Panna cotta

Pour 4 à 5 personnes :

  • 5 dl de crème fraîche fluide
  • 80 g de cassonade
  • 4 feuilles de gélatine
  • vanille, en gousse ou en poudre

Sauce :

  • 1 tasse de myrtilles ou framboises ou cerises (fraîches ou surgelées)
  • 1 tasse d’eau
  • 1/4 de tasse de sucre en poudre ou cassonade
  • 2 c. à s. de Maïzena
  • 1 c. à s. de beurre

Mettre à tremper les feuilles de gélatine dans une assiettée d’eau froide. Faire chauffer en tournant
bien la crème avec le sucre et la vanille. Quand cela frémit, y incorporer une à une les feuilles de gélatine en continuant à tourner jusqu’à complète dissolution. Verser dans des ramequins ou des verrines et mettre au frais pendant trois heures (on peut préparer la veille).
Un peu avant de servir (juste avant le repas), préparer la sauce en mélangeant eau, Maïzena, sucre et fruits dans une casserole. Mettre à chauffer doucement en remuant jusqu’à ce que le mélange épaississe (au premier bouillon) puis ajouter le beurre et ôter du feu. Verser la sauce à peine tiède sur la crème au moment de servir.

Cette sauce est également parfaite pour des crêpes ou des pancakes.

Galette des rois

  • 150 g de beurre
  • 180 g d’amandes en poudre
  • 150 g de sucre
  • 3 œufs + 1 jaune
  • 60 g de farine
  • 2 disques de pâte feuilletée de 230 g

Préchauffez le four à 200°.
Mélangez le beurre fondu, les amandes, le sucre, les œufs, la farine et une pincée de sel. Vous pouvez ajouter un peu de rhum.
Étalez le premier disque de pâte et piquez-le à la fourchette.
Étalez votre préparation au centre en laissant 2 cm au bord, puis mettez la deuxième pâte et collez le bord des pâtes en appuyant légèrement.
Dorez la surface au jaune d’œuf et faites des rayures avec une fourchette puis enfournez (30 minutes).

J’utilise pour cette galette mon moule à pizza rond qui a exactement la taille d’une pâte feuilletée.
La pâte feuilletée est difficile à réaliser et les disques vendus dans le commerce sont très satisfaisants.
Mettez la fève le plus au bord possible de la galette, dans la préparation de poudre d’amande.
Servez avec du cidre 😉

Gâteau de riz (ou de semoule)

Pour 6 personnes
Préparation + cuisson : 1 heure

  • 150 g de riz rond
  • 1 verre d’eau
  • 75 cl de lait
  • 1/2 gousse de vanille
  • 100 g de sucre
  • 1 pincée de sel

Lavez le riz et le mettre à cuire avec l’eau et le sel. Feu vif, laissez bouillir 2-3 min.
Faites chauffer le lait avec le sucre et la vanille. Versez-y le riz légèrement cuit, faites bouillir puis laissez cuire sur feu doux sans remuer.
Le riz est à point lorsqu’il a absorbé tout le lait. Retirez du feu et laissez refroidir.

Riz au four :
Ajoutez 3 oeufs et faites dorer au four (j’ai essayé 20-25 min. à 180°).

On peut ajouter des raisins secs trempés dans du rhum.
Nous avons aussi essayé avec des bananes passées à la poêle avec du beurre et un peu de sucre.

Nappage : chocolat fondu avec crème fraîche ou mascarpone.

Je fais le gâteau de semoule avec cette même recette.

Pâte brisée

… sucrée…

  • 200 g de farine
  • 100 g de beurre
  • 30 g de sucre
  • 1 pincée de sel
  • 1 jaune d’oeuf
  • 75 ml d’eau

Couper le beurre en petits morceaux dans la farine. Ajouter le sel et le sucre et faire une fontaine. Y mettre le jaune d’oeuf et l’eau. Former rapidement une boule, la couvrir d’un film plastique et faire reposer 15 minutes au réfrigérateur.

… ou salée…

  • 250 g de farine
  • 125 g de beurre
  • 5 cl d’eau
  • sel

Angel

Fille visionne l’intégrale d’Angel après avoir fini Buffy contre les vampires.

