Récemment, un ami me disait que, s’il ne se souvenait pas d’une œuvre qu’il avait vue/lue, il considérait qu’il n’avait pas dû l’aimer (assez). Ce n’est pas mon cas.
Je n’aime pas l’exercice qui consiste à dire son film / livre / whatever préféré parce que, déjà, je n’aime pas l’idée de « préféré » : préféré en fonction de quoi ? Si j’ai envie de rire ? de pleurer ? d’être émue ?
Quand j’ai divorcé (il y a 20 ans — 20 ans ???), j’ai eu une période forcément un peu triste (pléonasme) et je me souviens qu’une des séries qui m’a aidée à passer ce cap (i.e. se plonger dans une histoire pour souffler) est Buffy contre les vampires. J’ai donc à cette série un fort attachement émotionnel, mais serait-ce ma série préférée ? Pas forcément et/ou pas aujourd’hui…
Un des succès de cette année 2024 et c’est… mérité ! De l’amour filial, amical, romantique, des personnages tendres et la vie qui se déroule…
16 épisodes de 60 minutes Disponible sur Viki sous-titré en français
A noter que Family by Choice est un remake du drama chinois Go Ahead (2020) que je n’ai pas encore vu.
Lui4 (Choi Won-young), veuf, vit avec sa fille Elle1 (Jung Chae-yeon) qu’il entoure de tout son amour, mais elle aimerait bien avoir un grand-frère. Lui5, sa femme Elle3 (Kim Hye-eun) et leur fils Lui1 (Hwang In-yeop), emménagent dans leur petite résidence après une terrible tragédie : la jeune sœur de Lui1 est morte d’un accident tandis que les deux enfants avaient été laissés seuls chez eux… Lui4 rencontre Elle4 lors d’un rendez-vous arrangé, mais, dans la foulée, elle doit partir et laisse son fils Lui2 (Bae Hyun-sung) à sa sœur encore étudiante.
Elle3, qui accuse Lui1 de l’accident alors qu’il n’était qu’un enfant, finit par divorcer de Lui5 et partir. Lui4, en rendant visite à la sœur d’Elle4 et en voyant les conditions difficiles dans lesquelles elle élève Lui2, propose de prendre l’enfant avec lui jusqu’au retour de sa mère.
2 épisodes de 45+ minutes Scénariste : Cho Min-jung
Je vous parlais hier de Pas de profit, pas d’amour qui est mon gros coup de coeur 2024 et vous disais en conclusion qu’aujourd’hui sortait son spin-off : Spice Up Our Love / Pimentez votre amour1.
Lors d’un passage de Pas de profit, pas d’amour, Elle2 (Han Ji-hyun) s’évanouit et se réveille dans son propre roman2, prise au piège. On est dans une histoire typique, mais réjouissante qui explore les contraintes du genre (libre-arbitre des personnages, scènes obligées, etc.). Par exemple, Elle2 s’aperçoit que tous les acteurs de son univers ont la tête de Lui2 (Lee Sang-yi) puisque, en tant que héros, c’est « l’homme le plus beau du monde ».
C’est assez court (comme un gros 13e épisode) et je pense que c’est bien ainsi : c’est agréable, c’est rigolo, il y a un message au milieu…
Alors on est vraiment sur du « bonus » : ce spin-off n’est pas un objet autonome et détaché, mais il prolonge le moment passé avec la série initiale.
C’est assez amusant parce que, ces jours-ci, je me plaignais de certains épilogues. Je ne citerai pas de titres pour ne pas les spoiler, mais, grosso modo, dans des fins de séries, quand tout est conclu, on nous rajoute un temps où les héros vieillissent, font des enfants, meurent… Je trouve ça ennuyeux et convenu.
Du coup, je trouve que Pimentez votre amour offre une façon originale de se doter d’un épilogue : on s’attarde encore un peu avec un ou des personnages, ça ne change pas l’intrigue principale, mais on passe un moment agréable.
Bref, je lève le pouce !
On notera que le « our » anglais est devenu un « votre »… pourquoi ? Mais une traduction automatique du titre coréen me donne : « Table de menu du patron » 😉 ↩︎
Rappelez-vous, elle est autrice de romans pour adultes. ↩︎
Si vous êtes en mode /flemme et n’avez pas envie de lire un billet, je n’aurais qu’une seule chose à vous dire : foncez ! Cette série est un GROS coup de cœur ! 12 épisodes de 60+ minutes Scénariste : Kim Hye-young
Elle1 (Shin Min-a) est la fille unique de parents « angéliques » : ils ont servi de famille d’accueil à plusieurs enfants qui sont passés et repartis. Pour Elle1, ce n’était pas une bénédiction, mais une perte : elle ne recevait pas toute l’attention qui lui était due en tant que fille unique et elle n’y gagnait pas de fratrie.
Car Elle1 accorde beaucoup d’importance à la notion de pertes et profits. Dès l’adolescence, elle s’oppose au professeur d’éducation physique car « les filles jouent au ballon prisonnier dans une petite partie du terrain de sport tandis que les garçons s’étalent au foot ; et pourquoi ne peut-elle pas jouer au foot, d’ailleurs ? »
Adulte, elle attend par exemple de ses relations sexuelles de ressentir du plaisir. Ca parait si simple et si bête formulé ainsi ? Qui sexerait pour ne pas trouver de plaisir ?
