Gaufres à la crème

Pour 14 gaufres :

  • 500 g de farine
  • 4 œufs
  • 150 g de beurre
  • 25 cl de crème fraîche liquide
  • 25 cl d’eau
  • 100 g de sucre
  • une pincée de sel

Mélangez la farine, le sucre et le sel, puis les jaunes d’œufs, le beurre fondu, la crème et l’eau. Introduisez les blancs d’œuf battus en neige. Faites cuire (4 minutes) et laissez sécher sur une grille.

Elles ne sont pas très sucrées : saupoudrez-les de sucre si vous les servez natures.
Les gaufres se conservent mal, aussi je vous conseille de congeler immédiatement celles que vous ne mangez pas… s’il en reste 😉 Pour ma part, je les mets en pile dans un sachet de congélation : elles se détachent très facilement et se réchauffent au micro-ondes.

Avez-vous peur des quotas ?

Hier soir, avant de rejoindre Morphée, j’ai lu cet article : Guide à l’usage des auteurs qui écrivent des livres sexistes (mais qui font pas exprès) par Audrey Alwett. Le propos est simple et très pratique : par exemple, effectivement, on peut déjà commencer par mettre moitié de femmes dans nos figurant·es.
Et la conclusion reste pleine de bon sens : « Je sais aussi que ce n’est pas facile de déconstruire ce que la société nous a martelé depuis notre enfance, mais s’il vous plait, essayez à défaut de réussir. »

Je réalise au matin que je veux revenir sur ce point.
Oui, la société nous a construits sexistes, tou·tes autant que nous sommes, car nous sommes des animaux éduqués. Mais nous sommes aussi extraordinairement plastiques et nous pouvons nous reprogrammer.
Spontanément, peut-être allons-nous avoir tendance à garder des hommes forts et braves, des femmes douces et… (‘fin, là, pour le coup, je ne me sens pas du tout incluse dans ce « nous » générique, je l’avoue), mais on peut… s’imposer des quotas, tout simplement.

Ça vous semble ridicule ?
Dans la réalité, le gros argument « anti-quota » est qu’on doit choisir une personne en fonction de ses compétences et non de son genre. Ça se défend (mouais…), même si, personnellement, je pense que, à un niveau macro, imposer des quotas fait bouger les lignes.
Mais, en fiction, l’argument ne tient plus : les compétences de nos personnages ne sont déterminées que par nous-mêmes. Si le personnage doit être… un brillant scientifique ? il n’appartient qu’à nous qu’il soit brillante.

Continuer la lecture de « Avez-vous peur des quotas ? »

Transitivité, mon amour

Les amis de nos amis seraient nos propres amis ou les ennemis de nos ennemis… ?
C’est pour le moins absurde : les maîtresses de mes amants sont rarement mes copines et aucune n’a jamais été ma maîtresse.

Conclure

Les quelques mots/les premières images qui commencent une histoire sont importantes : le lecteur/spectateur doit être happé, conquis, pour ne pas détourner l’attention.
La fin est… fondamentale ? Elle laisse le goût en bouche quand nos souvenirs réévoqueront la fiction, l’impression laissée, les sentiments…
Dans une histoire policière, le coupable est démasqué, confondu, puni ou attrapé. Dans une quête épique, l’anneau de Sauron est définitivement détruit !

J’ai un plaisir coupable : je regarde des films sentimentaux quand aucun membre de ma famille ne peut me surprendre… J’en regarde et, parfois même, j’écris des histoires d’amour !
(Et j’ai regardé plus d’une fois la version BBC d’Emma avec Jonny Lee Miller…)
Quelle peut être la fin d’une telle histoire puisque, par définition, quand le mot « fin » s’écrit sur une relation amoureuse, ça n’est pas la fin de la rencontre, de la mise en place, mais la fin de ce qui réjouissait le spectateur, ce qu’on ne veut pas connaître.
Contrairement à une enquête policière, à une quête, à une mission d’exploration réussie… une histoire d’amour ne raconte pas une aventure avec un début et une fin, avec une réussite, une capture, un accomplissement, mais une tranche de vie : deux personnes voient leurs relations changer.
Deux amis s’aperçoivent qu’ils s’aiment « autrement », deux inconnus se croisent et éprouvent l’envie de se connaître, deux ennemis ne s’en veulent plus…

Sur certains de mes textes, on m’a reproché des fins ouvertes : non seulement j’aime les fins ouvertes car elles sont les plus… réalistes ? évidentes ? car mes personnages ne meurent pas quand vous avez terminé de lire ! mais une bonne histoire d’amour peut-elle se terminer autrement que devant un nouveau chapitre que les amants écriront dans l’intimité ?
Quand j’étais plus petite, parce que j’avais été « nourrie » de cette façon, bien évidemment, j’aurais affirmé que l’histoire d’amour se concluait sur la demande en mariage, sur un « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », mais… qui y adhère encore aujourd’hui ? Ont-ils su garder la passion dans leur mariage ? Et, d’ailleurs, pourquoi se marieraient-ils ? Voulaient-ils tous les deux des enfants ou n’en avaient-ils pas déjà de précédentes unions ou… ?