Moi : « C’est pas mal, hein, mais c’est très différent de Buffy même si c’est dans le même univers ? »
Fille : « Ouais, c’est pas du polar, c’est du search and destroy. »

Cake au chocolat

  • 300 g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 175 g de sucre en poudre
  • 200 g de chocolat pâtissier
  • 4 œufs
  • 175 g de beurre fondu
  • 1 pincée de sel

Mélanger tous les ingrédients en les ajoutant au fur et à mesure et en fouettant bien.
Faire cuire dans un moule à cake 10 min. à 225°C puis 40 min. à 150°C.

Crêpes

Proportion à multiplier autant que de besoin :

  • 250 g de farine
  • 3 œufs
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • 5 dl de lait demi-écrémé
  • 1 pincée de sel

Au fouet électrique, mélangez la farine, les œufs, l’huile et le sel, puis ajouter le lait petit à petit.
Quand la pâte est bien liquide, laissez reposer au moins 30 minutes avant de faire cuire.

Cette préparation n’est pas sucrée et elle convient aussi bien pour une crêpe salée au jambon-fromage que pour une crêpe sucrée garnie de Nutella, confiture, chantilly…
Vous pouvez également saupoudrer la crêpe de sucre quand elle est encore chaude.
Vous pouvez préparer la pâte la veille et la laisser au frigo, de sorte qu’elle soit prête pour un bon petit déjeuner.

Écrivain est un métier, sans doute possible…

Une discussion lors d’un repas, sur un forum, au détour d’un réseau social… et voilà que j’ai envie de mettre par écrit, soigneusement posée, ma réponse. Sans doute parce que je suis bavarde, mais la définition reste vague.
Le statut d’écrivain pose problème.
Tout simplement parce que leurs droits sont mis à mal et, quand il faut se défendre, il devient souvent nécessaire de poser des définitions.
A priori et avant tout, l’écrivain est un artiste qui crée.
Sauf que…
Sous le prétexte que l’écrivain se fait plaisir, certaines personnes peu scrupuleuses trouvent normal de ne pas les rémunérer… ou, sous prétexte qu’il a créé de l’art, des gens bien intentionnés estiment que les droits d’auteur devraient tomber dans le domaine public… alors que personne n’exige que les riches milliardaires remettent leurs villas dans le domaine public, comme si le bien de l’artiste n’était pas un bien qui mérite d’être défendu.
L’écrivain crée et, même s’il se fait plaisir à cette occasion, son travail n’est pas moins méritoire que celui de l’avocat plaidant une affaire, d’une caissière au supermarché…
L’écrivain est un artisan et, petit à petit, il se constitue un patrimoine qui lui rapportera des droits d’exploitation au fil des années.
Le souci, donc, c’est que, croyant bien faire, certains auteurs éprouvent le besoin d’en exclure d’autres au prétexte qu’écrivain est un métier.
Et, en réalité, la vraie question est bien plutôt : qu’est-ce qu’un métier ?
Assez sobrement, on pourrait dire que c’est ce qui paie les factures, mais « rentier » ou « gagnant du loto » rentrent difficilement dans la case…
Une femme au foyer qui élève trois enfants est-elle plus compétente qu’une mère au boulot prenant qui rentre tard le soir ? Un mauvais boulanger peut-il me faire un meilleur pain que ma mère si elle est motivée ? Est-ce que l’électricité dans mon appartement a été refaite par quelqu’un de compétent ou quelqu’un du métier ? Est-ce qu’un rentier qui écrit huit heures par jour est un meilleur écrivain qu’un prof de maths ?
Le monde des humains n’aime pas les valeurs absolues : tout est possible.
Par hasard, je suis rentrée dans une grosse administration et c’est là ce qui me nourrit.
Comme pour tout le monde, il y a eu des années difficiles, des doutes, mais… avec le recul, l’un des aspects que j’apprécie est la diversité des métiers, la possibilité de les exercer tour à tour.
Qu’est-ce qui paie mes factures ? Ben, ça dépend des années, de mes choix au moment des vœux de mutation… Suis-je juriste quand je travaille avec du droit ? Oui et non, non et oui. Suis-je comptable quand je manipule des chiffres ?
Alors, non, je ne pense pas que chacun de nous peut tout faire. Parce que je pense que nous sommes tous merveilleusement différents et, pour ma part, je ne connaîtrai aucun métier du bâtiment car je suis terriblement maladroite dans toutes les activités manuelles.
Je pense juste que, si l’on se forme, si l’on est prêt à apprendre dans les domaines pour lesquels nous avons des dispositions, tous les métiers nous sont accessibles.
A mes yeux, donc, toute personne qui écrit n’est donc pas un écrivain, non… mais toute personne qui écrit avec le sérieux qu’elle met dans n’importe quel autre métier est un écrivain, sans doute possible.
Et elle est donc bien la seule à savoir si, oui ou non, elle s’investit dans la tâche 😉
Et donc la seule à pouvoir décider si c’est légitime de l’indiquer dans la case qui va bien sur son profil de réseau social…

