Scénaristes : Hong Jeong-eun et Hong Mi-ran 20 épisodes de 70/80 minutes
J’ai mis à profit ces vacances pour revisionner cette série : 2e série coréenne que je voyais, j’avais eu un immense coup de cœur pour cette adaptation moderne du roman chinois de la Pérégrination vers l’ouest. Lui (incarné par le délicieux Lee Seung-gi) est le Dieu Singe (Son Ogong en coréen / Son Goku en japonais). Né dans un volcan, égoïste, fanfaron, cruel, il a été puni et enfermé par le Royaume des Esprits. Elle, une humaine élue, incarnation du moine qui doit sauver le monde, est avant tout une petite fille que tous les autres enfants fuient car elle voit les fantômes et tout son village la croit maudite. Par erreur (en lui demandant de lui rapporter un objet), Lui2 (le Taureau, roi des monstres) fait que l’humaine libère le Singe.
25 ans plus tard, Elle est devenue agente immobilière, spécialisée dans les bâtiments hantés. Et elle n’a toujours aucun ami, ni petit ami. Elle recroise le Singe qui veut la manger car son sang donne d’énormes pouvoirs et, pour éviter cela, le royaume des esprits lui procure un bracelet magique : Lui est désormais amoureux d’Elle et est obligé de la protéger. Ca, c’est le point de départ.
Réalisateur : Oh Choong-hwan (Hotel Del Luna, While You Were Sleeping, My Love From the Star) Scénario : Park Hye-ryun (Pinocchio, While You Were Sleeping) Elle : Bae Suzy (While You Were Sleeping)
Ce drama était un peu LA romance attendue sur Netflix pour ce mois de décembre. Quand le Père d’Elle (Bae Suzy) et d’Elle2 décide de lancer sa propre affaire, la Mère, inquiète de l’avenir, préfère divorcer pour épouser un mari riche. Pour les deux sœurs, c’est le divorce aussi : Elle reste avec leur Père tandis qu’Elle2, l’aînée, suit la Mère et est adoptée par le Beau-Père. En parallèle, la Grand-Mère paternelle vient en aide à Lui2 (Kim Seon-ho), un jeune orphelin, génie de la finance. Pour égayer l’adolescence difficile d’Elle, la Grand-Mère et Lui2 lui inventent un premier amour via des lettres et, comme l’auteur des lettres doit avoir un nom, les deux complices utilisent celui de Lui (Nam Joo-hyuk), trouvé dans un journal parce qu’il a gagné très jeune les Olympiades de mathématiques. Lui, c’est le génie des maths/informatique, qui fait fuir les filles. Les fils de l’intrigue sont posés. Adultes, les deux sœurs sont en compétition : quel était le bon choix de vie entre suivre leur Mère ou leur Père ? Leur Père meurt dans un accident peu après le divorce, le Beau-Père est le vrai sale con. Pour affronter le regard de sa sœur, Elle veut se faire passer pour une jeune entrepreneuse qui a réussi et se met en tête de retrouver Lui, qui ignore qu’il est son premier amour. Quant à Lui2, reconnaissant envers la Grand-Mère, il est prêt à tout pour faire croire à Elle que Lui est bien l’homme qu’elle recherche.
Tout ce petit monde va se retrouver dans l’univers des start-ups. Les méchants seront punis, les gentils se réconcilieront. Il n’y a pas grand-chose à dire, en réalité : une bonne équipe, de bons moyens, une romance pleine de bons sentiments qui tient la route, avec un zeste d’humour.
Mais… pour une fois, j’ai un petit pincement au cœur sur le triangle amoureux. Un triangle, en général, c’est deux hommes assez merveilleux pour une femme, mais l’un des deux est beaucoup plus merveilleux que l’autre. Ou plus amoureux. Ou… Sauf que… cette fois, je me suis sentie triste pour le rival. Je sais que c’est son rôle, que ça marche comme ça, mais… disons que Lui2 est un peu trop réussi, attendrissant… Disons qu’une part de moi a pensé qu’Elle devrait choisir les deux parce qu’on ne devrait pas choisir entre ces deux-là 😉
16 épisodes de 60/70 minutes Scénariste : Kim Hye-young
Coup de coeur dans la catégorie Romance. J’avais bien aimé ce drama lors du premier visionnage (et j’en avais déjà parlé brièvement dans un précédent billet), pour plein de petites choses et notamment parce que son héros est l’anti-prédateur, l’homme comme on les aime. En cette période où l’on a besoin de réconfort, plutôt que de continuer le catalogue des comédies de Noël, je me suis faite un deuxième visionnage et j’ai encore mieux compris pourquoi j’avais aimé cette série.
