
T’as pas la réf ?


16.000 signes – 14 minutes #fantasy
Le couloir n’est plus éclairé à cette heure tardive et les soldats avancent à la lueur de leurs bougies. Entravée par de lourdes chaînes, la Générale Alba Encyri les laisse l’emmener. La fatigue commence à avoir raison d’elle, la faim, l’humiliation… et, dans une partie très intime de son esprit, la pensée qu’elle n’est ici que parce que l’homme qu’elle aime – a aimé – l’a trahie. Par conviction politique ou pour quelques pièces d’or ? Elle n’en a aucune idée et elle sait que cela n’a plus d’importance. Au bout de ce couloir, ou d’un autre, il n’y aura que la mort et, avant cela, d’autres privations, d’autres humiliations…
Le petit groupe s’arrête devant une double porte beaucoup trop ouvragée, dans ce style qu’affectionnent les citadins d’Amlis, la capitale. Celui qui semble être le chef de cette escorte cogne à la porte et doit entendre qu’on lui ordonne d’entrer. Elle est poussée (ou traînée) et cille dans la lumière vive de la pièce où elle pénètre.
Dans un large fauteuil d’or et de cuir, un homme est assis et leur fait signe d’approcher. De taille moyenne et plutôt maigre, il a de longs cheveux noirs où sont glissés des fils d’argent et des pierres précieuses. Son visage est durci par un bouc et ses longues robes indiquent son appartenance aux mages pourpres. Alba reconnaît ce roi qu’elle n’a jamais vu et contre qui elle s’est battue six années durant, avant la trahison et la honte.
L’anime du moment qui mérite tout à fait son succès
1h35
Une VF existe, mais AMHA à voir en VO, surtout pour les chansons originales

L’exercice du blog personnel est un peu curieux : il s’agit avant tout de tenir son propre journal en public et, du coup, pas toujours, mais parfois, ça peut faire douter de la démarche. Parce que, en général, lorsque je rédige un billet, même d’humeur, j’espère transmettre une info ou une idée, mais… comme ici, je n’ai rien à vous dire.
Je prends note pour le moi-futur de quel film j’ai vu quand, mais, si vous me lisez aujourd’hui (et pas dans 10 ou 20 ans), vous avez déjà forcément entendu parler de KPop Demon Hunters, de son sujet, de son succès et que c’était vachement bien. Donc je n’ai aucune info pour vous…
Une romance toxique pour public averti et des complots WTF à gogo
56 épisodes de 15 minutes
Adaptation de la série thaïlandaise Game Sanaeha (2018)

(A noter que, lorsque je parle de « public averti » au dessus, il n’y a aucune scène sexuelle explicite ou rien, je fais référence à la toxicité de la relation entre les deux héros.)
Ils ont grandi ensemble dans une famille riche : Elle (He Rui Xian) en tant qu’enfant biologique, Lui (Fan Zhi Xin) en tant qu’enfant adopté quand sa mère, qui travaillait pour ladite famille, disparait. Au lycée, ils sont très amoureux l’un de l’autre, mais Lui change brutalement d’attitude envers Elle à 18 ans et la quitte pour Elle2. Blessée, Elle part à l’étranger où elle vit quelques relations et on sait que Lui la fait suivre. Ce qui peut relativement se justifier puisque, en tant qu’héritière riche, elle pourrait être victime de personnes mal intentionnées.
Quand Lui prend le poste de PDG de leur entreprise familiale, Elle revient car elle ne l’entend pas de cette oreille. C’est alors qu’elle découvre que, en plus de la prise de contrôle de Lui, Elle2 (l’ex de Lui) est désormais en couple avec leur père qui a divorcé sans qu’elle le sache. Et Elle a toutes les raisons de penser que c’est Lui qui a mis ensemble Elle2 et leur père, détruisant le mariage de leurs parents.
Ils se provoquent, mais, assez vite, Lui se déclare et, en réponse, Elle lui propose un pari : il a 3 mois pour la séduire ou il devra quitter l’entreprise / leur famille.
Continuer la lecture de « Game of True Love | 挚爱游戏 (2025) »Au moment où je rédige ce billet, A Dream Within a Dream est en cours de diffusion et, hormis celleux qui ont bossé dessus, personne n’en connaît donc la fin. Pour l’instant, c’est du très très bon et je croise tous mes petits doigts pour que le récit reste à hauteur tout du long jusqu’à sa conclusion, mais là n’est pas le sujet.
J’en détaillerai l’histoire plus tard, lorsque j’aurais fini de le voir, mais, très grossièrement : Elle (Li Yi Tong) est une actrice qui bascule dans le scénario du film dans lequel elle tourne. Dans ce scénario original, Lui (Liu Yu Ning) est le méchant : il la trompe avec sa propre sœur, la torture, etc. Elle a donc toutes les raisons du monde de s’en méfier dans le monde-imaginaire sauf que, toi, spectateurice, tu découvres très vite que Lui-imaginaire n’est a priori pas le méchant de l’histoire et qu’il est tombé sincèrement très amoureux d’Elle.
Pour l’instant, c’est très très méta, drôle et terrible à la fois et super addictif. Et les deux acteurices jouent très bien.
A cette étape, je ne peux donc pas vous spoiler par définition puisqu’on ne sait pas tout, mais, perso, je me pose une question : est-ce que Lui-imaginaire a aimé Elle-imaginaire à un moment donné (ce que ne semble pas dire le scénario original qu’on nous a raconté dans le 1er épisode) ou est-ce que le scénario original est différent du monde-imaginaire parce que, dans ce monde, c’est Elle-actrice qui existe ?
Le Lui-imaginaire que nous suivons est amoureux d’Elle-actrice, avec ses pensées et valeurs de notre époque moderne.