Quand je serai grande, je serai Rick Castle

J’aime les séries télé1.
Je ne sais pas si cela tient au format ou… mais c’est plus que probable : une histoire courte, mais les personnages vont évoluer dans le temps et il va y avoir plein d’histoires, au final.
Probablement pour les mêmes raisons que je n’écris que des nouvelles, j’apprécie plus les 40 minutes de la série, finalement, presque, qu’un film.
Evidemment, il y aurait des tonnes de nuances à apporter, mais ce n’est pas vraiment mon propos ce soir…

Si vous avez lu la petite NdBdP juste avant, vous avez vu que, dans les séries que je suis actuellement, se trouve Castle.
Il parait que, quand on regarde/lit une histoire, l’identification au héros ou à l’un des personnages est un truc important. Je ne sais pas bien si c’est vrai. En écrivaine ou en rôliste (allez savoir !), j’aime me glisser dans la peau et les intentions de plein de persos, pas juste d’un seul parce que, mettons, ce serait une fille qui me ressemble vaguement. Sauf que, malgré mon amour pour la diversité, parfois, l’un des persos est plus attractif que les autres.
C’est le cas de Rick Castle. Même si c’est un mec de2… même si c’est un mec, disais-je, il incarne forcément le personnage dans lequel j’aimerais m’identifier sans doute possible :
– c’est un écrivain connu, mais pas un qui tire à la ligne pour faire du pognon : il écrit ses histoires avec son coeur, en faisant de longues recherches, en essayant d’être vrai…
– il est pété de thunes et uniquement comme écrivain ;
– il a une relation merveilleuse avec son parent et son enfant3 ;
– il habite un bel appart ;
– il a une vie palpitante, mais il a pourtant le temps d’enquêter et d’écrire en même temps4 tout en vivant pleinement sa relation avec ses proches, ses amis…
Ce que je trouve amusant dans tout cela5, c’est que je ne crois pas au perso : il est too much, beaucoup trop de l’ordre du fantasme6 sans que je puisse croire un seul instant qu’une telle vie, aussi merveilleuse, puisse être possible… et, pourtant, je l’aime bien. Je m’attache à lui, j’ai envie de savoir ce qui lui arrive. Alors que, souvent, quand c’est too much, je m’agace et rejette.
J’imagine que cela tient au fait que la série ne se prend pas au sérieux. L’une de ses caractéristiques est que l’on sait, finalement, qu’on est dans le rêve, qu’on est là pour s’amuser, que les personnages n’existent pas vraiment… et cette absence de « réalité »7 fait qu’on accepte donc les extravagances qui ne passeraient pas dans d’autres histoires.

Comme quoi, quand on dit que, pour faire une bonne histoire, il n’y a aucune règle…

  1. Là, je suis censée énumérer quelques exemples de celles que j’aime, histoire que le lecteur cerne un peu mieux ce qui se cache derrière cette déclaration. Du coup, je me fends d’une petite liste ici, loin d’être exhaustive, mais pour compléter un peu ma phrase qui s’est ‘achement allongée du coup : Buffy contre les vampires (et Angel, forcément, je suis une grande fan), Dr House et Dr Who (oui, ça m’amuse de les mettre ensemble), Supernatural, Bones, Castle… ↩︎
  2. OMG, nous n’avons que deux ans de différence alors que je le voyais BEAUCOUP plus vieux que moi o_O C’est le début de la fin, la débandade, tous aux abris !!! ↩︎
  3. Parfaite, d’ailleurs : mature, responsable, gentille… ↩︎
  4. Du coup, quand Beckett lui reproche de ne pas rédiger de rapports, ben… déjà qu’il enquête bénévolement… ↩︎
  5. Ben, oui, je ne me fends pas d’un billet juste pour m’écouter parler… quoique… ↩︎
  6. Pour moi. J’ignore s’il fait fantasmer des non-écrivains ou même d’autres écrivains… ↩︎
  7. Désolée, je ne trouve pas d’autres mots. ↩︎