Ces jours-ci, j’ai vu Un jour (de Lone Scherfig) et Before We Go (de Chris Evans).
A ceux qui détestent les spoilers, attention : comme je parle dans ce billet de fins, je vais spoiler tout mon saoul ces deux films puisque tel est mon propos.

Tout d’abord… les deux mécanismes m’ont intéressée.

Un jour est adapté du roman de David Nicholls.
Emma et Dexter se rencontrent un 15 juillet, lors de la soirée de fin d’études. Ils deviennent amis et l’histoire est racontée de 15 juillet en 15 juillet : rencontres, coups de fil ou lettres, à nous de reconstituer les années jusqu’à ce que l’évidence s’impose enfin. Ils s’aiment. Bon, ils s’aimaient déjà puisqu’ils étaient meilleurs amis, mais ils s’aiment désormais à vouloir tenter la vie d’un couple !
Bref, l’histoire devrait alors s’arrêter pour nous : ils auront des hauts et des bas, des disputes et des trahisons, mais… voulait-on vraiment savoir les difficultés rencontrées par la Princesse Leia et Han Solo ? L’auteur voulait-il se la jouer dans l’originalité forcée ? J’aimais bien sa construction d’année en année, j’avais adhéré.
La fin est grotesque : Emma découvre déjà qu’elle ne peut pas avoir d’enfants (pourquoi ? quel rapport avec leurs difficultés à se trouver ?) puis meurt… écrasée par un camion. Brutal, incompréhensible.
Et encore une année pour nous dire que Dexter s’en remettra.
Pourquoi cette plaisante narration ? Pourquoi cette amitié joliment décrite ? Pourquoi tout ce taf pour gâcher l’histoire avec une fin inappropriée ?
Par curiosité, j’ai commencé à lire le livre, mais j’ignore si j’irai jusqu’au bout…

Si Before We Go semble d’une construction plus banale (deux inconnus se croisent), il m’a beaucoup plu… et pas seulement à cause du séduisant Chris Evans (oui, oui, Captain America !) qui joue le personnage principal.
Nick, musicien, est arrivé à New York pour passer une audition le lendemain, mais, le soir même, il est invité à une fête où devrait se rendre son ex, qu’il n’a pas revue depuis six ans et dont il est toujours amoureux. Effrayé à l’idée de la croiser, de ce qu’il lui dira, qu’elle vient à cette soirée accompagnée, il reste dans la gare et joue, récoltant quelques billets.
Brooke vient de se faire voler son sac à main, son téléphone portable tombe et se casse (ouais, ça n’arrive plus de nos jours) et il ne lui reste plus que son billet de train pour rentrer à la maison, mais elle rate le dernier train, forcément.
La gare va fermer pour les quelques heures de la nuit où les trains ne circulent plus et, quoique Brooke se montre forcément suspicieuse, Nick n’a pas le coeur à la laisser seule pour la nuit, dans l’immense cité.
Au fur et à mesure que le temps passe, chacun découvre la vie de l’autre et, surtout, apprend qu’il n’y a pas un seul grand amour, que la vie réserve d’autres rencontres, d’autres moments…
La fin est ouverte : Brooke rentre chez elle, Nick ira à son audition.
Se reverront-ils ? Nous n’en savons rien et l’histoire se conclut comme elle le doit : tout est possible et, en même temps, pendant qu’ils s’embrassent pour se dire « au revoir » ou « adieu », à ce moment précis, ils s’aiment et c’est ce qui constitue l’histoire.

Bref… je vais continuer à m’interroger sur les bonnes fins et sur les histoires d’amour, mais cela fait un petit moment que la fin ouverte me semble quand même l’idéal pour conclure une rencontre/un changement/un bouleversement dans la vie de deux personnages 😉
Après tout, les histoires d’amour ne durent pas, mais tiennent dans ces baisers amenés avec talent.

