heure tardive et les soldats avancent à la lueur de leurs bougies. Entravée par de lourdes chaînes, la Générale Alba Encyri les laisse l’emmener. La fatigue commence à avoir raison d’elle, la faim, l’humiliation… et, dans une partie très intime de son esprit, la pensée qu’elle n’est ici que parce que l’homme qu’elle aime – a aimé – l’a trahie. Par conviction politique ou pour quelques pièces d’or ? Elle n’en a aucune idée et elle sait que cela n’a plus d’importance. Au bout de ce couloir, ou d’un autre, il n’y aura que la mort et, avant cela, d’autres privations, d’autres humiliations…
Le petit groupe s’arrête devant une double porte beaucoup trop ouvragée, dans ce style qu’affectionnent les citadins d’Amlis, la capitale. Celui qui semble être le chef de cette escorte cogne à la porte et doit entendre qu’on lui ordonne d’entrer. Elle est poussée (ou traînée) et cille dans la lumière vive de la pièce où elle pénètre.
Dans un large fauteuil d’or et de cuir, un homme est assis et leur fait signe d’approcher. De taille moyenne et plutôt maigre, il a de longs cheveux noirs où sont glissés des fils d’argent et des pierres précieuses. Son visage est durci par un bouc et ses longues robes indiquent son appartenance aux mages pourpres. Alba reconnaît ce roi qu’elle n’a jamais vu et contre qui elle s’est battue six années durant, avant la trahison et la honte.

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L’étrange cas de *Guardians of the Dafeng* | 大奉打更人 (2024)

Un très bon début qui mêle comédie, fantasy, enquêtes et action… mais qui n’est qu’une partie, il manque la suite et fin…
40 épisodes de 40+ minutes

Réalisateur : Deng Ke

Quelques mots sur l’histoire avant d’aller plus loin :
Lors d’une séance de jeu, Lui (Dylan Wang) se retrouve dans un monde de Fantasy. Il apparait sous les traits d’un jeune homme, orphelin, qui vit dans la famille de son Oncle.
Dans notre monde, même s’il a échoué au concours d’entrée dans la police, il est un bon enquêteur et probablement bon élève : il a aussi bien retenu les leçons de chimie que la poésie (classique ou pop).
Il poppe donc en prison et sa première enquête consiste à innocenter son oncle et sauver leur famille.

Rapidement, comme il cumule les qualités d’un très bon enquêteur et celle d’un guerrier prometteur, il rejoint les Gardiens du Dafeng (le nom du royaume). Il se fait plusieurs alliés car ses savoirs sont multiples :
il révolutionne déjà les procédures des Gardiens ;
il se rapproche de l’Académie d’Alchimie avec ses connaissances en chimie et en physique ;
il se fait remarquer comme poète (puisqu’il connait déjà énormément de textes) et est embauché par une princesse à la recherche d’un érudit.

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Love Game in Eastern Fantasy | 永夜星河 (2024)

Une bonne histoire de fantastique / fantasy à dévorer 🙂
32 épisodes de 40 minutes environ

En découvrant le dernier roman de son Auteur favori, comme les autres fans, Elle1 (Esther Yu) est déçue (la fin est ratée a priori) et elle poste un retour dans ce sens sur le net quand… elle est aspirée vers le monde fantasy du roman, devenu un jeu, où les héros sont des chasseurs de démons.

Elle se retrouve alors dans le rôle d’une Méchante qui veut séduire le héros (Lui2) en nuisant à l’héroïne (Elle2 | Zhu Xu Dan) et qui finira punie par Lui1, le frère d’Elle2. Sans surprise, pour ressortir du jeu, il lui faut mener des missions à bien, mais ses premières quêtes, en tant que Méchante, sont tournées contre Elle2 qu’elle admire. Puis la mission de séduire Lui1 lui tombe dessus alors qu’il la déteste profondément et qu’il lui réserve une fin terrible.

Bref, l’enjeu ici est qu’Elle1 sait que l’histoire finit mal.

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La romantasy existe-t-elle ?

Depuis quelques mois, on voit fleurir le terme de « romantasy », nous expliquant que le genre défonçait les ventes en librairies au détriment de… de quoi, d’ailleurs ? Si ton bouquin ne se vend pas, ça peut être dû à des tas de paramètres, mais certainement pas à un genre littéraire en particulier.