Mais ce n’est pas le sujet de ce billet.
— Hein ??? Pourquoi tu nous racontes tout ça alors ?
Ce matin, l’algorithme (lequel ?) me propose un article sur Usbek & Rica, daté de mardi. (C’est quand même dommage de choisir volontairement en illustration de l’article une femme aux seins trop gros…)
Il aborde un sujet qui m’intéresse forcément : la place du numérique dans la lecture.
Les jeunes lisent… mais sur leurs smartphones. Et je trouve ça tellement plus pratique : j’ai toujours mon téléphone sur moi donc, à l’extérieur de la maison (ce qui est une grande partie du temps pour pas mal de gens), si j’ai un moment devant moi, je ne peux pas consulter ma bibliothèque papier.
— Tu pourrais glisser un livre dans ton sac…
— Outre le poids supplémentaire (chaque item compte)… on est en 2025 !
Quand je me dis que « j’ai envie de voir une série », je vais sur une plateforme et je parcours le catalogue. Ça ne peut pas être différent pour la lecture, avoir un seul livre sur moi me semble… inconcevable ?

En plus de la praticité pour lae lecteurice, l’article mentionne la production : quand on publie un webcomic, il n’y a pas de frais de production papier, de stockage, de délais de livraison…
Dans un gros mois (normalement), aux Vagabonds du Rêve, nous allons sortir notre premier volume de notre anthologie numérique les Vagabonds du Rêve 9.
Dans les années 2000, je me demandais pourquoi le numérique semblait peiner alors que c’était un format « évident » et nous avions déjà sorti quelques nouvelles qui sont toujours en ligne.
C’est l’histoire de la princesse Grenouille, plongée dans l’eau tiède, qui passe à la casserole…
30 épisodes de 40+ minutes
Réalisateurices : Lam Yuk Fan 林玉芬, Guo Hu 郭虎
Scénaristes : Gu Man, Scarlett OuYang, Shen Fei Xian

Dimanche, je vous racontais pourquoi je m’étais lancé dans la série Love O2O que j’ai finie hier soir. Et j’ai plein de choses qui me viennent en tête !
(Je dois dire que c’est sans doute une des séries où je suis particulièrement en désaccord avec les avis que je lis ici ou là et qui me semblent passer à côté de l’histoire…)
Tandis que je regardais la série, je me disais qu’elle ne collait pas avec le film que j’avais vu, même s’il y avait un fort déjà-vu sur pas mal de scènes, et par acquis de conscience, avant de rédiger ce billet, j’ai donc revisionné le film ce soir.
C’est donc la même histoire avec quasi les mêmes persos et des répliques communes… et pas du tout la même histoire.

