Men are Men | 그놈이 그놈이다 (2020)

Cette série est disponible sur Netflix et Viki sous le titre To All the Guys who Loved Me, titre qui, à mon sens, ne se justifie pas. Comme dans beaucoup de romances, deux hommes se disputent l’amour de l’Héroïne : on est très loin du « all the guys »…

!!! Attention, ce billet va contenir plein de SPOILERS de façon complètement aléatoire !!!

Or doncques, je viens de finir ce drama et… j’ai plein de choses à vous dire !
Tout d’abord, je lui en veux un peu car, au premier épisode, il me promettait beaucoup et, même s’il n’est pas mauvais, avec tant d’espoirs, hélas, il n’a pas été tout à fait à la hauteur.

Comme vous le savez (ou pas), j’aime le fantastique et les histoires d’amour et j’aime particulièrement le fantastique qui se glisse dans le quotidien et met en lumière notre monde.
Men are Men est donc complètement dans le créneau pour me séduire.

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A Love So Beautiful (Korean) | 아름다웠던 우리에게 (2020)

24 épisodes de 20+ minutes

Remake du cdrama éponyme de 2017 (que je n’ai pas vu).
Cinq adolescents.
Elle1 et Lui1 sont voisins et dans la même classe au lycée. Tout de go, elle lui avoue son amour et, s’il n’y répond pas favorablement, elle décide de continuer à l’aimer. Juste.
Bien sûr, rapidement, il est évident (pour nous) que Lui1 éprouve des sentiments réciproques, mais Elle1 ne semblera jamais le voir.
Lui1 semble susciter l’admiration de toutes les filles, Elle1 est gauche et moins aimée.
Elle2 et Lui2 sont leurs opposés : Elle2 est pleine d’assurance, Lui2 est maladroit et fantasque.
Lui3 est parfait : beau, gentil, destiné à réussir, il n’est là que pour révéler à Lui1 ses sentiments via la jalousie.

Je suis assez « simple » en général : j’aime ou je n’aime pas.
Là, ben… c’est « pas mal, mais… »
On suit nos cinq personnages de leurs années lycée à leurs 30 ans. Chaque épisode, très court, est un moment marquant de leur vie. Marquant au sens de la vie ordinaire : un élément du quotidien qui va les marquer/suivre.
De ce point de vue, ça marche vraiment bien : on passe d’un moment de vie à l’autre et ça fait sens.

Mais… j’ai d’abord un peu de mal avec le passage du temps : nos tourtereaux sont quand même *particulièrement* lents. Je ne parle pas de se sauter dessus dès le premier rendez-vous, mais, là, il leur faut quand même 15 ans pour savoir un peu qu’ils s’aiment très fort.
Ce n’est cependant pas ce qui m’ennuie le plus car, bon, mettons…
Non, ce qui m’ennuie, c’est la non-exploitation des caractéristiques du personnage principal. Car, clairement, Elle1 est l’héroïne au détriment de Lui1 qui est assez passif.
Lui1 est beau et intelligent, fort en sciences et réussira la carrière qu’il veut.
Elle1 est une artiste. Une vraie. Dès le lycée, elle fait des dessins réussis. Elle est maladroite à la façon du vilain petit canard dont on attend qu’elle devienne un cygne. Elle se sent mal car elle est mauvaise élève, mais ce devrait être le propos central : la mauvaise élève se révèle l’artiste douée. La timide est en réalité fantaisiste et amusante.
Et ce fil rouge, qui est central puisque c’est à la fois tout ce qui définit l’héroïne et les raisons qui font que le sage Lui1 est amoureux d’elle, au final, est totalement sous-exploité. Limite, on doit le deviner.

Du coup ?
Je ne sais pas.
Ça se regarde vraiment facilement, j’aime beaucoup cette narration de 24 « petits moments » (le titre de chaque épisode correspondant au moment), mais il y avait tellement mieux à faire avec le même matériau…

Lovestruck in the City | 도시남녀의 사랑법 (2020)

17 épisodes de 30 minutes environ

Réalisateur : Park Shin-woo (It’s Okay to Not Be Okay – Jealousy Incarnate – Hyde, Jekyll, Me)
Scénariste : Jung Hyun-jung (Romance is a Bonus Book)

(J’ai lu ici ou là que c’était une chronique sur la solitude des jeunes coréen·nes. Réponse : Non.)

