Comme un film | Melo Movie | 멜로 무비 (2025)

Que dire hormis que c’est une grosse déception ?

10 épisodes de 60 minutes
Disponible sur Netflix sous-titré en français

Ça faisait partie des séries que j’attendais,
à cause de la bande annonce,
à cause du réalisateur, Oh Choong-hwan (My Love from the star, Start-Up, Hotel Del Luna, While You Were Sleeping…),
à cause des acteurices :
Park Bo-young (Doom at Your Service, Daily Dose of Sunshine, Oh My Ghostess…),
Choi Woo-shik (Our Beloved Summer, Wonderland…),
Kim Jae-wook (Her Private Life)
et ça commence plutôt bien : Elle travaille dans le cinéma en emboitant le pas de son père, aujourd’hui disparu, qui lui a consacré sa vie (et elle lui en veut pour ça). Lui n’aime que regarder des films, tous les films, tout le temps… mais cela ne débouche sur rien : il tente d’être acteur, mais il est super mauvais à ça.

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Love Scout | 나의 완벽한 비서 (2025)

Une romance tout à fait délicieuse en cette Saint-Valentin

12 épisodes de 65+ minutes
Disponible sur Viki sous-titré en français

Le 12e et dernier épisode de Love Scout est sorti aujourd’hui.

Elle (Han Ji-min) est à la tête d’une agence de recrutement. Douée dans son travail, elle manque d’habilités sociale et pratique (elle se cogne dans les meubles et évolue dans le désordre).
Lui (Lee Joon-hyuk), père célibataire, est harcelé par un chef incompétent parce qu’il a pris un congé d’un an lorsque sa fille était malade et avait besoin de lui. Harcelé, puis finalement licencié abusivement.

Elle2, la meilleure amie et collègue d’Elle, lui recherche un secrétaire qui saura l’épauler, malgré son terrible caractère, quand elle réalise que Lui, l’ami de son mari, est le candidat idéal. Incroyablement organisé, il peine à trouver un nouvel emploi à cause de son renvoi.

On est dans de la romance feel good : une PDG froide et maladroite et un secrétaire organisé et compétent, père d’une petite fille adorable, tombent amoureux.
Autour d’elleux, on a plusieurs personnes attachants, quelques couples qui se forment et une Vilaine Méchante qui n’est là que pour faire avancer l’intrigue.

Il n’y a donc pas grand chose à dire, sinon que ça fonctionne bien, c’est très mignon… et j’aime bien l’approche choisie pour la fin.
Et c’est assez court : 12 épisodes et pas spécialement de délayage.

Why Her? | 왜 오수재인가 (2022)

Un polar un peu sombre, mais qui fonctionne bien

16 épisodes de 60+ minutes
Disponible sur Viki sous-titré en français

Il y a 10 ans, Lui1 (incarné par Hwang In-yeop dans la version adulte), 18 ans, est accusé du meurtre de sa demi-sœur. Elle1 (Seo Hyun-jin), son avocate commise d’office, semble croire à son innocence, mais elle échoue à le faire acquitter. Il est libéré de prison un an plus tard, quand un autre « coupable » est désigné à son tour.

Elle1 est devenue une avocate réputée et redoutable dans un grand cabinet dirigé par Lui2. Forcément, elle s’est pas mal assise sur sa conscience et va devenir enfin associée. Elle est chargée de la défense d’un homme politique accusé de viol par une hôtesse de bar et, après qu’elle se soit montrée rude avec la victime, celle-ci se suicide.

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Où je me pose sur Chronique vs Critique à l’occasion de *Quand le téléphone sonne* | When the Phone Rings | 지금 거신 전화는 (2024)

Il y a quelques semaines, je me suis dit que je voulais prendre le temps de rédiger un billet sur les notions de chronique vs critique, mais, comme souvent, le temps passe et…

Ici ou là, certaines chroniques ne sont que des réactions. Si chacun·e a tout à fait le droit d’exprimer son enthousiasme sur une œuvre aimée, pour lae lecteurice, la réaction peut être difficile à exploiter car elle ne permet pas de se faire un avis.
Un « c’est trop génial, c’est ma série préférée de tous les temps » ne me dit pas le sujet, l’ambiance, si ça a une chance de me plaire…

Il me semble que l’exercice de la chronique a pour objectif de guider lae lecteurice / spectateurice pour lui faire gagner du temps.
Elle doit donc donner suffisamment d’éléments de contexte, de comparaison peut-être (quel genre ? y a-t-il des œuvres similaires ?) sans dévoiler les surprises pour que chacun·e décide s’iel va regarder ou non.