Nice Fictions 2016 et Dimension Fées

Voilà, c’est terminé…
La 2e édition de Nice Fictions s’est tenue ce week-end, vendredi, samedi et dimanche, et… je n’arrive pas vraiment à le réaliser. Un peu comme Noël qu’on attend chaque année et, au lendemain, on a toujours cette même surprise : ah, bon, c’est déjà passé ?
Si je suis à l’aise pour raconter des fictions, je suis gauche pour narrer la réalité alors… juste… c’était super !

Dimanche soir, les orgas finissent au bar… by Méjane

Des lieux idéaux grâce au soutien de l’Université, l’aide des institutions publiques, des associations, de bénévoles motivés et généreux, d’invités heureux d’être là… et un public enthousiaste et émerveillé.
J’ai modéré une table ronde par jour, dit pas mal de bêtises sans aucun doute, n’ai pas dormi depuis mercredi (sous adrénaline sans aucun doute) et, lundi matin, nous avons fini de ranger.
En marchant dans les rues de la ville, ensoleillées, toujours plus calmes le lundi, tout me semblait soudain irréel comme si une aussi extraordinaire aventure ne pouvait avoir été vécue que par une autre moi, bien plus énergique, bien plus efficace…
Pourtant les photos, les coms enthousiastes… sont bien là : je n’ai pas rêvé ! Tous ces échanges, ces sourires, tout ce bonheur… Merci à tous !
Nice Fictions n’est pas le festival d’un groupe, mais de tous les passionnés qui souhaitent l’investir, le faire grandir, le voir pousser. Communautaire, « open source » ? Je peine à trouver le mot exact, mais j’espère que l’idée se comprend 😉
Maintenant, ben… il est temps d’attaquer le travail pour l’édition 2017 !

Et, en attendant, le samedi 4 juin, avec la Bibliothèque universitaire de Saint-Jean-d’Angély, nous sommes en train de préparer une nuit de l’écriture dont je vous reparle très vite.

Dimanche, Chantal Robillard était à Nice Fictions et elle a dirigé, pour Rivière Blanche, l’anthologie Dimension Fées que j’ai donc entre les mains.

Un sommaire dense où je me retrouve aux côtés, avec ma chère maman, d’Olympia Alberti, Jean-Pascal Ansermoz, Christiane Baroche, Ugo Bellagamba, Pierre Bordage, Elizabeth Chamontin, Muriel Chemouny, Henri Etienne Dayssol, Philippe Di Folco, Pierre Dubois, Sylvie Durbet-Giono, Estelle Faye, Patrick Fischmann, Claudine Glot, Joel Henry, Emmanuel Honneger, Olivier Larizza, Jacques Lovichi, Roland Marx, Chantal Robillard, Joel Schmidt, Hervé Thiry-Duval, Françoise Urban-Menninger et Bernard Visse.

Ma petite nouvelle s’appelle Histoires de pandas et de fées.
A chaque fois que je tiens une nouvelle anthologie ou revue où je suis au sommaire, je me sens toujours émue, mais, là, entre le festival et cette publication, je me dis que le Grand Scénariste a voulu caser plein d’éléments d’un coup 😉

Sinon, je serai également aux Imaginales dans un mois.

Bonjour, Je viens pour l’histoire d’amour

On nous a signalé
qu’elle s’était passée
un peu avant l’été
Nos agents ne sont pas autorisés
à l’éprouver
Regarde-toi, enfin,
l’état dans lequel elle te met
Est-ce bien cette fin
que tu voulais ?
Allons, cesse de pleurer !
Il n’y a rien à en tirer…
Ce sont les humains
qui l’ont créée,
cette étrange faim
qui les fait se dévorer
Je sais…
Il y a eu quelques soirs
où, blottie contre lui,
le cœur gonflé d’espoir,
tu as cru en lui
Tu as cru qu’il t’aimait
et ce sont bien les mots
qu’il a employés
Cesse tes sanglots,
ce n’est qu’une histoire,
une rencontre contrariée,
une étrange foire
dans leurs esprits apeurés
Je viens pour l’histoire d’amour
car il est temps de rentrer,
il n’y a que de vilains tours
dans leurs cœurs affolés