Une téléréalité ? documentaire ? (je ne suis pas sure du terme par manque de références) suit trois femmes et trois hommes et les interroge sur l’amour et leurs relations.
Elle2 et Lui2 sont ensemble depuis 5 ans. Elle1 a quitté Lui1. Elle3 a quitté Lui3.
L’équipe de tournage n’est jamais montrée/est présente via des incrustations assez rigolotes. Peu de personnages secondaires (ce qui s’explique par le choix de la narration), mais réussis.
L’histoire principale est celle d’un couple : en vacances dans une station balnéaire (ou équivalent) pour faire du surf, Lui1 rencontre Elle1, tombe amoureux, lui demande de l’épouser…
Ils surfent, rient, font l’amour. La vie est douce et très hippie.
Puis Lui1 doit rentrer précipitamment à Séoul pour le travail, Elle1 (Kim Ji-won) n’a pas de téléphone portable, doit le rejoindre plus tard… et ne viendra jamais à leur rendez-vous.
Une année s’est écoulée quand le tournage commence. Ce n’est pas explicité, mais il est probable que Lui1 participe à l’émission pour qu’Elle1 le voit. Il raconte donc son malheur, la recherche vaine de son amoureuse… et, petit à petit, nous allons bien sûr découvrir pourquoi Elle1 l’a quitté sans aucune explication.

J’aime beaucoup les romances à mystères.
Lui1 est incarné par Ji Chang-wook, assez idéal dans le rôle de l’amoureux romantique et transi. Il est pathétique, mais c’est réussi : l’amour est montré comme rendant vulnérable et un brin fou, mais jamais dans le mauvais sens du terme (pas d’harceleur, aucune violence, des attitudes qui restent respectueuses).
C’est touchant et drôle.
Et la forme narrative apporte un vrai plus : les épisodes de 30 minutes sont tournés autour des questions posées aux participant·es avec une « disparition » de temps à autre du format reportage et l’histoire avance très naturellement.

J’ai littéralement dévoré cette mini-série (sortie mardi, je viens de la finir).
Le bémol est sur le dernier épisode : je viens de googler et une saison 2 n’est pas confirmée à ce jour. Et, sans saison 2, l’épisode final se termine en queue de poisson. D’habitude, je n’ai rien contre les tranches de vie qui ne se terminent pas, j’en ai même écrit plusieurs, mais, là, ça s’arrête vraiment brusquement, genre le scénariste a fait une pause pour passer aux toilettes et n’est jamais revenu…
Cela dit, rien que pour la forme narrative, je n’ai aucun regret 🙂

The King 2 Hearts | 더킹 투하츠 (2012)

20 épisodes de 60+ minutes

Vu une première fois, j’avais bien l’intention d’un revisionnage à l’occasion. Netflix arrêtant sa diffusion le 22 février, l’obligation a créé le moment.

Dans un monde légèrement parallèle au nôtre, où la Corée du Sud est une royauté, Lui2, roi qui rêve de la paix entre Nord et Sud, oblige son frère, Lui1, a participé à un championnat d’officiers en faisant équipe avec des soldats du Nord.
Entre Lui1 (interprété par Lee Seung-gi) et Elle (Ha Ji-won), membre des Forces Spéciales du Nord, la relation est rapidement explosive et romantique, forcément.
Aussi, l’histoire démarre plutôt comme une comédie romantique entre deux personnages que tout oppose : Lui1 est un playboy qui ne veut surtout jamais être roi, Elle est une soldate à la fois rigoureuse professionnellement, mais midinette dès qu’il s’agit de sa vie privée.
Là, impossible de ne pas SPOILER…
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Rapidement, Lui2 est assassiné par le Big Evil Méchant et Lui1 se retrouve roi.
La comédie romantique laisse la place à l’action et nos deux héros vont affronter des situations de plus en plus extrêmes.
Et c’est vraiment là tout le charme de ce drama : l’action monte en intensité, les choix deviennent de plus en plus serrés, genre niveaux de jeu qui se corsent.
Pas de repos, un Méchant sorti tout droit de James Bond et une Corée dans le rôle de David contre Goliath (les USA, la Chine).