La critique, elle, ne peut se construire qu’en décortiquant les éléments de l’œuvre analysés.
Je n’avais pas forcément mis le doigt dessus consciemment : parfois, lorsque je rédigeais un billet, je voulais juste transmettre les raisons de regarder ou non, mais, quand j’avais des choses à dire et que je balisais en indiquant que j’allais spoiler, cela ne me satisfaisait pas dans la mesure où ce que je voulais dire vraiment, de fait, se retrouvait après la balise / n’était donc pas forcément lu.

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Mon top des dramas 2024

Récemment, un ami me disait que, s’il ne se souvenait pas d’une œuvre qu’il avait vue/lue, il considérait qu’il n’avait pas dû l’aimer (assez).
Ce n’est pas mon cas.

Je n’aime pas l’exercice qui consiste à dire son film / livre / whatever préféré parce que, déjà, je n’aime pas l’idée de « préféré » : préféré en fonction de quoi ?
Si j’ai envie de rire ? de pleurer ? d’être émue ?

Quand j’ai divorcé (il y a 20 ans — 20 ans ???), j’ai eu une période forcément un peu triste (pléonasme) et je me souviens qu’une des séries qui m’a aidée à passer ce cap (i.e. se plonger dans une histoire pour souffler) est Buffy contre les vampires.
J’ai donc à cette série un fort attachement émotionnel, mais serait-ce ma série préférée ? Pas forcément et/ou pas aujourd’hui…

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Our Beloved Summer | 그 해 우리는 (2021)

Une intrigue indolente autour de la romance de gens « ordinaires ». Très sympa si on aime le genre…
16 épisodes de 60 minutes

Ils avaient 19 ans, au lycée. Elle1 (Kim Da-mi) était la meilleure élève et Lui1 (Choi Woo-shik) le dernier. Lui3 a fait un documentaire sur elleux, sur leur vie quotidienne, en leur demandant où ils se verraient 10 ans plus tard. Devant les caméras, ils se sont beaucoup disputés, pour la plus grande joie des spectateurices qui redécouvrent leur mini-série dix ans plus tard.

Juste après le tournage, ils sont sortis ensemble pendant 5 ans, enchainant les disputes et les ruptures, avant une rupture, définitive cette fois, à son initiative à elle. Il n’a aucune idée de pourquoi, mais cet abandon inexpliqué résonne trop fort en lui.

Ils ont 29 ans. Il est devenu un artiste reconnu, mais il cache son identité au public quand Elle1 redébarque dans sa vie pour une proposition professionnelle. En parallèle, Lui2, son meilleur ami depuis l’enfance, devenu réalisateur en suivant les pas de Lui3, est sollicité pour refaire un documentaire sur ce qu’ils sont devenus puisque le 1er buzze autant.

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Family by Choice | 조립식 가족 (2024)

Un des succès de cette année 2024 et c’est… mérité ! De l’amour filial, amical, romantique, des personnages tendres et la vie qui se déroule…

16 épisodes de 60 minutes
Disponible sur Viki sous-titré en français

A noter que Family by Choice est un remake du drama chinois Go Ahead (2020) que je n’ai pas encore vu.

Lui4 (Choi Won-young), veuf, vit avec sa fille Elle1 (Jung Chae-yeon) qu’il entoure de tout son amour, mais elle aimerait bien avoir un grand-frère.
Lui5, sa femme Elle3 (Kim Hye-eun) et leur fils Lui1 (Hwang In-yeop), emménagent dans leur petite résidence après une terrible tragédie : la jeune sœur de Lui1 est morte d’un accident tandis que les deux enfants avaient été laissés seuls chez eux…
Lui4 rencontre Elle4 lors d’un rendez-vous arrangé, mais, dans la foulée, elle doit partir et laisse son fils Lui2 (Bae Hyun-sung) à sa sœur encore étudiante.