J’ai donc demandé à mon moteur de recherches habituel le sens que pouvait avoir ce mot et j’en ai sorti deux liens :

1/ une page Wikipédia « romantic fantasy » créée en 2006 et qui me dit :
« La romantic fantasy, dit de façon plus commune et plus moderne romantasy, est un sous-genre de la fantasy, qui intègre une dimension romantique à un récit fantastique. Souvent, l’histoire se construit autour d’une histoire d’amour et comporte de nombreux éléments d’actions, du fait de son rattachement à la fantasy. Du fait de sa dimension romantique, la romantasy est un sous-genre où l’on retrouve plus de personnages féminins, où elles trouvent une place plus importante. »

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Lost You Forever | 长相思, mon mot final sur les 2 saisons du drama ?

J’ai parlé de Lost You Forever dans plusieurs billets et je lui ai mis un tag dédié. Cette oeuvre est donc initialement un roman de Tong Hua adapté en un drama découpé artificiellement en 2 saisons de 39 et 23 épisodes.

Au moment où je rédige ce billet, pour la 2e saison, seulement les 10 premiers épisodes sont sous-titrés en français et, hier, impatient, j’ai craqué et vu les 11 à 23 en anglais, donc je peux avoir perdu des nuances de sens ou des détails de l’histoire.

Pour mon avis global, j’ai relu mon premier billet d’il y a quasi un an et je maintiens mon propos : cette histoire est très chouette, addictive, bien écrite, bien jouée… mais je ne valide pas la fin du roman qui surenchérit dans l’aspect dramatique et je pense que, sur cet point, le drama est mieux équilibré.

Je vais donc juste ajouter quelques petites notes et revenir sur les différences roman/drama.

Entre temps, j’ai appris que l’autrice s’était inspirée du Classique des montagnes et des mers et je n’en apprécie que plus le personnage du démon Xiang Liu (Xiangliu). Le bon usage de la mythologie en fantasy ou fantastique est toujours un gros bonus.

Avant d’aller plus loin et de vous spoiler allègrement, je pose juste ici que, oui, malgré sa fin pas forcément satisfaisante (mais pas nulle non plus), ce drama est clairement dans les « à voir ».

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Lost You Forever | 长相思 (2023) – LE drama de l’été 2023 ou le drame à très hautes doses

Attention, étant donné ce que j’ai l’intention d’écrire dans ce billet, je vais largement spoiler : vous voilà prévenu·es !

Je suis tombé sur ce drama complètement par hasard. Sur la page qui lui était dédiée, Viki annonçait 24 épisodes, la plupart était sous-titrée en français, j’ai cru naïvement qu’il s’agissait d’un ensemble fini (après tout, 24 épisodes, ça fait de quoi !).
(Edit au 21/8/23 : Il s’avère que c’est LE drama de cet été 2023. Je suis à la page malgré moi !)
J’ai donc commencé à binge-watcher tranquillou, c’était plutôt addictif… avant d’apprendre que :

Lost You Forever est l’adaptation récente du roman (2013) de l’autrice chinoise Tong Hua et la suite de A Life Time Love que je n’ai pas vu et qui raconte a priori l’histoire des parents de l’héroïne, Xiao Yao (XY).
Le drama est découpé en deux saisons pour une raison purement règlementaire : de ce que j’ai compris, afin d’éviter les délayages intempestifs, la Chine interdit de dépasser une certaine longueur par saison, mais tous les épisodes ont déjà été tournés et, dans tous les cas, l’histoire a bien une fin depuis 2013 donc.

Au moment où je rédige cette chronique, je n’ai vu que les 34 épisodes (sur les 39 de la saison 1) sous-titrés en français, mais j’ai été lire plusieurs spoilers et passages du roman (disponible en ligne en anglais).

Tout d’abord, je dois souligner le bonheur de découvrir le cadre (fantasy) de cette histoire.
On a des royaumes en guerre avec tout un tas de familles, liées les unes aux autres par des alliances ou des trahisons, et plusieurs sortes de divinités, de démons, d’animaux incarnés, de magies…
L’échelle de temps peut être un poil déroutante car les personnages principaux sont des divinités qui vivent plusieurs centaines d’années.