Mention spéciale à Jo Jeong-seok en officier timide et amoureux. So cute.

Juste très chouette.

Descendants of the Sun | 태양의 후예 (2016)

16 épisodes de 60 minutes

Lui1 et Lui2 sont militaires, dans les Forces spéciales, et sauvent le monde, les otages…
Lui2 est très épris d’Elle2, également militaire, médecine, mais, hélas, fille du Général qui ne veut pas de Lui2 comme gendre = un amour impossible.
Quand Lui1 croise par hasard Elle1, médecine aux urgences d’un hôpital, il a aussitôt le coup de foudre… et, comme il est charmant et drôle, peu de mal à la conquérir… mais, pour la garder, c’est une autre histoire : qui voudrait sortir avec un gars qui disparait en permanence, ne peut rien dire et pourrait ne jamais revenir ?
Pas d’intrigue principale, les héro·ïnes vont affronter plusieurs situations/catastrophes avec leurs équipes : équipe des Forces spéciales + équipe de médecin·es de l’hôpital.
Si les personnages sont archétypaux (brave soldat courageux, médecine dévouée…), iels n’en sont pas moins réussi·es et attachant·es : tout est soigné et ça se regarde en riant (de temps en temps) et en pleurant (beaucoup).
Du bon travail, simple et efficace.

Man to Man | 맨투맨 (2017)

16 épisodes de 60+ minutes

Série vue deux fois.
Je commence par LE bémol : le jeu de Kim Min-jung (Elle1). Je ne me rappelle pas de sa prestation dans My Fellow Citizens, je ne crois pas avoir eu l’occasion de la voir jouer d’autres rôles et ça ne marche juste pas, limite je trouve qu’elle gâche certaines scènes…

Lui1 est un espion, un vrai. Un gars pour qui l’amour est une tactique pour réussir une mission.
Elle1 et Lui2 se sont rencontré·es quand iels étaient toutes les deux dans une mauvaise passe et, par leur rencontre et leur entraide, iels sont désormais frère et sœur : Elle1 est la manager de Lui2 qui est devenu un acteur très connu.
Tout commence parce qu’Elle2, l’ancienne amour de Lui2 qui a épousé Lui3, le Méchant à la tête d’un conglomérat puissant, fait nommer Lui1 comme garde du corps de Lui2 pour une mission.
Lui1 séduit Elle1 parce que c’est son job et, forcément, il en tombe amoureux.

L’intrigue se tient et les personnages secondaires sont attachants, même les méchants.
Il y a de l’action, mais ça n’est jamais trop violent. Disons que c’est de l’espionnage feel good : tu as des rebondissements, mais rien de traumatisant, et l’idée qu’on peut retrouver une famille à chaque instant de notre vie en se faisant de nouveaux amis. Elle1 n’a pas besoin de se marier ou de fonder une famille, le fait d’être amoureuse lui suffit.
Et puis le personnage de Lui1 est juste trop mignon, en mode « je suis un espion donc je ne peux absolument rien dire, mais j’ai des yeux de chat potté » 😉

A Korean Odyssey | 화유기 (2017)

20 épisodes de 70/80 minutes

J’ai mis à profit ces vacances pour revisionner cette série : 2e série coréenne que je voyais, j’avais eu un immense coup de cœur pour cette adaptation moderne du roman chinois de la Pérégrination vers l’ouest. Lui (incarné par le délicieux Lee Seung-gi) est le Dieu Singe (Son Ogong en coréen / Son Goku en japonais). Né dans un volcan, égoïste, fanfaron, cruel, il a été puni et enfermé par le Royaume des Esprits. Elle, une humaine élue, incarnation du moine qui doit sauver le monde, est avant tout une petite fille que tous les autres enfants fuient car elle voit les fantômes et tout son village la croit maudite. Par erreur (en lui demandant de lui rapporter un objet), Lui2 (le Taureau, roi des monstres) fait que l’humaine libère le Singe.