Le sujet ? L’amour. Et, dans une moindre mesure, l’art. L’amour romantique, mais également entre membres d’une famille, entre amis, vieux amis, amis en devenir, entre idole et fan, pour l’humanité toute entière, pour les enfants, pour les parents… L’amour et la tolérance pour tout ce qui est « différent » car nous sommes tou·tes différent·es les un·es des autres 😉
Elle (Park Min-young), curatrice dans une galerie, et sa meilleure amie sont fans absolues d’une idole. Comme Elle s’en cache, quelques malentendus laissent croire à Lui (Kim Jae-wook), son nouveau directeur, qu’elle est lesbienne, en couple avec son amie. Il décide de protéger ce qu’il croit être son secret, avec gentillesse, avant de découvrir la vérité et de l’aimer pour son caractère passionné. Leur histoire se déroule au fil de la construction d’une expo et de la recherche de mystérieuses peintures.
Il n’y a aucun méchant. Il n’y a que de la maladresse qui sera pardonnée. Il n’y a pas de menaces, pas de séparations pour de mauvaises raisons, que des retrouvailles et des acceptations. L’humour/la comédie est plus présente sur le début et baisse un peu de régime en cours de route, mais l’ensemble est 100 % feel good. Le message ? Soyons gentil·les les un·es envers les autres, le/la bizarre de quelqu’un·e sera le/la mignon·ne d’un·e autre et c’est tant mieux.
Bref, c’est baigné de tendresse sans être bébête. Probablement une de mes romances préférées.
12 épisodes d’une 10aine de minutes (2 heures séquencées)
Alors j’ai cliqué dessus à cause du mot « goblin », clairement. C’était assez court pour ne pas prendre de risques tout en me promettant du fantastique 😉 Kiss Goblin est un conte : une créature fantastique (un « monstre ») souhaite devenir humain et, pour cela, il doit embrasser dix humaines différentes et récupérer auprès de chacune d’elle un sentiment différent (bref, finir la quête avec tous les items). Bien sûr, il tombe amoureux et, bien sûr, leur amour est impossible… C’est mignon et je trouve l’usage de la mini-série au service du conte assez pertinent en fait.
Nous sommes en décembre, c’est donc la saison des comédies romantiques… Bon, OK, ce n’est pas une romance de Noël, mais, bon, c’est une romance. Yoo In-na et Lee Dong-wook incarnaient le couple du faucheur / de la sœur réincarnée dans Guardian: The Lonely and Great God trois ans plus tôt. Toujours aussi glamour, Elle est ici une actrice louée pour sa beauté, mais qui joue très mal et qui est tombée en disgrâce après qu’un vilain méchant l’ait harcelée et fait accuser à tort. Lui est un avocat, forcément génial sur le plan du droit, mais totalement novice en matière de relations amoureuses. Aussi sincères et innocents l’un que l’autre, ils vont donc naturellement tomber amoureux. Autour d’eux, d’autres couples vont se faire ou non et une bonne partie de l’élément comique est portée par les deux chefs (le directeur du cabinet d’avocats où Lui travaille – Oh Jung-se – et le directeur de l’agence à laquelle Elle appartient – Lee Jun-hyeok), cousins qui s’entraident et se chamaillent. Côté intrigues / polar, c’est le très gros point faible : ou tu n’en mets pas (ce qui est tout à fait possible) ou il faut que ça remue un peu. Là, on ne sait pas bien pourquoi des éléments policiers sont venus se perdre dans la narration et le vilain méchant ne fait qu’une courte apparition aussitôt oubliée. Donc c’est un gentil drama si vous avez envie de feel good, de gens super gentils, de plein de douceurs. Si vous cherchez quelque chose qui vous remue, passez votre chemin.