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A Korean Odyssey | 화유기 (2017)

20 épisodes de 70/80 minutes

J’ai mis à profit ces vacances pour revisionner cette série : 2e série coréenne que je voyais, j’avais eu un immense coup de cœur pour cette adaptation moderne du roman chinois de la Pérégrination vers l’ouest. Lui (incarné par le délicieux Lee Seung-gi) est le Dieu Singe (Son Ogong en coréen / Son Goku en japonais). Né dans un volcan, égoïste, fanfaron, cruel, il a été puni et enfermé par le Royaume des Esprits. Elle, une humaine élue, incarnation du moine qui doit sauver le monde, est avant tout une petite fille que tous les autres enfants fuient car elle voit les fantômes et tout son village la croit maudite. Par erreur (en lui demandant de lui rapporter un objet), Lui2 (le Taureau, roi des monstres) fait que l’humaine libère le Singe.

25 ans plus tard, Elle est devenue agente immobilière, spécialisée dans les bâtiments hantés. Et elle n’a toujours aucun ami, ni petit ami. Elle recroise le Singe qui veut la manger car son sang donne d’énormes pouvoirs et, pour éviter cela, le royaume des esprits lui procure un bracelet magique : Lui est désormais amoureux d’Elle et est obligé de la protéger.
Ca, c’est le point de départ.

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Along with the Gods: The Two Worlds (2017) & The Last 49 Days (2018)

140 minutes chacun

Trois gardien·nes des enfers (le chef qui se souvient de sa vie de mortel et ses deux compagnons qui ont tout oublier) pourront se réincarner si, en mille ans, iels veillent à mener 49 parangons à se réincarner chacun·e en 49 jours, c’est-à-dire passer les différents jugements sans condamnation.
Le 1er film débute quand nos trois gardien·nes viennent chercher un pompier méritant qui ne veut pas quitter ce monde car il n’a pas fini de veiller sur sa mère malade et son jeune frère.
Les deux films forment un tout et je ne m’étendrai pas sur l’histoire car le 1er reste assez simple/tourné vers l’action alors que le 2e explore beaucoup plus les différents parcours/est plus riche en histoires, mais également un peu fouillis, et, du coup, en dire trop est un peu équivalent à spoiler tout le 1er volet… mais l’histoire se passe sur les deux mondes (celui des vivants – le nôtre – et celui des enfers) et utilise les codes du voyage d’heroic fantasy pour la traversée des enfers, de jugement en jugement.
J’ai bien aimé ce mélange entre l’action et le drame (la réflexion sur les fautes, le pardon, nos choix). Il y a une toute petite pincée d’humour, on pleure pas mal.
Une bonne surprise que j’avais vu dans le désordre la première fois et que je viens de revoir avec plaisir.

Les deux films sont disponibles sur Netflix.

The Tea Dragon Society

Autrice : Katie O’Neill
Le lien du webcomic

Pas de quête épique, pas de poursuites infernales. L’histoire est « juste » celle d’une jeune forgeronne qui découvre l’existence des dragons-thé et apprend à s’en occuper.
C’est doux. Tendre. Apaisé comme l’heure du thé.
Ca montre le plaisir d’apprendre, de se faire de nouveaux amis.
Le décor est assez intemporel, mais pas ultra-moderne.
Les personnages sont genderfluid de façon très réussie.
Et c’est bourré d’idées pour les créateurs d’univers, les rôlistes 😉