25 ans plus tard, Elle est devenue agente immobilière, spécialisée dans les bâtiments hantés. Et elle n’a toujours aucun ami, ni petit ami. Elle recroise le Singe qui veut la manger car son sang donne d’énormes pouvoirs et, pour éviter cela, le royaume des esprits lui procure un bracelet magique : Lui est désormais amoureux d’Elle et est obligé de la protéger.
Ca, c’est le point de départ.

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Along with the Gods: The Two Worlds (2017) & The Last 49 Days (2018)

140 minutes chacun

Trois gardien·nes des enfers (le chef qui se souvient de sa vie de mortel et ses deux compagnons qui ont tout oublier) pourront se réincarner si, en mille ans, iels veillent à mener 49 parangons à se réincarner chacun·e en 49 jours, c’est-à-dire passer les différents jugements sans condamnation.
Le 1er film débute quand nos trois gardien·nes viennent chercher un pompier méritant qui ne veut pas quitter ce monde car il n’a pas fini de veiller sur sa mère malade et son jeune frère.
Les deux films forment un tout et je ne m’étendrai pas sur l’histoire car le 1er reste assez simple/tourné vers l’action alors que le 2e explore beaucoup plus les différents parcours/est plus riche en histoires, mais également un peu fouillis, et, du coup, en dire trop est un peu équivalent à spoiler tout le 1er volet… mais l’histoire se passe sur les deux mondes (celui des vivants – le nôtre – et celui des enfers) et utilise les codes du voyage d’heroic fantasy pour la traversée des enfers, de jugement en jugement.
J’ai bien aimé ce mélange entre l’action et le drame (la réflexion sur les fautes, le pardon, nos choix). Il y a une toute petite pincée d’humour, on pleure pas mal.
Une bonne surprise que j’avais vu dans le désordre la première fois et que je viens de revoir avec plaisir.

Les deux films sont disponibles sur Netflix.

Start-Up | 스타트업 (2020)

16 épisodes de 70/80 minutes

Réalisateur : Oh Choong-hwan (Hotel Del Luna, While You Were Sleeping, My Love From the Star)
Scénario : Park Hye-ryun (Pinocchio, While You Were Sleeping)
Elle : Bae Suzy (While You Were Sleeping)

Ce drama était un peu LA romance attendue sur Netflix pour ce mois de décembre.
Quand le Père d’Elle (Bae Suzy) et d’Elle2 décide de lancer sa propre affaire, la Mère, inquiète de l’avenir, préfère divorcer pour épouser un mari riche. Pour les deux sœurs, c’est le divorce aussi : Elle reste avec leur Père tandis qu’Elle2, l’aînée, suit la Mère et est adoptée par le Beau-Père.
En parallèle, la Grand-Mère paternelle vient en aide à Lui2 (Kim Seon-ho), un jeune orphelin, génie de la finance.
Pour égayer l’adolescence difficile d’Elle, la Grand-Mère et Lui2 lui inventent un premier amour via des lettres et, comme l’auteur des lettres doit avoir un nom, les deux complices utilisent celui de Lui (Nam Joo-hyuk), trouvé dans un journal parce qu’il a gagné très jeune les Olympiades de mathématiques.
Lui, c’est le génie des maths/informatique, qui fait fuir les filles.
Les fils de l’intrigue sont posés.
Adultes, les deux sœurs sont en compétition : quel était le bon choix de vie entre suivre leur Mère ou leur Père ?
Leur Père meurt dans un accident peu après le divorce, le Beau-Père est le vrai sale con.
Pour affronter le regard de sa sœur, Elle veut se faire passer pour une jeune entrepreneuse qui a réussi et se met en tête de retrouver Lui, qui ignore qu’il est son premier amour.
Quant à Lui2, reconnaissant envers la Grand-Mère, il est prêt à tout pour faire croire à Elle que Lui est bien l’homme qu’elle recherche.

Tout ce petit monde va se retrouver dans l’univers des start-ups.
Les méchants seront punis, les gentils se réconcilieront.
Il n’y a pas grand-chose à dire, en réalité : une bonne équipe, de bons moyens, une romance pleine de bons sentiments qui tient la route, avec un zeste d’humour.