Jennifer Strange, dresseuse de quarkons (2011)

Auteur : Jasper Fforde
Traducteur : Michel Pagel

Après le premier tome où Jennifer Strange rencontre les derniers dragons, la jeune narratrice, gérante provisoire de l’agence de magie Kazam, nous raconte ses nouvelles aventures.
Je ne reviendrai pas sur les défauts que je trouve propres à Fforde et dont j’ai déjà parlé dans mes diverses chroniques. Toujours présents, ils ne m’empêchent pas d’apprécier pleinement son imagination vraiment particulière.
Cette fois-ci, les soucis viennent de Blix, un magicien antipathique et ambitieux qui a décidé de s’approprier toute la magie du royaume pour la commercialiser au mieux de son portefeuille. On y ajoute la découverte d’un anneau maudit, l’arrivée en ville du quarkon jumeau de celui que Jennifer a perdu au tome 1, des accumulateurs d’énergie magique protégés par un mot de passe et qui pétrifient les malheureux qui tentent d’en craquer le code…
Tandis que Jennifer garde la tête froide et s’efforce de rester fidèle aux idées de Zambini, le gérant qu’elle remplace tant qu’il est « perdu » dans une série d’apparitions-disparitions, les évènements prennent des tours bien inattendus… pour former un tout fort sympathique quand le livre se termine.
Très subjectivement (parce que j’ai lu le précédent il y a un an !), j’ai l’impression que ce deuxième tome est meilleur que le premier (ou j’étais d’avantage d’humeur à me laisser embarquer).
À lire, sans doute possible, pour découvrir ce monde où les téléphones portables ne seront remis en route que quand les micro-ondes marcheront enfin grâce au retour de l’énergie magique, pour le plaisir de tous ces petites billes posées sur le chemin et qui forment un tout si amusant.

Fleuve Noir – Territoires
ISBN : 978-2-265-09307-2
308 pages – 16,50 €

Ce billet est également paru dans la #TribuneVdR.

Les Faucheurs sont les anges

Auteur : Alden Bell
Traducteur : Tristan Lathière

Dans un monde envahi par les zombies, Temple, adolescente solitaire, parcourt les USA. Trouvant refuge dans une petite communauté cachée au cœur de grands immeubles, elle doit rapidement s’enfuir après avoir tué Abraham, sale individu qui tente d’abuser d’elle. Poursuivie par Moïse, le frère d’Abraham qui veut venger sa mort, elle croise Maury, un idiot qui vient de perdre sa grand-mère et qu’elle prend sous son aile. Direction : l’adresse de parents que Maury trimbale sur un papier dans sa poche.
Ainsi résumée, cette histoire pourrait être un roman d’action, bourré de courses-poursuites.
Écrit au présent, sans un seul tiret de dialogue ou guillemet, les Faucheurs sont les anges est en réalité une sorte de long poème mélancolique sur les beautés de la nature, les humains, la vie et la mort.
Temple fuit les autres, persuadée qu’elle est mauvaise alors qu’elle est juste une adolescente qui tente de survivre, terriblement forte quoique menue (une Buffy like ?), et on chemine avec elle, au fil de ses rencontres. Moïse, quant à lui, semble suivre une sorte de code de l’honneur qui l’oblige à tuer celle qui a tué son frère sans que cela le réjouisse particulièrement.
La lecture est plaisante et on est curieux de ce monde post-apo, même si certaines choses laissent dubitatif, comme les centrales électriques qui marchent toujours, le carburant qui reste disponible… Le personnage de Temple, adolescente attachante, peine à convaincre : a priori livrée à elle-même très jeune, ne sachant pas lire, elle semble néanmoins connaître beaucoup trop de choses et aucune révélation finale ne viendra véritablement expliquer tout cela. Le déroulé des évènements aussi (les 25 ans depuis le début de la catastrophe — qui ne sera pas expliqué, mais ce point n’est pas gênant) : je n’imagine pas que des biscuits au fromage restent intacts si longtemps (ou le vernis à ongle, comme je l’ai lu dans certaines critiques)…
Si l’immersion est facile, si l’on tourne les pages sans voir le temps passer, au final, on reste avec un « tout ça pour ça ? » L’auteur s’est fait plaisir en mettant en scène des survivants, désespérés ou, au contraire, pleins de vie, en parlant de Dieu et de la beauté du monde… mais ça fait beaucoup de pages pour une simple contemplation.
Je ne saurais donc conclure en vous conseillant de le lire ou pas, car je ne sais pas bien si les amateurs d’histoires de zombies et de mondes post-apo aiment les longs poèmes mélancoliques. Personnellement, j’ai satisfait une curiosité car ce n’est clairement pas le genre d’ouvrages auxquels je suis habituée, mais je ne suis pas certaine de retenter l’expérience.