Histoire d’ogre et de pont

10.000 signes – Temps de lecture : 9 minutes


Il était une fois. Oui, cette fois précise là. Évidemment, personne ne sait jamais laquelle, mais c’est ainsi que commencent les histoires et, partant, celle ci. Il était donc une fois un ogre qui vivait sous un pont. Ce n’était pas parfaitement régulier puisque ce sont les trolls qui vivent sous les ponts mais, d’une part, cet ogre l’ignorait et, d’autre part, il est fort probable qu’il ait eu l’un d’entre eux pour ancêtre. Pour tout dire, il était très laid. Vraiment très laid. Avec des sourcils proéminents, d’immenses dents plantées de guingois et de longs poils touffus plein les oreilles. Sans doute louchait il aussi, mais l’histoire n’en dit rien.
Donc, cet ogre vivait sous un pont. Un pont passablement bien situé, sur une large route heureusement très fréquentée, car les jeunes gens des proches villages, y ayant perdu quelques uns des leurs, avaient renoncé à y passer, mais bon… il y en avait toujours un pour jouer au plus malin. Notamment parce que la jeune Aloyse se moquait copieusement de leur poltronnerie. N’y passait elle pas quasi quotidiennement pour aller vendre des œufs, des fromages, des paniers ?
De fait, c’était non seulement le plus court chemin entre le village et sa ferme mais, aussi, le moins approprié aux soupirants trop entreprenants.
Ah, direz-vous, mais n’y avait il pas un ogre sous ce pont, et qui dévorait les imprudents de passage ? Eh bien, oui. Seulement, la nourriture, ce n’est pas tout dans la vie. Et Aloyse, si elle était fort bavarde, comme nombre de jeunes filles, était également sinon fort savante, du moins fort réfléchie. On en a du temps lorsque l’on garde des chèvres, ou que l’on tresse des paniers et toutes ces choses si ennuyeuses qui occupent les mains mais non l’esprit. Ce qui fait sans doute toute la supériorité de la gent féminine au bout de siècles passés à laver la vaisselle.
C’est dire qu’elle consacrait beaucoup de ses pensées… à penser justement, tout à fait comme les ogres qui s’ennuient. Et comme toutes ces pensées eussent été vaines si elle n’en avait usé, elle les faisait largement partager à son petit frère qui trottinait à ses côtés, l’aidant tantôt à porter quelques bricoles, ramassant tantôt un joli caillou, réclamant tantôt un nouveau conte ou répétant les horribles fables qui couraient sur ce pont. Sa grande sœur ne faisait qu’en rire. D’abord les ogres n’existent pas. Et puis ils ne mangent que les enfants méchants – et, toi, tu es un petit garçon vraiment gentil n’est-ce pas ? – ou bien les adolescents boutonneux qui bourdonnent comme des mouches. Ça a bon goût, dis, un adolescent boutonneux ? Bien sûr que non, mais les jeunes gens bien, eux, ne traînent pas sur les chemins… Ils étudient à l’école, comptent en contemplant les étoiles, et lisent en écrivant de la poésie dans les marges… quand ils ont le temps.
Bref, toutes ces conversations avaient toujours un petit tour cultivé et charmant que l’ogre prisait fort. Il se faisait donc un devoir de semer auprès du pont de ces petits cailloux brillants qui comblaient de joie le garçonnet.

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Darkwood 1 : La Nuit de la lune bleue (2009)

Auteur : Simon R. Green
Traducteur : Cédric Perdereau

Le livre est là, posé sur une grosse pile de services de presse, et, sans trop savoir pourquoi, je le prends, parcours son quatrième de couverture : « Un fils cadet, un dragon fatigué, une licorne susceptible et une princesse avec un méchant crochet du gauche »… Bon, c’est aussi écrit « tome 1 » pour un roman de plus de 600 pages, mais gardons l’esprit ouvert : ce ne sera pas forcément du délayage…

Je commence ma lecture et me voilà séduite dès les premières pages (ce qui est rare) : Rupert est le fils cadet du roi. Comprendre : un fils encombrant qui ne peut hériter et, tout au mieux, finira assassiné dans des querelles de pouvoir. Pour devenir un héros (i.e. disparaitre avec honneur), il part chasser le dragon, chevauchant une licorne (et montrant donc publiquement qu’il est encore puceau !). Première rencontre du récit, avec le dragon donc, pour le moins surprenante car le dragon n’entend pas se faire tuer, mais a envie de se débarrasser d’une princesse au caractère trop bien trempé qu’on lui a livré pour qu’il la mange (une fille encombrante, donc). Le ton est posé.

L’histoire n’est pas follement originale : les démons envahissent le monde, il y a un traitre au château (un château dont les couloirs changent au fil des saisons)… mais il y a une alchimie qui prend bien : le héros est héroïque, mais ne tire pas la couverture à lui, la princesse est sympathique, les personnages secondaires sont bien campés, le dragon collectionne les papillons… et les 600 pages et quelques se lisent vite, plaisamment.

Une vraie bonne surprise, une évasion comme je les aime, avec des épées, des héros, du sang, des traitres…
Et, quoique ce soit affiché « tome 1 », il s’agit d’un roman entier (une petite recherche Google m’a confirmé que le tome 2 n’avait pas les mêmes personnages).
Un auteur que je ne connaissais pas, mais dans la production duquel je vais aller faire un petit tour !

Milady
ISBN : 978-2-8112-0210-1

Ce billet est également paru sur la Tribune des Vagabonds du Rêve.