Mais… pour une fois, j’ai un petit pincement au cœur sur le triangle amoureux.
Un triangle, en général, c’est deux hommes assez merveilleux pour une femme, mais l’un des deux est beaucoup plus merveilleux que l’autre. Ou plus amoureux. Ou…
Sauf que… cette fois, je me suis sentie triste pour le rival. Je sais que c’est son rôle, que ça marche comme ça, mais… disons que Lui2 est un peu trop réussi, attendrissant…
Disons qu’une part de moi a pensé qu’Elle devrait choisir les deux parce qu’on ne devrait pas choisir entre ces deux-là 😉

Her Private Life | 그녀의 사생활 (2019)

16 épisodes de 60/70 minutes
Scénariste : Kim Hye-young

Coup de coeur dans la catégorie Romance.
J’avais bien aimé ce drama lors du premier visionnage (et j’en avais déjà parlé brièvement dans un précédent billet), pour plein de petites choses et notamment parce que son héros est l’anti-prédateur, l’homme comme on les aime.
En cette période où l’on a besoin de réconfort, plutôt que de continuer le catalogue des comédies de Noël, je me suis faite un deuxième visionnage et j’ai encore mieux compris pourquoi j’avais aimé cette série.

Le sujet ? L’amour.
Et, dans une moindre mesure, l’art.
L’amour romantique, mais également entre membres d’une famille, entre amis, vieux amis, amis en devenir, entre idole et fan, pour l’humanité toute entière, pour les enfants, pour les parents…
L’amour et la tolérance pour tout ce qui est « différent » car nous sommes tou·tes différent·es les un·es des autres 😉

Elle (Park Min-young), curatrice dans une galerie, et sa meilleure amie sont fans absolues d’une idole.
Comme Elle s’en cache, quelques malentendus laissent croire à Lui (Kim Jae-wook), son nouveau directeur, qu’elle est lesbienne, en couple avec son amie. Il décide de protéger ce qu’il croit être son secret, avec gentillesse, avant de découvrir la vérité et de l’aimer pour son caractère passionné.
Leur histoire se déroule au fil de la construction d’une expo et de la recherche de mystérieuses peintures.

Il n’y a aucun méchant. Il n’y a que de la maladresse qui sera pardonnée. Il n’y a pas de menaces, pas de séparations pour de mauvaises raisons, que des retrouvailles et des acceptations.
L’humour/la comédie est plus présente sur le début et baisse un peu de régime en cours de route, mais l’ensemble est 100 % feel good.
Le message ? Soyons gentil·les les un·es envers les autres, le/la bizarre de quelqu’un·e sera le/la mignon·ne d’un·e autre et c’est tant mieux.

Bref, c’est baigné de tendresse sans être bébête.
Probablement une de mes romances préférées.

Kiss Goblin | 키스요괴 (2020)

 12 épisodes d’une 10aine de minutes (2 heures séquencées)

Alors j’ai cliqué dessus à cause du mot « goblin », clairement. C’était assez court pour ne pas prendre de risques tout en me promettant du fantastique 😉
Kiss Goblin est un conte : une créature fantastique (un « monstre ») souhaite devenir humain et, pour cela, il doit embrasser dix humaines différentes et récupérer auprès de chacune d’elle un sentiment différent (bref, finir la quête avec tous les items).
Bien sûr, il tombe amoureux et, bien sûr, leur amour est impossible…
C’est mignon et je trouve l’usage de la mini-série au service du conte assez pertinent en fait.

Touch your heart | 진심이 닿다 (2019)

