Quand les peurs s’enfuient

C’est que monte la nuit
On entre dans la danse
On pense adieu l’enfance
On aime pour un soir
Ce sont de jeunes espoirs
On est las au matin
On découvre le chagrin
De l’amour fugitif
Et l’on se sent fautif
Un bébé naît comme ça
Pense à ce papa
Qu’il ne connaîtra pas

C’est un vieux cabaret
Où vous vous amusiez
Vous ne vous connaissiez pas
Vous ne vous aimiez déjà
Vous vous êtes amusés
Puis vous vous êtes quittés
Elle c’était toi
Lui c’était moi
Je t’aime, adieu
Demain nous serons sous d’autres cieux

Larmes

Pourrai-je un jour revoir
Sur ta peau vieil ivoire
Trembler mes mains d’amant ?
Pourrai-je à nouveau ressentir
Comme un pâle frémissement
Ton léger parfum de rire ?
Pourquoi la nuit m’emporte-t-elle
M’enveloppant de ses sombres ailes ?
Pourquoi ses noirs projets
Envahissent-ils mon âme brisée ?
J’ai cru un instant au bonheur
Me voilà cruellement dégrisé
J’ai cru pouvoir posséder ton cœur
Pourquoi pleut-il cet été ?

Une perle de sang

a roulé tout le jour
le long de mon amour
Rubis étincelant
de passion, de douleur
de sons et de couleurs
Une perle de sang
est tombée doucement
au fond de mes tourments
Une perle de sang
a coulé lentement
dans mon cœur révolté
Une perle de sang
comme tes lèvres enflammées
nous a donné l’éternité
pour en jouir à jamais

Un cavalier furieux chevauchant dans la nuit

Une chevelure sombre où s’engouffrent les vents
A son côté, la lame d’une épée qui luit
Là-bas, dans le lointain, de lugubres hurlements

Une frêle demoiselle aux longs cheveux blonds
De douces larmes coulant de trop beaux yeux longs
Le plus haut des donjons qui menacent les cieux
Enfermant en ses murs l’un des présents des dieux

Un cheval qui stoppe devant de très hautes portes
Des menaces criées qui à la guerre exhortent
Une lame tirée, beaucoup de sang versé

Et deux cérémonies, un chevalier nommé
Et un mariage entre deux charmants jeunes gens
Qui vivront pour toujours des plus tranquillement.