Amour, infidèle amant…

Quand j’étais enfant, je ne comprenais pas pourquoi l’amour était une maladie…
Est-ce vraiment une maladie ? Un handicap ? Une malédiction qui menace le plus solide des guerriers ?
Et, sans elle, la plupart de mes textes, de mes poèmes… n’existeraient juste pas.
Est-ce la façon que la Muse a de me rappeler que tout a un prix ? Est-ce une blessure que je me plais à regarder pour me souvenir que je suis vivante ? Est-ce tout simplement que je n’échangerais ma place contre celle de personne d’autre ?
Putain d’Amour, si tu ne nourrissais pas ma Muse, je te déclarerais la guerre sans hésiter une seule seconde.
Faut-il que l’Ecriture passe avant beaucoup de choses que je tolère ainsi ton agaçante existence !
Ecriture, ma princesse, mon aimée, je te néglige beaucoup ces derniers temps, mais ce n’est que partie remise, tu verras…
Amour, compagnon d’infortune, infidèle amant, je l’avoue, je préfère te connaître et que tu me fuis plutôt que de jamais croire que je te côtoie alors que je serais prisonnière d’une illusion qui aurait à peine ton nom et certainement pas ta nature.
Au fond, ne te mens jamais, aucun déni ne vaut d’être vécu et quelques larmes sont un prix bien faible pour être vivant.

Trop d’années

à nous regarder
sans nous toucher.
Ce n’était pas le moment,
ce n’était pas le présent.
Lequel a dit “non”
et a refermé la prison ?
Le sable s’est déposé
sur les souvenirs entassés
et, naturellement,
inconsciemment,
nous nous sommes éloignés.
Puis il y a eu ce jour d’été,
ces quelques mots à échanger.
Puis il y a eu ces sourires,
ces quelques rires,
cette amitié retrouvée.
Ton visage s’est ridé
et, sur tes tempes blanchies,
ma main tremble.
Tu me souris.
Sommes-nous ensemble ?
Trop d’années
sans nous regarder,
sans nous parler.
Trop d’années
et, pourtant, rien n’a changé.

Sur le bord de la rivière,
je m’assois, je t’espère
et, si à nouveau tu te perds,
n’oublie pas cette terre.

Des réseaux sociaux

Un outil n’est par essence ni bon ni mauvais, c’est simplement un outil.
Evidence que l’on oublie parfois, le regard rivé sur le support…

Vous souvenez-vous de cette époque où nous ne disposions que de la lettre postale et du téléphone (sans répondeur, sans le nom de l’appelant qui s’affiche, sans…) ?
Nous ne souhaitons jamais perdre le contact avec les gens auxquels nous tenons, mais ça se fait tout seul :
Tiens, cela fait n semaines que je n’ai pas eu de nouvelles d’Untel. Un coup d’œil à l’horloge : il est 22:00, beaucoup trop tard pour l’appeler. Demain ? Mais, demain, la pensée reviendra à la même heure…
Le mail : facile, gratuit, pour prendre des nouvelles à une heure indue.
Et désormais les réseaux sociaux pour s’assurer que ceux qui n’ont pas eu le temps de se manifester sont bien au courant que et que…

Mais c’est une illusion : toutes les news se mélangent et, non, Untel n’aura pas vu que et Machin ne saura pas que.
Parce que nous ne sommes pas des machines, parce que nous n’arrivons pas à traiter autant d’infos, que nous avons déjà parfois du mal à nous souvenir de ce qui nous a été dit à nous, en particulier.

Si, professionnellement, la nécessité du réseau social ne laisse aucun doute et se traduit dans les stats des sites web, dans les commandes reçues par les uns et les autres, les prises de contact,
au niveau personnel, le bilan devient mitigé, voire amer.

Infos qui défilent et humeurs qui nous submergent,
empathie pour ceux qui sont tristes,
jalousie pour ceux qui semblent tellement plus heureux,
photos qui se percutent et, au milieu,
les exploits d’un enfant qui nous parait bien laid (mais peut-on avouer ce genre de choses ?)
ou le selfie d’un couple tout sourire, visiblement in love, alors que nous savons qu’il n’y a plus d’amour entre les deux êtres qui se collent, retenus l’un à l’autre par l’habitude, la peur du changement ou de la solitude,
chagrins qui nous paraissent futiles,
colères qui nous laissent de marbre…

Nous glissons dans l’intimité de l’autre, en percevons des fragments déformés, nous montrons…
Nous entendons-nous encore ?

Un outil n’est ni bon ni mauvais, mais qu’en faisons-nous ?
Il est si doux, certains soirs, de ne pas être seuls, de partager avec ceux qui sont loin comme si nous nous étions retrouvés au café d’en bas, mais passerions-nous toutes nos soirées au café d’en bas ?