16 épisodes de 60+ minutes

Nous sommes en décembre, c’est donc la saison des comédies romantiques… Bon, OK, ce n’est pas une romance de Noël, mais, bon, c’est une romance.
Yoo In-na et Lee Dong-wook incarnaient le couple du faucheur / de la sœur réincarnée dans Guardian: The Lonely and Great God trois ans plus tôt. Toujours aussi glamour, Elle est ici une actrice louée pour sa beauté, mais qui joue très mal et qui est tombée en disgrâce après qu’un vilain méchant l’ait harcelée et fait accuser à tort. Lui est un avocat, forcément génial sur le plan du droit, mais totalement novice en matière de relations amoureuses.
Aussi sincères et innocents l’un que l’autre, ils vont donc naturellement tomber amoureux.
Autour d’eux, d’autres couples vont se faire ou non et une bonne partie de l’élément comique est portée par les deux chefs (le directeur du cabinet d’avocats où Lui travaille – Oh Jung-se – et le directeur de l’agence à laquelle Elle appartient – Lee Jun-hyeok), cousins qui s’entraident et se chamaillent.
Côté intrigues / polar, c’est le très gros point faible : ou tu n’en mets pas (ce qui est tout à fait possible) ou il faut que ça remue un peu. Là, on ne sait pas bien pourquoi des éléments policiers sont venus se perdre dans la narration et le vilain méchant ne fait qu’une courte apparition aussitôt oubliée.
Donc c’est un gentil drama si vous avez envie de feel good, de gens super gentils, de plein de douceurs.
Si vous cherchez quelque chose qui vous remue, passez votre chemin.

Healer | 힐러 (2014)

20 épisodes de 60 minutes

Le 16, je vous parlais de Suspicious Partner où le héros est incarné par Ji Chang-wook et en concluant que c’était mignon, mais sans non plus être follement original.
Du coup, vous allez avoir l’impression que je me répète : même acteur principal, même format (la romance est servie par une intrigue policière ou inversement), même plaisir. C’est du feel good, ça fait du bien, surtout en ce triste novembre confiné, ça n’est pas une œuvre majeure, mais c’est bon comme le chocolat chaud du goûter 😉
Et, clairement, cela repose pas mal sur la mignonitude du couple principal, l’héroïne étant jouée par la charmante Park Min-young (que j’ai beaucoup aimée dans Qu’est-ce qui cloche chez la secrétaire Kim ?, mais aussi dans Her Private Life).
Lui est un mercenaire qui exécute toutes sortes de missions sauf le meurtre. Il est embauché pour recueillir l’ADN puis des informations sur Elle, qui est journaliste, parce que sa maman l’a perdue quand elle était petite et…
20 ans plus tôt, des journalistes, qui animaient une radio clandestine, ont découvert de sombres complots et ont été assassinés. Nos jeunes réouvrent l’enquête à leurs risques et périls.
Pourquoi ce n’est pas tout à fait sérieux ? Parce que Lui est trop badass. Sa partenaire, hacker, fait des miracles, il se bat comme un dieu. Mais, au fond, si tu ne sors pas du lot, tu n’es pas un héros.
Donc si vous avez envie de rêver que les bons l’emportent forcément à la fin, que la vie est douce avec un.e amoureux.se, que le destin remet les gens en contact… laissez-vous tenter 😉
(Et, en illustration, je vous mets l’image que j’avais prise pour faire un fond d’écran… parce que, bon, Ji Chang-wook quoi… 😛 )

Something in the rain | 밥 잘 사주는 예쁜 누나 (2018)

Alors j’étais dans un trip « je me fais un deuxième visionnage de One Spring Night et Something in the rain » et je les chronique dans la foulée. Parce que ce sont deux œuvres que j’aime/dont j’ai envie de vous parler et qu’il parait étrange d’aborder l’une sans l’autre.
Leurs liens ?
Le même réalisateur : An Pan-seok
Un casting très très proche, notamment pour le héros : Jung Hae-in
Si Something est de 2018, One Spring est de 2019.
Même format (16 épisodes de plus d’une heure chacun), même réalisation impeccable, même partis pris esthétiques, même narration lente… et, si vous n’aimez pas cette forme de narration, les deux vous déplairont.
Et même thème : la difficulté d’être une femme dans une société oppressante.

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One Spring Night | 봄밤 (2019)

Alors il y a les romances, avec des triangles amoureux qui sont des prétextes à ce qu’on rit de la jalousie des un·es ou des autres, dont on ressort boostée de feel good… et puis il y a One Spring Night.
Autrement dit, si vous avez envie de vous remonter le moral en cette période assez… morose, on va dire poliment, ce n’est pas la bonne pioche. Préférez par exemple Qu’est-ce qui cloche chez la secrétaire Kim ? 😉

Il y a bien deux amoureux, il y a bien un « triangle », mais ça n’est pas drôle du tout. Pourtant, j’ai beaucoup aimé puisque ce billet vient à la suite d’un deuxième visionnage.

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