Le 16, je vous parlais de Suspicious Partner où le héros est incarné par Ji Chang-wook et en concluant que c’était mignon, mais sans non plus être follement original. Du coup, vous allez avoir l’impression que je me répète : même acteur principal, même format (la romance est servie par une intrigue policière ou inversement), même plaisir. C’est du feel good, ça fait du bien, surtout en ce triste novembre confiné, ça n’est pas une œuvre majeure, mais c’est bon comme le chocolat chaud du goûter 😉 Et, clairement, cela repose pas mal sur la mignonitude du couple principal, l’héroïne étant jouée par la charmante Park Min-young (que j’ai beaucoup aimée dans Qu’est-ce qui cloche chez la secrétaire Kim ?, mais aussi dans Her Private Life). Lui est un mercenaire qui exécute toutes sortes de missions sauf le meurtre. Il est embauché pour recueillir l’ADN puis des informations sur Elle, qui est journaliste, parce que sa maman l’a perdue quand elle était petite et… 20 ans plus tôt, des journalistes, qui animaient une radio clandestine, ont découvert de sombres complots et ont été assassinés. Nos jeunes réouvrent l’enquête à leurs risques et périls. Pourquoi ce n’est pas tout à fait sérieux ? Parce que Lui est trop badass. Sa partenaire, hacker, fait des miracles, il se bat comme un dieu. Mais, au fond, si tu ne sors pas du lot, tu n’es pas un héros. Donc si vous avez envie de rêver que les bons l’emportent forcément à la fin, que la vie est douce avec un.e amoureux.se, que le destin remet les gens en contact… laissez-vous tenter 😉 (Et, en illustration, je vous mets l’image que j’avais prise pour faire un fond d’écran… parce que, bon, Ji Chang-wook quoi… 😛 )
Alors… c’est le genre de séries dont je ne me vois pas faire un billet parce qu’il n’y a pas grand chose à en dire, mais qui se voit avec plaisir. Lui (incarné par le très séduisant Ji Chang-wook) est procureur quand Elle (Nam Ji-hyun), sa stagiaire, est accusée à tort du meurtre de son ex-petit ami. Je ne vais pas me lancer dans un résumé car, au final, l’histoire s’étend sur quelques années, de leur rencontre au dénouement final, et alterne dans de bonnes proportions entre leur histoire d’amour et la résolution de l’affaire policière. Côté romance, la dynamique repose sur les caractères opposés des deux héros : pas de triangle amoureux, pas de parents en opposition… juste leurs caractères et leur propension à se faire des secrets. Côté polar, j’aime bien : le fil tient bien le long de la narration et la résolution a son petit facteur de surprise. Les deux bémols : – le premier ne l’est peut-être que pour moi : j’ai pris la mauvaise habitude de trouver dans la plupart des dramas un thème / problématique / focus sociétal et, là… bon… Même la façon de parler des dilemmes moraux quand on est avocat ou procureur reste assez en surface ; – les personnages secondaires sont quand même plus des faire-valoir que des personnages à eux tous seuls et c’est dommage car il y avait de quoi faire. Donc, sans que ce soit un gros coup de cœur, je me suis fait plaisir à la revisionnant car elle offre un bon moment, entre sourires et suspens 🙂
Alors j’étais dans un trip « je me fais un deuxième visionnage de One Spring Night et Something in the rain » et je les chronique dans la foulée. Parce que ce sont deux œuvres que j’aime/dont j’ai envie de vous parler et qu’il parait étrange d’aborder l’une sans l’autre. Leurs liens ? Le même réalisateur : An Pan-seok Un casting très très proche, notamment pour le héros : Jung Hae-in Si Something est de 2018, One Spring est de 2019. Même format (16 épisodes de plus d’une heure chacun), même réalisation impeccable, même partis pris esthétiques, même narration lente… et, si vous n’aimez pas cette forme de narration, les deux vous déplairont. Et même thème : la difficulté d’être une femme dans une société oppressante.
Alors il y a les romances, avec des triangles amoureux qui sont des prétextes à ce qu’on rit de la jalousie des un·es ou des autres, dont on ressort boostée de feel good… et puis il y a One Spring Night. Autrement dit, si vous avez envie de vous remonter le moral en cette période assez… morose, on va dire poliment, ce n’est pas la bonne pioche. Préférez par exemple Qu’est-ce qui cloche chez la secrétaire Kim ? 😉
Il y a bien deux amoureux, il y a bien un « triangle », mais ça n’est pas drôle du tout. Pourtant, j’ai beaucoup aimé puisque ce billet vient à la suite d’un deuxième visionnage.
On ne réussit pas forcément une recette avec tous les bons ingrédients, mais, quand on réussit, on ne peut que dévorer le résultat. Je viens donc de dévorer les 16+ heures de While You Were Sleeping. Les ingrédients ? Du fantastique (des rêves qui permettent de voir le futur entre des gens dont le destin est lié), le temps (les rêves sont un reflet exact du futur), de la romance (en bonne dose), du suspens et du polar (en bonne dose), des vrais bons sentiments avec le questionnement sur les choix, le pardon, la mémoire…
Dans les qualités que je trouve (en général) aux dramas coréens, il y a l’utilisation/exploitation du fantastique et le traitement de soucis ordinaires. Familiar Wife réunit ces deux qualités.