Si Elle1 apparait calculatrice et « différente », notamment aux yeux de Lui1 (Kim Young-dae), l’employé de la supérette, quand elle traine devant lui un amant « incompétent » pour acheter des préservatifs et menacer de le renvoyer s’il n’a rien à offrir, elle a en réalité un sens aigu de la Justice… des notions de gain et de perte.
Queen of Tears n’était pas fini que, déjà, sur les réseaux, on parlait de Lovely Runner en les comparant. Les deux histoires n’ont aucun lien entre elles, mais ces deux dramas sont les gros succès de ce premier semestre 2024 et il y a eu quelques blagues autour du fait que, si le premier a été diffusé par Netflix, la plateforme n’a pas eu le second, pour le plus grand plaisir de la plateforme « concurrente »1 Viki.
Si j’avais donc suivi la première au fur et à mesure de sa diffusion, pour la seconde, j’ai volontairement attendu qu’elle soit disponible en entier, sous-titrée en entier… et que la 10e et dernière2 édition de Nice Fictions soit passée. Et je l’ai binge-watchée cette semaine, probablement aussi je l’avoue pour m’échapper un peu de la réalité de ce début d’année : des séries de qualité sont clairement une bouffée d’air dans le climat actuel.
Elle (Kim Hye-yoon3) est hospitalisée : suite à un accident, elle a perdu l’usage de ses jambes et, désespérée, elle veut mourir quand Lui (Byeon Woo-seok), un chanteur célèbre, l’appelle au téléphone dans le cadre d’une émission de radio. Elle s’énerve, disant que la vie ne vaut pas la peine, mais il lui demande de continuer à vivre. Elle est touchée et va reprendre sa vie, en fauteuil roulant, tout en lui étant reconnaissante, fan de l’ombre qui le suit dans sa carrière.
Scénario : Park Ji-eun, autrice notamment de Mon amour venu des étoiles et Crash Landing on You Réalisateurs : Jang Young-woo et Kim Hee-won (Vincenzo)
Si vous êtes fan de kdramas, il est peu probable que vous n’ayez pas entendu parler de Queen of Tears donc le 16e et dernier épisode a été diffusé hier.
Hong Hae-in (Kim Ji-won1) est l’héritière douée de la très riche famille qui possède l’empire Queens. Baek Hyun-woo (Kim Soo-hyun) est l’héritier doué d’une famille moins riche, mais clairement aisée d’agriculteurs. Ils sont mariés depuis quelques années, mais leur mariage est un échec cuisant et, désormais, il ne peut que la détester profondément. Décidé à divorcer, mais terrorisé par la puissance de sa belle-famille qui ne manquera pas de lui faire payer le prix fort pour cette trahison, c’est quand qu’il se décide de lui annoncer qu’il reprend sa liberté qu’elle lui coupe l’herbe sous les pieds avec une nouvelle bien plus terrible : elle est atteinte d’une maladie incurable et n’a plus que trois mois à vivre. La joie rapide qu’elle disparaitra bientôt est, sans surprise, assez éphémère et d’autres sentiments vont se réveiller. Pendant ce temps-là, les Méchants-vraiment-très-méchants complotent (méchamment et gratuitement) à déposséder les Hong de tous leurs biens.
Il y a énormément de choses à dire sur cette série (et ne pas spoiler m’est toujours difficile) donc je vais probablement faire une liste sans ordre précis, en commençant par les intrigues : il n’y a pas une ou deux intrigues (une romance sur fond de complots), mais des tas d’intrigues. Rien qu’au niveau romance : il y en a plusieurs, toutes touchantes… mais, entre Hae-in et Hyun-woo, nous n’allons pas suivre des amoureux qui se découvrent. C’est un couple qui a échoué et qui s’est fait du mal. S’ils vont devoir affronter la maladie et les complots, ils doivent également faire face à leur échec : ils ne peuvent pas se jurer de s’aimer éternellement, ils n’ont pas réussi la première fois… Côté complots, si les Méchants ne font pas corps, les Gentils ont eux-mêmes leurs propres conflits, pas tendres du tout…
A binge watcher sans remord puisque ce n’est pas la saison des comédies de Noël 😉
12 épisodes de 60+ minutes Disponible sur Viki sous-titré en français
Elle1 et Lui2 sont meilleurs amis depuis le lycée, depuis qu’elle a joué le rôle de sa petite amie pour qu’on ne découvre pas qu’il est gay. Lui1 est le petit frère de Lui2, tous deux fils illégitimes au sein d’une riche famille. Elle1, actrice, galère pour trouver des rôles autres que figurante et, lasse, accepte quand Lui2 lui propose un rôle « utile » et bien payé : celui de sa fiancée. Sachant qu’ils sont meilleurs amis, tout ne devrait que bien se passer, mais Lui1, ambitieux et bosseur, rêve de voir son frère à la tête de l’entreprise familiale et refuse qu’il épouse une femme ordinaire comme Elle1. Sans surprise, en voulant saboter leur mariage, il va surtout tomber amoureux.
16 épisodes de 60/70 minutes Disponible sur Netflix sous-titré en français
(romance, un peu de polar, série médicale)
Lycéens, ils étaient la et le meilleur·e élève du pays et en rivalité. Devenus adultes, Elle, anesthésiste, craque sous le harcèlement au travail tandis que Lui, chirurgien plastique, est accusé à tort d’une erreur médicale. Ils se retrouvent et…
Si le début est assez triste/dur, petit à petit, le ciel s’éclaircit pour nos deux héros et leur adorable entourage. C’est mignon, ça fait du bien, on pleure aussi. Si la première partie joue avec le Polar, la fin est plus douce/mignonne.