Il y a quelques temps, j’ai regardé le film Love O2O.
J’ai bien aimé… en partie parce que les MMORPG me manquent.
— Ben, pourquoi tu n’y joues pas ?
— A chaque fois que j’ai rejoint un MMORPG, c’était parce que des copines, de la famille… y jouaient.
Ne me jugez pas, je suis dans la team qui a du mal à aller seul au resto ou au ciné. Rejoindre un MMORPG sans y rejoindre quelqu’un, ben… je ne franchis pas le pas.
Bref, le film était court et comblait un petit manque, mais, quand j’ai vu qu’il y avait une version série de 30 épisodes, j’ai eu une petite moue circonspecte…
En finissant Fireworks of My Heart sur Viki, j’ai regardé la fiche des deux acteurices principaux pour voir dans quoi ils avaient joué sinon (et qui était dispo sur la plateforme).
Côté Wang Chu Ran, j’ai déjà vu l’excellent Are You the One et je me souviens avoir vu également Have a Crush On You (pas chroniqué).
Et, là, je vois que Yang Yang joue le personnage principal de la série Love O2O. (Et je ne le reconnaissais pas dans l’image d’entête !)
Alors, après une longue hésitation, j’ai cliqué hier soir et vu le premier épisode.
Qui est… hum… terrible1. Les images, les doublages, le manque de réalisme de l’environnement…
— Et ensuite ?
— J’ai eu une migraine ophtalmique2 au début du 2e épisode donc je n’avais d’autre choix que d’aller me coucher !
Ce matin, j’ai regardé le 2e épisode parce que ça m’agaçait de m’être arrêté au début… et j’ai réalisé que j’aimais bien les voir jouer aux MMORPG.
Voilà, je ne sais pas si je vais tout regarder3 et, pour l’instant, c’est vraiment le même scénario que le film, mais j’avoue que c’est agréable de voir des gens juste faire ce qu’on aime bien !
(Oui, c’est pour ça que je craque toujours quand un personnage principal est écrivain-like !)

Une fluffy romance autour des métiers-passions, avec un héros qui évolue pour son plus grand bien, pleine de respect
32 épisodes de 30+ minutes

Ils étaient dans la même classe au lycée où Lui (Yang Yang) était un très brillant élève. Elle (Dilraba Dilmurat) lui a déclaré sa flamme, mais il l’a rejetée car il l’a estimée « pas assez intelligente » (i.e. pas assez bien classée).
Comme il en rêvait, il travaille désormais dans l’aérospatiale, mais il traverse une période de doute car le salaire est faible et les horaires fous. Pensant à démissionner pour aller travailler dans la finance, où réussissent ses camarades d’université, son chef lui accorde un congé d’un mois pour qu’il réfléchisse.
Elle, devenue une actrice reconnue, est l’ambassadrice d’un jeu vidéo (un MOBA), mais la rumeur circule qu’elle ne sait pas jouer et l’entreprise organise un tournoi dans un mois, où elle sera la joueuse vedette. Et, effectivement, si elle aime jouer, ses performances sont mauvaises donc, avec le sérieux qui la caractérise, elle décide de s’entrainer dur pour ne pas se ridiculiser.
Continuer la lecture de « You Are My Glory | 你是我的荣耀 (2021) »Une histoire de vengeance / romance dont le scénario a été écrit en lançant des idées aléatoires et que le torse nu de Dai Gao Zheng ne peut pas sauver
24 épisodes de 9/10 minutes

Après des années d’absence à l’étranger, Lui (Dai Gao Zheng) revient pour se venger des Méchants qui ont assassiné sa mère et ont volé son entreprise. Pendant plusieurs épisodes, il va se méprendre sur Elle (Jin Zi Xuan), sa trop gentille amie d’enfance, et… je pense que je suis plutôt bon public, mais là…
Je n’ai pas regardé cette série par hasard, mais à cause de Dai Gao Zheng. Je l’avais repéré dans les suggestions sur les réseaux sociaux, puis j’ai vu Rainkissed Fate. (J’ai aussi commencé Sadistic Love, mais je me suis arrêté au 17e épisode sur 24 et j’ai un gros doute de le finir.)
Au moment où j’écris ce billet, la fiche MyDramaList de l’acteur, né en 1996, liste 7 rôles dans des séries rien que pour 2025 (on est début juin !) et vous le retrouverez plutôt souvent cité dans le Mois Drama de Claire, de la chaine Youtube Décalée, parce qu’il est difficile de passer à côté de l’exposition de… son torse nu, mais, sur Viki, il n’y a actuellement que 5 de ses rôles principaux sur la longue liste qu’il a déjà tournée.
Un Grand Amour et des pompiers, de l’action et de la romance plutôt réussies
40 épisodes de 40+ minutes