Elle3, qui accuse Lui1 de l’accident alors qu’il n’était qu’un enfant, finit par divorcer de Lui5 et partir.
Lui4, en rendant visite à la sœur d’Elle4 et en voyant les conditions difficiles dans lesquelles elle élève Lui2, propose de prendre l’enfant avec lui jusqu’au retour de sa mère.

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Love Next Door | 엄마 친구 아들 (2024)

De bons moyens, mais un scénario qui peine

16 épisodes de 70+ minutes
Disponible sur Netflix sous-titré en français

Elle2 et Elle3 sont amies depuis l’adolescence donc, quand Elle2 part au bout du monde pour sa carrière d’ambassadrice, c’est naturellement qu’elle confie son fils, Lui1 (Jung Hae-in), aux bons soins d’Elle3.
Elle3, elle, a une fille, du même âge que Lui1, mais beaucoup plus affirmée et dégourdie, alors, toute leur enfance, Elle1 (Jung So-min) « s’occupe » de Lui1 : elle le cajole et le maltraite, on ne sait jamais trop ce qui l’emporte.
Le temps a passé, Elle1 est partie travailler aux USA où elle s’est fiancée, alors, quand elle revient brusquement, ayant perdu emploi et fiancé, Lui1, qui devrait la plaindre, est ravi… parce qu’il l’a toujours aimée.

On a donc un couple principal qui se bagarre beaucoup, avec une Elle1 qui a forcément subi de sacrés trucs pour revenir ainsi des USA où elle a tout abandonné,
Elle4, l’amie d’enfance d’Elle1 et Lui1, avec ses propres aventures et qui rencontre un charmant journaliste, père solo,
les maris d’Elle2 et d’Elle3, leurs amies,
les ex d’Elle1 et Lui1…

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Pimentez votre amour | Spice Up Our Love | 사장님의 식단표 (2024)

2 épisodes de 45+ minutes
Scénariste : Cho Min-jung

Je vous parlais hier de Pas de profit, pas d’amour qui est mon gros coup de coeur 2024 et vous disais en conclusion qu’aujourd’hui sortait son spin-off : Spice Up Our Love / Pimentez votre amour1.

Lors d’un passage de Pas de profit, pas d’amour, Elle2 (Han Ji-hyun) s’évanouit et se réveille dans son propre roman2, prise au piège. On est dans une histoire typique, mais réjouissante qui explore les contraintes du genre (libre-arbitre des personnages, scènes obligées, etc.). Par exemple, Elle2 s’aperçoit que tous les acteurs de son univers ont la tête de Lui2 (Lee Sang-yi) puisque, en tant que héros, c’est « l’homme le plus beau du monde ».

C’est assez court (comme un gros 13e épisode) et je pense que c’est bien ainsi : c’est agréable, c’est rigolo, il y a un message au milieu…

Alors on est vraiment sur du « bonus » : ce spin-off n’est pas un objet autonome et détaché, mais il prolonge le moment passé avec la série initiale.

C’est assez amusant parce que, ces jours-ci, je me plaignais de certains épilogues. Je ne citerai pas de titres pour ne pas les spoiler, mais, grosso modo, dans des fins de séries, quand tout est conclu, on nous rajoute un temps où les héros vieillissent, font des enfants, meurent… Je trouve ça ennuyeux et convenu.

Du coup, je trouve que Pimentez votre amour offre une façon originale de se doter d’un épilogue : on s’attarde encore un peu avec un ou des personnages, ça ne change pas l’intrigue principale, mais on passe un moment agréable.

Bref, je lève le pouce !

  1. On notera que le « our » anglais est devenu un « votre »… pourquoi ? Mais une traduction automatique du titre coréen me donne : « Table de menu du patron » 😉 ↩︎
  2. Rappelez-vous, elle est autrice de romans pour adultes. ↩︎

Pas de profit, pas d’amour | No Gain No Love | 손해 보기 싫어서 (2024)

Si vous êtes en mode /flemme et n’avez pas envie de lire un billet, je n’aurais qu’une seule chose à vous dire : foncez ! Cette série est un GROS coup de cœur !
12 épisodes de 60+ minutes
Scénariste : Kim Hye-young

Elle1 (Shin Min-a) est la fille unique de parents « angéliques » : ils ont servi de famille d’accueil à plusieurs enfants qui sont passés et repartis. Pour Elle1, ce n’était pas une bénédiction, mais une perte : elle ne recevait pas toute l’attention qui lui était due en tant que fille unique et elle n’y gagnait pas de fratrie.