Lui (Ji Seong) est un connard ordinaire. Il était amoureux d’Elle1 (Han Ji-min), l’a épousée, mais, maintenant qu’ils ont deux enfants en bas âge et chacun un boulot, il lui laisse sans ciller toute la charge mentale. Pendant qu’elle s’épuise alors que l’état de santé de sa mère se dégrade, Lui regrette qu’elle ne lui fasse pas à manger ou qu’elle prenne mal qu’il passe du temps sur la console de jeux. Fatiguée, elle crie. Et quand il croise Elle2, un béguin rencontrée à la fac, fraiche car aucun mari ne l’épuise, il souhaite échanger de femme.
Ici, la magie (matérialisée par un péage sur une route peu fréquentée) permet de revivre un moment-clé du passé. Le voilà le jour de leur rencontre, il l’ignore et conclut avec Elle2. Changement d’épouse.
Diffusée depuis dimanche sur Netflix, j’ai fini cette série hier soir, à croire qu’ils avaient guetté ma reprise au taf pour que je ne puisse pas la regarder d’un seul coup pendant les congés ! Réalisateur : Park Shin-woo (vu et aimé : Jealousy Incarnate et Hyde Jekyll, Me) Pour les rôles principaux : Elle1 incarnée par Seo Ye-ji et Lui1 sous les traits de Kim Soo-hyun (Mon amour venu des étoiles).
Sur la réalisation, je n’ai tout simplement rien à dire de pertinent : c’est bien fait. Tout est impeccable, les acteurices jouent bien, le rythme est bon.
Alors que, quelques semaines plus tôt, j’avais fait une pause en regardant Mystic Pop-up Bar, que j’ai beaucoup aimé, mais qui a une petite faiblesse, là, j’aurais pu facilement tout regarder d’un trait si je n’avais pas dû partir au travail. On devine qui est la Méchante bien à l’avance, mais ça ne pose pas de souci particulier car le mystère n’est pas l’élément principal.
Le héros est le personnage principal d’une oeuvre.
Hier, j’ai fini de regarder Radiant Office, un drama coréen. Par habitude, j’en ai dit quelque mot et puis… ça a commencé à tourner dans ma tête, en mode « tu ne fermeras pas les yeux de la nuit » (ce qui est techniquement faux, Morphée est clairement mon meilleur pote) : tous les personnages principaux sont-ils des héros ? Il me semble qu’on pourrait voir le héros sous deux angles : 1/ un personnage qui, parti dans de mauvaises conditions, s’en sort super bien 2/ un personnage déjà badass au départ, fort, intègre, toussa… 1 ou 2, nous allons vibrer pour lui. Nous identifier ?
Radiant Office C’est une série sympa (mais absolument pas comique malgré ce qu’indique Netflix), avec des choses mignonnes, quelques failles… mais ce qui m’intéresse dans ce billet : Elle, Lui2 et Lui4 sont trois jeunes qui peinent à trouver du travail malgré les diplômes. Un soir où la coupe est pleine (et où Lui2 vient de se faire larguer), ils tentent de se suicider et se rencontrent à l’hôpital d’où ils s’enfuient ensemble car ils n’ont pas les moyens de payer la note. Avant qu’ils ne s’enfuient, ils ont entendu Lui3 aka le Méchant dire que l’un d’eux est atteint d’une maladie incurable. Elle est l’héroïne de l’histoire, sans doute possible. Elle est intègre, pleine de principes, courageuse…
Jusqu’à hier soir, avant de me coucher, j’ai toujours considéré que le héros était le gars dont l’héroïne était amoureuse. Donc, dans ce drama, ce serait Lui1 dont Elle s’éprend. L’une des qualités de cette série est qu’elle comporte plusieurs persos principaux : Elle et Lui1, bien sûr, mais également Lui2 et Lui3… Lui2, qui n’est pas l’amoureux de l’héroïne, prend beaucoup de place, on suit sa propre histoire d’amour… Est-ce le héros ?