Bragelonne
ISBN : 978-2-35294-559-8
18 € – 283 pages

Ce billet est paru dans la #TribuneVdR.

La Fantasy, l’Univers et le reste

Nous avons tous des plaisirs un petit peu pervers. Personnellement, mon côté pervers s’exprime dans le partage d’articles ALC sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas forcément une activité follement enrichissante, mais il n’y a pas de mal à se moquer de textes que leurs auteurs ont délibérément rendu publics.
Or donc, hier, ce petit plaisir s’est joué au détriment d’un blogueur qui, au prétexte de vanter un ouvrage, n’en parlait pas et préférait démontrer sa méconnaissance et son désamour d’un genre littéraire en particulier.
De façon tout à fait directe, ce genre de propos me ramène toujours à la question : et, toi, t’en penses quoi des genres littéraires ?

Je commencerai par une déclaration préliminaire : je n’ai pas les connaissances requises pour définir un genre en exposant des exemples, des références… Mon rapport aux genres est purement théorique.

Et, déjà, la définition de genres a-t-elle un sens ?
Pour moi, clairement, oui. Alors que je pense que tous les ouvrages littéraires ne forment qu’un vaste ensemble nommé « littérature ». Les genres ont autant de sens que lorsqu’une collègue vous déclare :
— Je ne vois pas de qui tu parles…
— Mais, si, tu sais ? La petite brune qui est toujours à la machine à café quand on y va !
Aucun être humain ne peut se définir simplement de cette façon, mais… c’est rudement pratique quand on cause entre humains.

Là, naturellement, je glisse vers les genres que l’on nomme maladroitement « genres de l’imaginaire » ou SFFF, puisque ce sont les genres dans lesquels j’ai tendance à nager.
Cela dit, même si je comprends qu’on puisse ne pas aimer un genre littéraire en particulier, je ne partage pas ce(t) (dés)intérêt. Potentiellement, j’aime tout et chaque histoire, chaque roman… doit me séduire individuellement. Mais, pour des raisons diverses et variées, je lis plus de SFFF et, jusqu’alors, je n’ai écrit que dans cette bulle.
Bref, je pense qu’un genre se définit par certains éléments du récit : tout n’est que littérature, mais, s’il y a une machine à vapeur, c’est peut-être du steampunk. Et j’ai tendance à croire que la Fantasy regroupe toute histoire qui n’aurait pas pu se produire, soit qu’elle se déroule dans un monde qui n’existe pas, soit qu’elle incorpore des éléments que la science actuelle considère comme improbables.
Sauf que ma définition de la Fantasy englobe allègrement la Science-Fiction et le Fantastique et que le côté « pratique quand on cause » s’y fracasse pesamment.
Du coup, je m’imagine le Fantastique comme une Fantasy light, où les éléments introduits par rapport à notre réalité sont relativement peu nombreux… mais ça ne marche pas toujours : si Buffy est clairement de la fantasy urbaine, avec le côté mythique de son monde, je ne sais pas bien où situer Supernatural et ses Apocalypses.
Quant à la Science-Fiction, j’y vais au feeling, en fonction de mon interlocuteur : s’il aime la SF et déteste la Fantasy, suivant si je veux qu’il ouvre un livre ou le fuit… Bon, ce n’est pas satisfaisant sur le plan intellectuel, mais, comme je l’ai écrit en préambule, j’imagine une théorie où je puisse m’y retrouver, je ne suis pas une experte.