Persuadée de l’utilité des réseaux sociaux sur lesquels j’assure une veille professionnelle nécessaire, leur brouhaha me laisse un sentiment étrange
et je n’arrive plus à y partager les bêtises avec lesquelles j’espérais faire sourire et que j’ai vu prises au sérieux,
je n’arrive plus à y parler puisque je ne sais qui m’entend,
je n’arrive plus à y voir les visages de ceux qui m’auraient rejoint au café d’en bas.

Panier de news en vrac

A mon grand regret, je ne suis pas une blogueuse très active.
Pourquoi ce regret ? Dans le monde parallèle où je suis une écrivaine célèbre et riche, je suis également une blogueuse tout à fait active : je partage moult billets sur les derniers films que j’ai vus, les derniers restos où j’ai déjeuné, mes dernières trouvailles technophiles ou très mode (oui, dans ce monde, n’ayons peur de rien, je suis coquette, habillée avec élégance et ma garde-robe déborde de trouvailles plus géniales les unes que les autres). Cela va sans dire, chacun de mes billets est accompagné de photos tout à fait sublimes, éclairées comme il faut, en plein dans le sujet, pleines de poésie. En parlant de poésie, d’ailleurs, chaque mois, je poste également mon dernier poème, inspiré et tendre, romantique ou érotique, triste et gai.
Bref.
Je vis dans cette réalité.
Où les jours défilent à toute allure, où je suis en retard sur tout, où ma boîte de réception prétend contenir 2.000 méls, où…
Puis, brusquement, tu te dis : hé, pose-toi cinq minutes et mets quelques news au propre, ça ne peut pas faire de mal à ce pauvre blog qui se sent délaissé !

Alors…
Tout d’abord, je serai présente samedi et dimanche à Octogônes. Cette convention lyonnaise est probablement, avec le Festival International des Jeux (à Cannes, où je serai aussi du 26 au 28 février), le gros évènement annuel du jeu de rôle. J’y porterai ma casquette d’éditrice des Vagabonds du Rêve (Julien Guibert et Aldo Pappacoda y maîtriseront chacun leur jeu), de directrice de Nice Fictions (si vous souhaitez en savoir plus sur le festival, proposer des partenariats et animations…) et de présidente de la FFJdR (dont l’AG annuelle se tient en ce moment, sur le forum, jusqu’au 24 octobre).

Côté Vagabonds du Rêve, nous sortirons donc deux jeux début 2016 : Terres Suspendues « édition spéciale 10 ans » de Julien Guibert et Chiaroscuro d’Aldo Pappacoda.
Chacun va faire l’objet d’un financement participatif via Ulule : ce sera du 26 octobre au 11 décembre pour Terres Suspendues et du 9 novembre au 25 décembre pour Chiaroscuro.

C’est Yvan Villeneuve qui a réalisé l’illustration de l’affiche de Nice Fictions 2016

Pour Nice Fictions, dont la 2e édition se tiendra du 22 au 24 avril, les choses avancent et nous comptons déjà des partenariats avec la BU de Saint-Jean-d’Angély, le CROUS, la bibliothèque municipale de Nice…
Du coup, la BU m’a demandé d’animer un atelier d’écriture mensuel, ouvert aux étudiants et aux personnels de l’université.
L’une des réalisations de cet atelier sera la participation au concours annuel de nouvelles du CROUS, dont Nice Fictions est partenaire et dont le premier prix national est tout de même doté de… 2.000 €.
Ça me motiverait presque à recommencer un recensement des appels à textes et concours sur ce blog, mais je ne me promets rien.

Dernier chantier, mon anthologie Cités italiennes pour Rivière Blanche.
Je suis hélas terriblement en retard car je m’y suis lancée à un moment peu favorable (je préparais alors la première édition de Nice Fictions) et d’urgence en urgence…
Je travaille donc encore actuellement à la sélection des textes et j’espère que les auteurs qui attendent mes réponses ne m’en voudront pas trop.

Voilà, il me semble avoir fait le tour des actualités et, pour le reste (comme ce roman bien avancé, mais pas fini), ce sera l’occasion d’une autre histoire.

Bonne soirée à tous !

Etre une bombe… ou pas

Dans la Grande Gare Avant la Vie :
— Et, pour le corps, tu veux quoi, ma petite ?
— Ben, je veux bien être une bombasse !
Le Lutin m’a regardé par dessus ses lunettes de bigleux et il m’a dit :
— OK, ça marche.
Je crois qu’il n’était pas que bigleux, il était sourd aussi. Du coup, il m’a donné un corps… de bombe à retardement.
Avec moi, les médecins ne connaîtront pas la crise du travail.