Lui1 et Lui2 sont deux bonnes personnes, mais totalement opposées. Lui1 est le gars intègre, mais qui manque d’empathie, qui réussit professionnellement. Lui2 échoue dans le travail, mais est gentil, attentionné. Les deux hommes sont présentés comme de bons partis, pour des raisons très différentes, mais sans qu’aucun ne soit plus valorisé que l’autre. Et, si Lui3 est le Méchant, c’est un personnage principal cependant. Qui est le héros ?
Le héros est-il le gars dont l’héroïne s’éprend ? Si je songe à Cendrillon ou à la Belle et la Bête, le Prince charmant n’est absolument pas un héros. C’est… une récompense !
Je me suis mise à chercher dans ma tête (certes pleine de trous) si je trouvais des héros et… je n’ai trouvé que des héroïnes : Buffy est une héroïne, dans beaucoup d’acceptations de l’idée, mais Angel, qui a pourtant sa propre série, n’est pas un héros. Il chute souvent et on ne l’aime que parce que Buffy l’aime. Lorsque, adolescente, je regardais les Chevaliers du Zodiaque, j’adorais Shiryu parce qu’il avait le visage fin, les cheveux longs et qu’il était le dragon, mais Seiya m’agaçait au plus au point. Enfant, l’un de mes plus chers souvenirs est que Mère Dragon nous faisait la lecture avant qu’on se couche. L’une d’entre elles fut le Seigneur des Anneaux. J’ai adoré. Mais Frodo ne suscitait en moi ni admiration ni identification. Ulysse, le héros si cher au cœur de ma génitrice ? Le gars laisse sa femme en plan pendant des années et batifole avec des nymphes, des sirènes et des magiciennes !
J’ai été amoureuse de Sherlock Holmes, mais c’est un drogué maniaque. Arsène Lupin ? Hercule Poirot ? Non, les seuls noms qui me viennent sont ceux des super-héros : Superman, Captain America… et, dans super-héros, il y a un mot en plus.
Dans la plupart des dramas coréens, Elle est intelligente, travailleuse et courageuse. Lui est… beau ? Il est souvent arrogant, a parfois de gros handicaps affectifs et il ne nous intéresse que parce qu’Elle est prête à lui montrer que l’Amour c’est cool. A part quelques pièces comme, par exemple, Something in the rain ou Romance is the bonus book. Et Dean Winchester, de Supernatural, car tout le monde est amoureux de Dean Winchester. Et Indiana Jones et Han Solo. Les rares héros que j’invoque sont très loin des héroïnes courageuses prêtes à changer le monde. Ce sont des aventuriers, ils sont fun… mais largement moins méritants que la simple héroïne de drama qui défend la veuve et l’orphelin ou que Cendrillon qui part bien perdante dans l’échelle sociale.
Voilà, je vous livre cette réflexion aussi brute qu’elle m’est venue. Est-ce simplement parce que l’homme riche blanc hétérosexuel cisgenre n’a pas de mérite particulier a bien vivre ? Je me suis endormie hier soir et je n’avais pas de héros, aucun homme fictionnel que j’admire ou auquel m’identifier… ‘fin, sauf peut-être… voir ce que j’écrivais il y a deux mois 😉
Alors… j’ai cliqué sur cette série parce que Netflix m’annonçait une… série comique. Comique. Le terme est assez vaste, je le concède volontiers.
Trois jeunes gens (deux gars et une fille) tentent de se suicider parce qu’ils échouent à trouver un emploi et l’un des gars vient de se faire larguer. Aux urgences, dont ils s’échappent parce qu’ils ne peuvent même pas payer leurs soins, ils entendent que l’un d’eux est atteint d’une maladie incurable. — Ouais, OK, mais c’est la mise-en-bouche. Ca devient comique ensuite ? — Le médecin qui les a vus aux urgences est le fils d’un riche entrepreneur dont il ne reçoit pas l’amour. Il quitte son emploi de médecin pour conquérir la boîte du papa et, en parallèle, parce qu’il a pitié ou qu’il s’en servira pour faire un coup de com, il fait embaucher nos trois paumés. — Ouais, OK, mais ça devient drôle ensuite ?
Alors… avant toute chose… je vais SPOILER, largement SPOILER… Je suis obligée étant donné mon propos, donc, si vous ne voulez pas de spoilers, ben… passez votre chemin…
Je suis autrice de fantastique. J’adore les boucles temporelles, les fantômes, le Destin… et, en découvrant les dramas coréens, ben… j’ai l’impression d’être redevenue une petite fille qui a tout à découvrir. J’écris peu depuis quelques temps, mes idées me semblent désormais fades…
Bref, Another Oh Hae Young est encore une bonne surprise.