Tout ça pour conclure que, lorsqu’on n’a pas fait d’études littéraires, mais qu’on aime bloguer, le plus sage est sans nul doute de ne parler que du livre qu’on a lu sans essayer de le resituer dans un contexte genré qu’on ne maîtrise pas du tout.
Car, pour répondre au billet qui m’a fait rire hier, mais dont les propos se retrouvent parfois sous diverses plumes, la Fantasy est peut-être « ce qui est imaginaire et n’est pas la SF ou le Fantastique », ou bien complètement autre chose, mais on peut quand même affirmer sans se tromper que :
– elle ne se définit pas par la longueur du texte : comme dans toute la littérature, on trouve des sagas de 50 tomes et des nouvelles de 10.000 signes ;
– elle ne nécessite pas forcément un univers complet avec background détaillé ;
– elle n’est liée qu’indirectement à la magie puisqu’il ne peut y avoir magie hors des genres de l’imaginaire ;
– elle peut être le terrain de chefs-d’œuvre ou de daubes (évidemment)…
Et, surtout, on peut ne pas aimer l’imaginaire et préférer « avoir les pieds sur Terre », mais on ne peut pas annoncer péremptoirement qu’une bonne œuvre de Fantasy serait une sorte de miracle peu probable.

Sans Honte – Le protectorat de l’ombrelle III

Autrice : Gail Carriger
Traductrice : Sylvie Denis

Sans Honte est un troisième tome qui fait suite à Sans Âme et Sans Forme.
Alexia, humaine sans âme, découvre qu’elle est enceinte de son loup-garou de mari, Lord Maccon. Évidemment, celui-ci, en bon mort-vivant n’imaginant pas qu’il puisse être le père, chasse l’épouse qu’il croit infidèle.
Notre héroïne n’est pas du genre à se laisser abattre et elle retourne s’installer chez sa mère et son beau-père. Mais elle est à nouveau chassée car sa prétendue infidélité a fait le tour des journaux. Elle tente donc de trouver refuge chez son ami vampire, Lord Akeldama, mais celui-ci a disparu. Poursuivie par des vampires qui tentent de la tuer à cause de sa grossesse « étrange », elle prend finalement la direction de l’Italie en compagnie de son fidèle majordome et de Mme Lefoux, l’inventrice française devenue son amie au tome précédent.
En résumé, notre petite troupe joue les courses-poursuites avec de méchants vampires pour finir dans les griffes des Templiers, installés à Florence, dont ils espèrent des réponses, mais qui se révèlent être d’horribles fanatiques.
Comme dans le tome précédent, j’ai eu cette impression de déséquilibre : le début met en place plein de petits détails, puis, brusquement, hop, grande magie : Lord Maccon, qui a sombré dans l’alcool (ou, plutôt, dans le formol étant donné sa constitution de loup-garou) s’en extirpe pour avouer qu’il n’a jamais douté de sa femme (!), le mystère qui a fait fuir Lord Akeldama de Londres est résolu en deux coups de cuillère à thé (et, en réalité, je n’ai pas réellement compris pourquoi il avait fui), tout le monde se tombe dans les bras et… what ?
On notera aussi que Paris-Nice peut se faire rapidement dans un ridicule petit engin volant !
Pourtant, malgré les grosses ficelles, la lecture est plaisante : on a envie de tourner les pages et, plus d’une fois, je me suis surprise à rire d’une image incongrue.
Finalement, en relisant mon billet sur Sans Forme, je me rends compte que j’adresse les mêmes reproches aux deux tomes : c’est une oeuvre plaisante, dont l’ambiance se distingue, mais, si c’est un polar, c’est trop léger, si le seul but est de nous faire rire, ce n’est pas clairement assumé, si le plaisir est dans l’exotisme, il n’est pas à la hauteur… et l’autrice semble absolument vouloir conclure à la fin de son tome par une happy end précipitée comme si on lui avait compté le nombre de pages.
Il est donc probable que je me pencherai sur la suite (la série compte cinq tomes en tout), mais vraiment sans hâte.

Orbit
ISBN : 978-2-36051049-8
310 pages – 16,90 €

Ce billet est paru dans la #TribuneVdR.

Films d’action

Fille : « Si, dans un film d’action, aucun des personnages principaux ne fait partie des forces de l’ordre, elles ne servent à rien ou constituent le camp adverse. »

Creusois

  • 150 g de sucre
  • 60 g de farine
  • 60 g de beurre
  • 125 g de noisettes en poudre
  • 5 œufs

Mélangez la farine, le sucre, la poudre de noisettes et une pincée de sel.
Ajoutez les jaunes d’œufs et le beurre fondu, puis les blancs en neige.
Cuire 25 min. à 180°.

Variante : à la place des 125 g de noisettes en poudre, utilisez 125 g de noix de coco en poudre.