Ils étaient très amoureux l’un de l’autre à la fin du lycée, mais la mère d’Elle les a obligés à se séparer. Elle (Wang Chu Ran) est partie faire ses études à l’étranger et elle revient 10 ans plus tard dans leur ville, devenue chirurgienne de talent. Elle travaille aux Urgences, Lui (Yang Yang) est devenu capitaine d’une caserne de pompiers, ils se recroisent dans le cadre de leur travail.
Si elle lui redéclare sa flamme assez vite, lui, profondément blessé de leur précédente rupture, reste froid et distant assez longtemps.
L’histoire est relativement longue (40 épisodes) et le couple ne se reforme qu’à plus de la moitié de l’histoire. La seconde partie, avec la résolution du passé et des choses louches qui s’y sont passées, est donc peut-être plus rushée que la première partie en mode « fuis-moi, je te suis ».
Continuer la lecture de « Fireworks of My Heart | 我的人间烟火 (2023) »J’ai toujours cru qu’un remake utilisait le même scénario (ou à peu près) que l’original…
— Ben, c’est la définition !
Lorsque j’ai vu Go Ahead (cdrama) après avoir vu son remake coréen Family by Choice, je me suis dit… bon, hum… oui, mais non. Ça se ressemble beaucoup parce que ça utilise les mêmes personnages, mais je ne peux pas dire que ce soit le même scénario.
Mon doute s’est alourdi en me lançant dans Meteor Garden (cdrama de 2018) qui est le remake de Boys over Flowers (kdrama de 2009). J’avais lâché la version coréenne en cours de route, je ne suis pas certain de pourquoi, mais je détestais les persos. Je ne pense pas chroniquer la version chinoise car j’ai vu jusqu’au 35e épisode il y a plusieurs semaines maintenant et il y en a 49 en tout… 49 ??? donc ça sent le roussi, mais… j’aime bien les héros ou alors j’aime bien Dylan Wang et Shen Yue.
Ce soir, je fais une chronique de Love the Way You Are et je découvre avec stupeur que c’est le remake de Something in the rain. Je n’ai pas la mémoire suffisante pour comparer les scènes, mais je suis sûr que ça n’est pas la « même histoire », dans le sens que les expériences sont totalement différentes : Something est difficile, l’Héroïne est confrontée à des choses dures. Love the Way fait du bien, il y a quelques obstacles sur la route de nos amoureux, mais ils sont en sécurité d’une certaine façon parce qu’en confiance.
Du coup… je ne sais plus du tout ce qu’est un remake.
Si ça reprend un scénario juste pour… heu… le copier ? je dirais que je n’en vois pas l’intérêt, mais, si comme dans ces cas, il s’agit de revisiter des thèmes… je trouve ça carrément bienvenu.
Une romance à message avec des imperfections, mais avec laquelle je me suis senti… simplement et efficacement bien
30 épisodes de 40 minutes

Réalisateur : Yu Zhong Zhong
Scénariste : Li Jing Ling, Shinning Wu
Elle4, divorcée d’un mari volage et mère d’un fils (Lui – Lai Kuan Lin), s’est remariée avec Lui4, veuf et père d’une fille (Elle – Angelababy) et d’un garçon (Lui2). Ils ont élevé leurs 3 enfants ensemble puis Lui est parti faire ses études à l’étranger. Quand il revient à Shanghai, à 25 ans, et qu’il revoie Elle (32 ans), il en (re)tombe aussitôt amoureux, mais elle est en couple avec Lui3, avocat ambitieux, qui a bien l’intention de l’épouser.
Lui est directeur artistique dans une boite de films d’animation tandis qu’Elle, dans le même immeuble de bureaux, est responsable au service marketing d’une entreprise qui produit et vend des parfums.
Continuer la lecture de « Love the Way You Are | 爱情应该有的样子 (2022) »