Fermeture du service Acquisitions

Après une longue enquête de plusieurs mois, notre comité scientifique est parvenu à quelques conclusions : pour pécho, une femme ne doit pas seulement porter des jupes courtes et avoir de la conversation (non, non, esprits chagrins que vous êtes, la conversation n’est pas toujours un malus), mais elle doit avoir acquis une sorte de codex un peu étrange qui permet au mâle pataud de comprendre qu’il lui plait.
Notre équipe n’a pas pu établir avec précision la nature de cet étonnant codex, mais il a la conviction que cette acquisition demande des efforts.
Le service Investissements-Acquisitions s’est donc à son tour saisi du dossier pour établir la rentabilité de ce modèle et vient de rendre son rapport définitif : si notre sujet d’étude souhaitait « pécho », il lui faudrait déployer des ressources (mieux employées à « glandage » et « farniente »), tout ça pour « tirer quelques coups », avant la conclusion inévitable « les histoires d’amour finissent toujours mal ».
(Oui, bon, OK, toi, lecteur qui suit et a lu jusqu’à là, y’a un biais sémantique puisque l’amour n’existe pas… mais, bon, qui lit vraiment mes billets ALC sur ce blog ???)
Bref, le PDG a pris sa décision : la branche Séduction-Vie sentimentale vient d’être définitivement fermée en ce beau jour de mai 2015, après 42 ans de pertes annuelles répétées.
On murmure dans les couloirs que cette décision de la direction en soulage plus d’un.
Moi, je dirai juste : « Je l’avais bien dit ! »

Peut-on prendre congé

de sa propre vie ?
Se réveiller un matin d’été
et s’avouer ce qui ne se dit :
je ne suis pas au bon endroit,
je ne suis pas au bon moment.
Je me suis perdu et je te mens,
ma place n’est pas avec toi.

Peut-on prendre congé
quand on a promis de s’aimer ?

C’est un matin qui s’est levé de bonne heure.
Un matin de boulot, aux rues bruyantes et agitées.
Un de ces matins où j’ai peur,
où tu me regardes, où tu as pleuré.

Je suis sorti sans fermer à clé,
en m’excusant de t’avoir aimée.
C’est un de ces matins où j’ai peur,
où je sais que je dois te quitter.
Une page s’est éteinte dans mon cœur,
je dois prendre congé.

Je m’éloigne silencieux,
probablement un peu honteux.
Quelque part, dans le quartier,
il est parti juste bosser.
Il te retrouvera à ton bureau,
il s’arrêtera pour que tu pleures.
Il saura trouver les bons mots.
Il saura relancer ton cœur.

Il ne prend pas la suite de mon congé,
il t’aime sans jamais planifier.
Je n’étais pas au bon endroit,
ma place n’était pas avec toi.

Retour au néant…

J’ai un pouvoir magique : je fais disparaître des choses.
Là, vous vous dites : oh, trop cool, elle élimine les soucis, les calories… un truc badass comme ça… mais pas du tout 🙁
Je fais juste disparaître des choses au hasard, bonnes ou mauvaises. Par exemple, je prends un nouveau poste et des spécificités liées à ce poste, bonnes ou mauvaises… pouf ! repartent dans le néant o_O

Parallèlement, comme toute bonne rêveuse procrastineuse, je prends régulièrement des bonnes résolutions avec la ferme intention de ne jamais les tenir.
Lire plus, écrire plus, etc.
L’une de ces résolutions, gourmande que je suis, est de réaliser des chroniques culinaires, par exemple sur les adresses que je découvre à travers la ville.
Un jour de bonne motivation, alors que j’étais sortie déjeuner avec deux amis, je me suis attelée à la tâche : j’ai pris des photos de nos plats et, le soir venu, je me suis créé un compte sur Tripadvisor et ai rédigé une petite chro en bonne et due forme.
Le resto a fermé.
Bon, il va être remplacé par un Big Fernand que j’irai tester, mais…

Parmi les quêtes qui me tiennent à cœur, il y a la recherche du kébab délicieux. Et, récemment, sur les conseils d’un pote de Cadette, il semblerait que la Réponse ait été trouvée.
En dégustant l’excellent kébab dans son naan au fromage, je songe : ne devrais-je pas aller poster le résultat de mes recherches sur Tripadvisor ?
Mais un étrange pressentiment me retient… *petite musique angoissante*