Car Elle1 accorde beaucoup d’importance à la notion de pertes et profits. Dès l’adolescence, elle s’oppose au professeur d’éducation physique car « les filles jouent au ballon prisonnier dans une petite partie du terrain de sport tandis que les garçons s’étalent au foot ; et pourquoi ne peut-elle pas jouer au foot, d’ailleurs ? »

Adulte, elle attend par exemple de ses relations sexuelles de ressentir du plaisir. Ca parait si simple et si bête formulé ainsi ? Qui sexerait pour ne pas trouver de plaisir ?

Si Elle1 apparait calculatrice et « différente », notamment aux yeux de Lui1 (Kim Young-dae), l’employé de la supérette, quand elle traine devant lui un amant « incompétent » pour acheter des préservatifs et menacer de le renvoyer s’il n’a rien à offrir, elle a en réalité un sens aigu de la Justice… des notions de gain et de perte.

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Cinderella at 2AM | 새벽 2시의 신데렐라 (2024)

Une idée sympa, mais qui ne prend pas son envol et reste un peu sur le carreau

10 épisodes de 60+ minutes
Disponible sur Viki sous-titré en français

Lui1 est un riche héritier, second fils. Elle1 est une employée modèle qui, plus jeune, a fui des parents maltraitants en emportant son jeune frère dont elle assume la charge. Ils se rencontrent alors que Lui1 découvre le métier dans les fonctions d’employé débutant, ils tombent amoureux sans qu’il avoue sa véritable identité et… bam ! Vient le moment où Elle3, la mère de Lui1, offre une grosse somme d’argent à Elle1 pour qu’elle renonce à son fils.

Cendrillon ne devrait-elle pas accepter cet argent une fois que minuit est passé et que la magie de l’amour s’est envolé ? Ne vaut-il mieux pas fuir puisqu’un mariage dans une riche famille doit être difficile ? Telle est l’annonce du titre : que devient Cendrillon à 2 heures du mat ?

C’est sur cette promesse de revisiter le conte de fées en prenant en compte des facteurs plus pratiques que démarre l’histoire.

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Où je parle d’écueils narratifs, notamment autour de *Love Is Sweet* et *Love Next Door*

Attention, par son propos même, ce billet contient des spoilers.

Hier, c’était la diffusion du 8e épisode (sur 16) de #LoveNextDoor et, sans aucun lien entre les deux, j’ai fini #LoveIsSweet (un cdrama pour lequel je me suis fendu d’un retour hier).

Dans Love Next Door, nous sommes donc à la moitié du récit (pile poil) et, là, on apprend qu’Elle est malade : elle a été opérée 3 ans plus tôt d’un cancer de l’estomac et, puisqu’elle souffre à nouveau, on peut craindre le pire. En amont, pas mal de fans s’inquiétaient déjà que la personnage principale soit malade car iels avaient noté plusieurs indices, notamment qu’elle ne buvait pas d’alcool (j’ai oublié les autres et, perso, je n’aurais rien vu).

Sans préjuger de la suite (qui rattrape peut-être tout ça)1

Netflix diffuse la série sur le modèle 2 épisodes / week-end. Cette forme est risquée. Si la série envoûte les spectateurices, c’est banco : iels vont en parler abondamment sur les réseaux, mais, s’il y a la moindre faiblesse, le décrochage est à prévoir. Parce que, quand tu regardes une série en une seule fois, tu peux être tentée de voir la suite malgré tout, comme elle est disponible. Mais, si tu décroches, en une semaine, tu es parti ailleurs.

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Serendipity’s Embrace | 우연일까? (2024)

Tout ça pour ça ?

8 épisodes de 60+ minutes
Disponible sur Viki sous-titré en français

Ca démarrait plutôt bien et je voyais passer une certaine hype sur les réseaux sociaux.

Lui revient en Corée après plusieurs années à l’étranger et retrouve Elle, son premier amour, très déçue d’une précédente relation. Y’a des persos sympas, rien que l’ex d’Elle a une histoire à lui et…

Paf !

Je ne veux pas spoiler, mais… disons qu’on dirait que les scénaristes ont commencé une histoire et, en général, sur une série de 16 épisodes, les héros ont droit à leur premier baiser vers le 8 ou 9e, avant d’affronter ensemble les difficultés et de les résoudre.

Là, au 8e épisode, les scénaristes se sont endormis sur leur brouillon et ils ont conclu parce qu’ils avaient perdu le fil ? Qu’ils s’ennuyaient ?

En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti : jusqu’au 7e, ça avançait et, brutalement, voilà, c’est terminé, tout est résolu, rentrez chez vous…

Bref, ce n’est ni bon ni mauvais : ce n’est pas écrit…

Marry My Husband | 내 남편과 결혼해줘 (2024)

16 épisodes de 60+ minutes

Depuis quelques temps, je me fais une liste de dramas à regarder en fonction de l’enthousiasme des réseaux sociaux, mais l’exercice peut être un peu frustrant quand la série n’apparait sur aucune plateforme pendant plusieurs mois. Pour Marry My Husband, sorti en début d’année, je la guettais donc sur Netflix ou Viki avant de découvrir récemment qu’Amazon avait quelques titres à son catalogue, dont celui-ci. Je suis décidément une piètre enquêtrice…

Bref, Elle1 (Park Min-young) se meurt d’un cancer à l’hôpital sans que son mari, Lui2, ne vienne lui rendre visite, mais, heureusement, reste à ses côtés sa meilleure amie, Elle2. Quand l’hôpital lui annonce que Lui2 n’a pas payé la facture et qu’elle doit s’en acquitter ou partir, elle rentre chez elle en urgence et… elle trouve Elle2 et Lui2 au lit, ensemble, attendant impatiemment qu’elle meurt pour toucher l’assurance.

Ils s’énervent et la tuent. Elle se réveille 10 ans plus tôt, avant d’être mariée, avant d’avoir un cancer. Elle comprend très (trop ?) vite que tout ce qui est arrivé doit encore arrivé… mais pas forcément à la même personne : elle ne peut donc pas fuir et refaire sa vie ailleurs, elle doit refiler son destin à quelqu’un d’autre et donc, idéalement, faire en sorte que ce soit Elle2 qui épouse son futur mari.

Difficile de commenter une telle histoire sans spoiler donc je vais tenter de faire ça en deux parties.

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Les kdramas et l’absence de rôles genrés

J’en ai parlé dans un billet de mars 2020. J’ai découvert les kdramas (séries coréennes) via Netflix puis, plus tard, les cdramas (séries chinoises) avec Viki, abonnement pris en recherchant des séries vantées sur les réseaux sociaux, mais non présentes sur la 1ère plateforme. (Et je me suis aperçu récemment qu’Amazon avait quelques séries que les deux premières n’ont pas1.)

En tant qu’amateur d’imaginaire, je suis séduit par la fantasy et le fantastique de ces deux pays. Je l’ai évoqué dans différents billets sur ce blog et je pense que je pourrais facilement en parler pendant des heures. En découvrant (en premier) le fantastique coréen, j’ai eu le sentiment de rentrer chez moi, je ne peux pas le décrire autrement. Les fantômes, les réincarnations, les voyages dans le temps… Tout m’a semblé familier et naturel et le fantastique que j’avais consommé jusqu’alors (étasunien ? anglais ? français ?) m’a semblé pauvre et triste. Mais, côté fantasy, il y a une élégance qu’on ne va pas trouver côté occidental. Si une partie de notre fantasy va s’inspirer d’un temps imaginé rude (barbare ?), la Corée et la Chine vont invoquer des époques remplies de soies et de lettré·es. (Je ne sais vraiment pas comment mieux le décrire, sinon que le guerrier chinois, mettons, sait écrire et soigne ses longs cheveux, quoi.)

En bonus, leur mythologie me fait plus rêver que la nôtre. Je ne veux pas nier l’aspect nouveauté, mais, depuis mon enfance, je n’ai jamais eu d’appétence pour la mythologie gréco-romaine. J’ai évoqué que A Korean Odyssey était une réinterprétation de la Pérégrination vers l’Ouest, mais, par exemple, l’un des personnes principaux de Lost You Forever est la réécriture du serpent venimeux Xiangliu issu du Classique des montagnes et des mers.

Ce rapport à l’imaginaire, il peut m’être un peu personnel, mais, plus largement, je pense que ces dramas séduisent un public féminin nombreux à travers le monde car… le male gaze y est absent… ou réduit ?

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